Législatives et municipales 2020 : le Cameroun vote sous haute surveillance
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Législatives et municipales 2020 : le Cameroun vote sous haute surveillance :: CAMEROON

Face aux menaces sécuritaires générées par les multiples crises que traverse le pays, les autorités multiplient les mesures.

A Yaoundé, la capitale politique du pays, pas une grande artère, pas un grand carrefour, pas un centre ou bureau de vote sans une escouade de forces de sécurité en ce dimanche 9 février, jour de vote dans le cadre des municipales et législatives 2020. Un grand dispositif de surveillance vidéo a été mis en marche et permet de contrôler par voie aérienne une grande partie de la ville, grâce aux images que leur envoie en temps réel un drone qui vole en permanence dans le ciel de Yaoundé.

Une source policière indique également que le système de vidéosurveillance récemment installé sur l’ensemble des grands carrefours de Yaoundé est fortement mis à contribution afin de parer à tout évènement qui viendrait troubler les opérations du scrutin. Peu surprenant d’ailleurs, depuis que le chef de la police, Martin Mbarga Nguele, a alerté ses collaborateurs, fin janvier 2020, au sujet de la présence dans plusieurs villes du pays, dont Yaoundé, de sécessionnistes anglophones, prêts à commettre des actes de violence de masse.

A Douala, la capitale économique, le cadrage sécuritaire est à la même mesure. Le gouverneur de la région du Littoral dont Douala est le chef-lieu, a fait le tour de la ville pour, entre autres, vérifier que l’ensemble du dispositif sécuritaire était non seulement en place, mais fonctionne bien pour parer à toute éventualité.

Tour de vis sécuritaire

Dans les régions en conflit (le Sud-Ouest, le Nord-Ouest et l’Extrême-Nord), d’où naissent les ondes de psychose qui traversent le pays de part en part, les mesures de sécurité sont encore plus drastiques. Le gouvernement n’entend céder, en ce jour particulier, aucun mètre carré de terrain et aucun mètre cube d’air aux sécessionnistes armés qui ont, de leur côté, décidé de rendre le vote impossible dans cette partie du pays. Rendu à la mi-journée de ce 9 février, pas un incident n’a encore été déclaré, preuve que la stratégie du gouvernement marche pour le moment.

On le voit, s’il le pouvait, le gouvernement mettrait un gendarme derrière chaque Camerounais, en ce dimanche de vote.

Ce tour de vis sécuritaire est-il à l’origine de la timidité observée jusqu’ici dans les bureaux de vote depuis leur ouverture à 8h ce matin ? Les prochaines heures fourniront un début de réponse à cette question.

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