Guerre contre Boko Haram : Début d’année difficile à l’Extrême-Nord
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A fin janvier 2019, le bilan non-officiel des incursions de la secte terroriste dans de nombreux villages frontaliers avec le Nigeria fait état de dix morts.

Depuis janvier 2019, la secte terroriste Boko Haram multiplie des raids dans plusieurs villages de la région de l’Extrême-Nord, frontaliers avec le Nigeria. A titre d’illustrations, on peut relever les attaques de la nuit du 24 au 25 janvier derniers dans les villages Goshi et Toufou, tout près de Tourou, dans l’arrondissement de Mokolo, département du Mayo-Tsanaga. camer.be. Le bilan fait état de 193 maisons incendiées, des bêtes brulées, deux salles de classe détruites à la roquette, quatre églises profanées et pillées, un centre de santé saccagé, une ambulance emportée et des médicaments volés.

Quatre jours plus tôt, Achigachia, un village du même département dans l’arrondissement de Mayo-Moskota a été victime d’une attaque similaire où 99 habitations ont été brulées et trois personnes tuées. Trois semaines plus tôt, avant cette autre attaque qui porte les griffes de Boko Haram, les terroristes avaient incendié une cinquantaine de maisons de l’arrondissement de Kolofata, dans le département du Mayo-Sava. En somme, en quatre semaines, on déplore déjà plus d’une dizaine de morts (bilan non-officiel) à l’issue de ces différentes attaques.

Marquées par des rapts, des incendies de maisons et de biens, des pillages de plusieurs villages, ces incursions sont devenues cycliques. En effet, après chaque revers infligé par l’armée camerounais le reste des combattants de Boko Haram qui en réchappe se replie dans les différentes cellules dormantes aux abords du Lac Tchad pour se métastaser. Selon une autorité traditionnelle, Boko Haram étant tactiquement vaincue par l’armée, la secte semble avoir observé une trêve technique pour mieux rebondir. En témoignent les nouvelles incursions accompagnées de pillages et de prises d’otages qui ont cédé le pas aux attentats kamikazes.

« Il y a des attaques sporadiques et régulières dans les villages reculés et qui ne sont pas connues des autorités administratives et sécuritaires. Nous le voyons à travers les déplacés qui viennent chaque jour. Il faut prendre leurs déclarations au sérieux et anticiper afin de limiter les dégâts », conseille pour sa part un chef de troisième degré de Kerawa. Il indique que Boko Haram a semblé créer l’accalmie afin de faire baisser la vigilance des forces de sécurité et des comités de vigilance.

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