CAMEROUN :: PRODUCTION DES CARTES NATIONALES D’IDENTITÉ : La Sûreté nationale rassure :: CAMEROON
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CAMEROUN :: SOCIETE
  • L'Equation : Richard BONDOL
  • lundi 10 décembre 2018 13:22:00
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CAMEROUN :: PRODUCTION DES CARTES NATIONALES D’IDENTITÉ : La Sûreté nationale rassure :: CAMEROON

A la Délégation Générale à la Sûreté Nationale, l’on souligne que les allégations de pénurie des imprimés pour la production des cartes nationales d’identité sont totalement dénuées de tout fondement.

Les responsables de la Délégation Générale à la Sûreté Nationale étaient surpris la semaine dernière face aux allégations de certains médias faisant état de blocages dans la production des cartes nationales d’identité au Cameroun. Cette rumeur non fondée serait partie du fait que plusieurs demandeurs, en possession des récépissés, seraient en attente de leurs documents depuis plus de trois mois. Une descente des reporters de L’Equation dans les dédales du Centre national de production des titres identitaires, situé en contrebas de l'Ecole nationale supérieure de police démontre le contraire. Les techniciens s’affairent à produire des milliers de cartes nationales d’identité sollicitées par les commissariats du pays à travers les dix régions. Ici, c’est une véritable fourmilière.

Les équipes travaillent 7j/7, de lundi à dimanche. La capacité de production excipée est de 10.000 cartes nationales d’identité par jour. Le stock des imprimés actuellement disponibles peut couvrir une période de deux ans. Aucune pénurie n’est donc envisagée. L'info claire et nette. D’où vient-il donc cette allégation de pénurie de consommables ? Les responsables de la Délégation Générale à la Sûreté Nationale sont formels : « il n’ya aucun blocage dans ni dans la production des cartes nationales d’identité, ni dans la production des passeports. Cette pénurie fictive est le fait des arnaqueurs qui créent cette situation pour monter les enchères et escroquer les usagers ».

Malgré toutes les dispositions prises par le Délégué Général à la Sûreté Nationale pour verrouiller le système, les « apacheurs » se montrent résilients. A chaque fois, ils mutent leurs modes opératoires. L’arnaque se nourrit en effet de l’indiscipline des usagers, de leur impatience et surtout de la mauvaise foi de certains qui veulent dissimuler leur double identité, ignorant que leurs manigances dans ce sens sont enregistrées dans les bases de données identitaires de la Sûreté nationale.

SOS CARTES D’IDENTITE EN SOUFFRANCE

700 000 anciennes cartes nationales d’identité (CNI) encore valables sont en souffrance dans les commissariats à travers les dix régions du Cameroun. Il faut ajouter environ 88 000 de la nouvelle version. Au total 788 000 CNI sont fabriquées, mais abandonnées dans les postes d’identification. Dans le stock abandonné, il y a des cartes établies depuis 2014. Le haut responsable de la Délégation Générale à la Sûreté Nationale, qui donne les statistiques, se dit surpris par le contraste entre l’empressement des usagers à courir dans les commissariats pour déposer les dossiers de demande et l’abandon de ces pièces une fois produites. Une situation préoccupante, s’exclame notre source !

Les demandeurs se contentent souvent des récépissés de dépôt octroyés après la réception des dossiers. Pourtant, ces récépissés n’ont qu’une validité de trois mois. Les CNI, elles, sont établies, quatre à six semaines après le passage au poste d’identification. Le retrait n’exige pas non plus de frais supplémentaires. D’ailleurs, les procédures de retrait sont de plus en plus facilitées. Il suffit juste de se présenter au poste d’identification qui a enregistré la demande et le tour est joué. Mais, les demandeurs ne se ravisent que lorsqu’ils ont un besoin pour lequel la CNI est impérative : un retrait d’argent à la banque, un examen ou concours, l’achat ou la reconduction d’une puce de téléphone, un voyage, etc.

PARADOXE

Les usagers, pour expliquer l’abandon des cartes dans les commissariats, évoquent les occupations quotidiennes qui absorbent tout leur temps. D’autres redoutent les tracasseries et l’impertinence des agents de police. Une bonne frange, se reconnaissant coupable du délit de double identité, a peur d’être traquée. Par ailleurs, beaucoup ont établi leur CNI sous l’effet de la sensibilisation de leurs élites politiques qui prenaient en charge les frais y relatifs. Ils établissaient donc ce document, non pas parce qu’ils en ressentaient le besoin, mais sous la pression des élites. Une fois les cartes disponibles, ils ne reviennent pas les retirer parce que la pression est tombée.

Face à l’ampleur du problème, le Délégué Général à la Sûreté Nationale a instruit les chefs de poste d’identification d’appeler les usagers pour leur annoncer la disponibilité de leurs pièces et les convier à les retirer. Là encore, la tâche ne semble pas aisée. Plusieurs responsables s’organisent encore pour appeler les usagers. D’autres affirment essuyer de temps en temps des affronts au téléphone avec des réponses du genre : « Quel est votre problème si j’abandonne ma CNI au commissariat ? Pourquoi m’obligez-vous à passer la récupérer ? ».

DOUBLE IDENTITE

Pour ceux des usagers qui se plaignent de ne jamais recevoir le précieux document malgré leurs multiples tours dans les commissariats, il est important de souligner que lorsqu’un dossier n’a pas de problème, la carte nationale d’identité est fabriquée. Seuls les dossiers des usagers ayant une double identité sont bloqués. A ce moment-là, ces usagers sont face au faux et usage de faux avec les responsables du contentieux. Cela se gère au niveau de l’unité de production et non dans les commissariats. Sur les problèmes relatifs à la double identité, la préoccupation est réelle et complexe au regard de la nature. Le changement d’identité peut être fait de manière illégale. Le cas échéant, la personne mise en cause est notifiée et il lui est indiqué pourquoi sa carte nationale d’identité n’a pas été produite. Il revient donc à l’usager de faire une requête à adresser au Délégué Général à la Sûreté Nationale.

BON A SAVOIR

A titre de rappel, le coût d’établissement de la carte d’identité nationale reste inchangé. Il est de 2.800 FCFA. La durée de validité d’un récépissé est de trois mois, renouvelable éventuellement une fois. Le récépissé n’a pas la valeur juridique de la CNI. La procédure de retrait de la CNI est simple. Il suffit de présenter le récépissé. Même en cas de perte du récépissé, la carte peut être retirée lorsque certitude est faite que la personne qui la retire est celle à qui appartient la pièce.

10déc.
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