Offensives sécessionnistes : Le changement de paradigme qui inquiète.
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Des patriotes de tout bord montent au créneau pour donner de la voix nécessaire à combatte le projet de la fragmentation du Cameroun.

Des informations virales sur la toile, par rapport au changement de paradigme dans les méthodes offensives mortelles de la milice séparatistes contre « nos forces » de défense dans les régions dites anglophones du NOSO, sont dans l’air du temps. Elles font état de : « ça se complique. L’usage d’un armement sophistiqué par les bandes armées et les liaisons admises entre elles et des groupes terroristes étrangers consacrent une nouvelle phase de la guerre. » « Des groupes djihadistes accusés d’appuis aux irrédentistes sécessionnistes. »

Toute chose qui, dans les rangs de l’opinion, en raison du plan de reconstruction du NOSO, commis par le chef de l’État, aux fins de consolider les bases de développement du pays, ne laisse pas indifférent. Dans cette trajectoire, deux options à savoir : le dialogue et le choix militaire sont mis au goût du jour. Pour les partisans du dialogue, « la guerre du NOSO est sale » parce qu’elle oppose les citoyens d’un même pays sur des questions qui auraient dû être traitées par le dialogue sans lequel aucune paix, issue, pratiquement, n’est possible.

Le bilan devient de plus en plus lourd parce que l’on ne veut pas s’entendre sur des intérêts égoïstes qui poussent les protagonistes à se laisser entrainer. Dans les manipulations éhontées des forces étrangères dont « le pays de l’Oncle Sam et son porteur des valises en Afrique, la France » qui, favorables à une géopolitique qui veulent l’Afrique sans les africains, n’entendent pas laisser les richesses du pays. Comme si les camerounais étaient devenus, subitement, des étrangers dans leur propre territoire. Établir avec exactitude la capacité d’ingérence des éléments extérieurs dans le NOSO en ce qui concerne l’option militaire dont l’irrévocabilité est soutenue par des patriotes qui se disent avisés en matière géopolitique et géostratégique, toute négociation est une forme de capitulation.

L’équation de la reconstruction

« Le chef de l’État, Paul Biya, qui est garant de la constitution, a donné mandat à l’armée de défendre l’intégrité du territoire contre toute fragmentation de l’État par les miliciens séparatistes, bras séculiers des puissances impérialistes et prédatrices occidentales avides de nos matières premières », confie, un acteur de la société civile militante. Il est, toutefois, conforté à l’idée que l’armée prendra la mesure de la chose et adaptera, sans délai, de nouvelles stratégies militaires sur le terrain des hostilités. D’autres estiment que l’État du Cameroun, « doit faire appel aux firmes de sécurité russes dont le Groupe Wagner qui a fait ses preuves en République Centrafricaine » pour nettoyer cette vermine de milice sécessionniste.

Dans son argumentaire, l’économiste et analyste politique, Edmond Kuaté, d’entrée, laisse entendre que dans la pyramide des étapes de résolution d’un conflit, la phase reconstruction arrive en dernière échelle. Pendant qu’il y a encore des crépitements d’armes, quand l’on ne maîtrise pas encore la capacité de nuisance des belligérants et qui d’ailleurs va crescendo sur le terrain des hostilités, l’on ne peut parler d’une quelconque reconstruction. Présentement, le Cameroun a signé et ratifié un certain nombre d’instruments internationaux en matière de déploiement de forces en cas de rébellion ou de sécession.

Ces instruments font en sorte que le Cameroun soit obligé de respecter ce que l’on appelle un déploiement stratégique par étapes, ou encore un déploiement par escaliers. C’est dire qu’au jour d’aujourd’hui, « le Cameroun, dans le NOSO, ne peut pas faire usage de la même force qu’il a utilisé dans le grand Nord contre Boko Haram. Parce qu’il s’agit d’une guerre interne. L’on constate, qu’il n’y a pas un type d’armement qui y est employé, notamment, des hélicoptères de combats et roquettes, chars d’assauts et grenades de 3ème génération. C’est pour cela que l’on perd beaucoup d’hommes sur le terrain des hostilités, les forces de défense étant obligées de se terrer dans les Panthers, c’est-à-dire les blindés, pour éviter d’essuyer les tirs des snipers et autres. Sauf que les séparatistes ont trouvé un moyen de faire usage des engins explosifs improvisés. Déploiement par escaliers en lien avec le l’utilisation de l’arsenal militaire du Cameroun », détaille-t-il.

Au fur et à mesure que les sécessionnistes augmentent en puissance combattante, le Cameroun, également, doit aussi accroître en déploiement. C’est pour cela que l’on a parlé de déploiement par escaliers. Cela veut dire que si la capacité de nuisance des séparatistes augmente, l’État du Cameroun doit faire bouger les lignes en relation avec l’utilisation de son arsenal militaire. C’est pourquoi le ministre de la Défense, dernièrement, a dit que l’on doit changer de paradigme, c’est-à dire introduire des éléments nouveaux, en termes d’armements qui devront rentrer en scène.

« Les hélicoptères, par exemple, seront déployés, soit pour larguer des bombes ou roquettes dans des forêts où sont terrés les sécessionnistes ; soit pour les repérer, étant donné qu’aujourd’hui, ce matériel de guerre a une capacité de repérage de la présence humaine par des infrarouges ». Donc, l’État central ne pouvait pas, se permettre de déployer. « Cet arsenal militaire d’un coup pour bombarder à l’aveuglette quand bien même, l’on perd des hommes sur le terrain. »

Selon le président du Nouveau mouvement populaire (NMP), André Banda Kani, l’armée patriotique doit marcher contre les bandes armées séparatistes qui ont pris des armes contre le Cameroun et dans leurs propagandes, ils passent dans la tête des gens, une division artificielle entre francophones et anglophones pour leur projet politique et business inavoués. « Les revendications des populations dites anglophones, parce qu’il y a un fait historique que l’on ne peut pas nier, sont une chose.

Et l’État camerounais a passé son temps, depuis que cette affaire a commencé à y répondre. » Autre chose, les hostilités enclenchées par les sécessionnistes et leurs parrains occidentaux, demandent une riposte militaire appropriée.

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