CRTV : Quand les réseaux sociaux manipulent
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Une liste des personnels prétendument nommés à la Crtv a fait le tour des réseaux sociaux, donnant aux internautes l’impression que la chaine nationale est prise en otage par une ethnie.

La liste qui a fait jaser les internautes contient 49 nominations à des postes clés au sein de la Cameroun Radio Television. Mais c’est plus le fait que le personnel promu sur cette liste serait issu d’un même groupe anthropologique qui irrite les internautes. Pourtant, à voir de près le document querellé, plusieurs personnes dont les noms y figurent n’ont pas été nommées. En plus de cela, certains postes sont attribués à tort à d’autres personnels. En guise d’incongruités, l’on note que François Marc Modzom par exemple n'est plus directeur de l'Institut de Formation et de Conservation du Patrimoine Audiovisuel, (Ifcpa) d’Ekounou. Il est désormais directeur central du pôle radio. 

Le poste de directeur des antennes est attribué à tort à Emmanuel Mbede alors qu’il est désormais directeur de l'Institut de Formation et de Conservation du Patrimoine Audiovisuel, (Ifcpa) d’Ekounou. Berthe Mbala a été promue directeur des antennes, alors qu’elle occupe le poste de chef de station d’Ebolowa, sur la liste querellée. Martial Ongolo est directeur Cameroun Marketing Communication Agency et non directeur adjoint de cetteagence comme veut le faire croire la liste qui a irrité les internautes.

Joint au téléphone, Severin Alega Mbele également concerné par ces nominations a affirmé : « je ne sais pas d'où vient cette information. Je n'ai jamais occupé le poste de responsable à l'Assemblée nationale ou au Sénat. Avant l’arrivée de Charles Ndongo, je suis nommé chef service politique à la rédaction TV par Amadou Vamoulke, avant d'être porté 5 ou 6 ans après chef de département politique. Depuis juillet 2019 je suis chef de département des affaires gouvernementales et diplomatiques. Je n'ai pas eu de nomination entre temps à ce que je sache. 

Mais il faut laisser les gens dire ce qu'ils pensent aussi. Il ne faut pas trop en faire cas. Ce sont des opinions simples. La vérité est peut être ailleurs », commente-t-il. Répondant à ces accusations de tribalisme, le directeur général de la Crtv avait indiqué lors de l’installation des nouveaux responsables en mai dernier que : « la Crtv est un patrimoine des camerounais. Le débat qui a cours sur les velléités de confiscation de la Crtv par telle ou telle communauté ne trouvera d’écho favorable chez-moi. Notre démarche est et doit toujours être de promouvoir de manière équitable les valeurs humaines et culturelles de toute notre culture ».

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