Élection à la commune de Bangangté : Le fils à papa veut le pouvoir à tous les prix
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Éric Niat, simple conseiller municipal, et activiste à la conquête de la mairie depuis des lustres (2007), veut tronquer les textes du parti et travestir les démarches de conciliation menées par les chefs traditionnels, le Roi des Bangangté et la majorité des conseillers municipaux pour s’approprier la gestion de l’exécutif municipal. La session de plein droit n’a pas pu se tenir pour non atteinte du quorum. 27 conseillers sur 40 ayant décidé de ne pas voir s’installer la forfaiture. On saura la suite le 6 Mai 2021.

Si en politique tous les coups sont permis, il est parfois judicieux de connaitre armer ces coups pour qu’ils portent. C’est ce à quoi l’on assiste dans les différents challenges qui marquent la gestion de l’exécutif municipal dans la ville de Bangangté. Depuis le départ de Niat Njifendji à la tête de la mairie de Bangangté, des tractations de succession nombriliste sont toujours revenues sur la table lors des différents choix du maire. Et pour contenter même le père qui ne veut pas mourir sans voir son fils à la tête de la mairie, le fils Niat Éric a occupé au forceps le poste de 3ème adjoint au maire. Tout le monde connait la suite. Il aura battu le record d’avoir laissé son bureau fermé pendant 3 années successivement. Pour ne réapparaitre qu’à l’occasion du choix d’un nouveau maire, en l’occurrence le Dr Kouamou (paix à son âme). Et, pour le mouler à l’école de la sagesse, il sera réhabilité dans les 40 conseillers comme simple conseiller.

C’est un fomentateur de la violence tant, ses faits d’armes sont connus. En 2007, on a connu des violences au point de voir des armes être brandit. En 2019, à la prise des rênes du Dr Kouamou Jonas pour assurer la continuité, ceux sont des manifestations violentes toujours organisées par ce fils à papa qui ont été constatées. Et au dernière élections législatives et municipales de février 2020, c’est encore lui qui a drainé des Badot à commettre des actes de violence et de vandalisme en présence des responsables du comité central du RDPC accrédité à cet effet, alors que sa liste venait d’être battue à plate couture. Après le décès du Dr Kouamou, la récidive est, une fois de plus, au rendez-vous. La commune de Bangangté à un nom et une réputation à défendre.

Elle est certifiée Iso pour ses bonnes pratiques et draine une avalanche de partenaires au développement qui ne peuvent avaliser la forfaiture et l’amateurisme à sa tête. Un nouveau maire dans la commune Aussi bien qu’il est prescrit dans les textes du parti que le 1er adjoint au maire assure la continuité du service en cas d’absence ou de décès du maire principal, à Bangangté c’est à une épreuve de passage de force que l’on assiste. Un simple conseiller voudrait briguer l’autorité politique du 2ème, 3ème et 4ème adjoint au maire pour être à la tête de l’exécutif municipal.

Eric Niat, le fils à Papa veut gagner ce challenge en bafouant tous les principes et en ignorant toutes les procédures inspirées par les sages. « Dieu rend fou ceux qu’il veut perdre ». et c’est à cela qu’on assiste quand il est établi que, la hiérarchie du parti des flammes, de la section Rdpc Ndé-nord, des chefs traditionnels, le Roi des Bangangté, SM Nji Monluh Seidou Pokam (gardiens de la tradition), la quasi majorité des Conseillers et des monarques ont donné leurs onctions pour l’achèvement du mandat du défunt Maire, par l’un des adjoints, membre de l’exécutif Communal en poste et l’entrée d’un Bamena dans ledit conseil, pour honorer la mémoire du Dr Jonas Kouamouo, qui a par ailleurs tenu les rênes du parti des flammes pendant plus de 30 ans dans la circonscription politique du Ndé-nord, à Bangangté.

Cette démarche de sagesse qui aurait même pu être applaudit à l’unanimité, a trouvé des érudits de la déstabilisation, de la corruption et du non-respect des textes organiques du parti. Avec Éric Niat à la manœuvre. Le 2 Mai 2021, le Roi des Bangangté a partagé avec les 40 Conseillers à 12h à la chefferie supérieure, le fait qu’il fallait laisser Mr Tchoumi Lambert achever le mandat en cours. Et ceci en présence des 2 candidats en compétition. Poursuivant dans cette voie de conciliation politique, il aurait été convenu également d’ un commun accord que, Mme Nana de Bamena, devrait entrer dans l’Exécutif municipal. Mais comme par extraordinaire, le candidat, Éric Niat aurait claqué la porte en maintenant sa candidature, contre le gré des Chefs supérieurs et des dignitaires du parti. Les tractations vécues dans la salle ce soir font état de ce que, le torchon brûle vraiment entre les deux candidats en compétition, Éric Niat (simple Conseiller municipal et dont la liste fut toujours laminée, battue à plate couture, par celle du Dr Jonas Kouamouo).

Il faut noter à cet effet que le fils à papa pour des besoins d’apaisement rentrera dans la liste gagnante à la place d’un militant qui pourtant méritait d’être dans ce conseil. Pour une bonne partie des communautés vivant dans cette circonscription, la corruption et le trafic d’influence n’installeront pas n’importe quel quidam, impopulaire et sans état de service, à la tête de l’exécutif communal de Bangangté. Le 03 Mai 2021, lors de la session de plein droit de la commune de Bangangté, seulement 16 Conseillers municipaux ont répondu présent sur les 40. Le quorum des 2/3, soit 27 conseillers, n’était pas atteint. À cet effet, le Préfet du département du Ndé était obligé de renvoyer cette session de plein droit, dans un délai légal de 3 jours, soit le jeudi 6 mai 2021 à 11h00 pour terminer définitivement avec cette élection du nouveau Maire de la commune de Bangangté Entre temps, ça bouillonne dans les chaumières.

Une rumeur qui se fait virale circule dans la ville et l’on laisse entendre qu’un candidat serait venu avec des hommes armés dans la salle de réunion, sachant bien avoir corrompu les conseillers à hauteur de 5 millions chacun. Malgré cette corruption à ciel ouvert dont serait coupable le fils à papa, il est donné ici de comprendre que le forcing ne passera pas.

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