Voici les critères selon lesquels Paul biya choisit ses ministres
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Depuis l’annonce du prochain remaniement ministériel, une seule question taraude l’esprit des Camerounais: quels sont les critères de choix ou de limogeage d’un tel ministre ou d’un tel autre? Une question à laquelle le journal Le Soir a essayé de trouver des approches de réponse dans un article ci-dessous.

Ci-dessous l’intégralité de l’article :

  • Les critères de sélection des différentes équipes gouvernementales au Cameroun, relèvent non seulement du secret des dieux mais défient l’entendement humain.
  • Certains citoyens semblent être au fait de tout ce qui se passe dans la République. Ils Savent qui sera bouté hors du cercle du pouvoir, et même qui y restera.
  • Mais à la vérité et en principe, seul le Président de la République est détenteur de cette sphère de cristal qui lui permet de savoir qui est «in» et qui est «out». Prérogative constitutionnelle obligé. En effet, l'article 10 de la loi fondamentale stipule: « Le Président de la République nomme le Premier Ministre et, sur proposition de celui-ci, les autres membres du gouvernement. II fixe leurs attributions; il met fin à leurs fonctions».

Le pays de Roger Milla a déjà connu deux Chefs d'Etat. Personne d'entre les deux hommes d'Etat n'a boudé le plaisir de jouir de cette prérogative qui participe de l'élévation en tant que Chef de l'exécutif. L'actuel Président en plus de 30 ans de règne s'est singularisé par ses 34 remaniements avec 7 Premiers Ministres à la clé. Tandis que certains passent le clair de leur temps à le défendre becs et ongles arguant de ce que si les choses vont mal, c'est parce qu'il est tout le temps trompé par ses collaborateurs, on se demande bien qu'est-ce qui préside aux choix d’un Ministre au Cameroun?

Comment en 31 ans un homme peut-il perpétuellement faire des choix? Que cachent ces Castings? Si on se réfère au dernier remaniement ministériel, on peut totaliser 37 Ministres, 8 Ministres délégués, 4 charges de missions à la Présidence de la République, et 15 Secrétaires d'Etat. En dehors de quelques nouveaux venus dans ce sérail, il s'est tout simplement agi d'un jeu de chaises musicales, tant la majorité des collaborateurs du Chef de l'Etat sont de vieux routiers de l'appareil gouvernemental.

Gouvernance

Le tribalisme au Cameroun est un facteur de gouvernance, à prendre en ligne de compte pendant la distribution des portefeuilles ministériels. Apôtre de l’équilibre régional, il ne fait l'ombre d'aucun doute que dans la répartition de ces portefeuilles, Paul Barthelemy Biya'a bi Mvondo relègue souvent les idéaux de compétence dans les tiroirs de l'oubli. Tout a été politisé à outrance, donc tribalisé ce, pour respecter la «justice sociale» dans le partage du «g'teau national».

Une ultra-tribalisation qui fait en sorte qu'au Cameroun, à chaque fois qu'un individu est nommé, les ressortissants de sa localité d'origine n'hésitent pas à se fendre en remerciements officiels à l’egard du Président de la République. On finit par comprendre que c'est la tribu qui est nommée. Sur cette base-là, et en fonction des intérêts personnels, certains départements ministériels semblent avoir pris les couleurs de certaines localités.

C'est ainsi que le Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (MINDCAF) est, depuis sa création, la chasse-gardée des ressortissants du Grand Mbam (Louis Marie Abogo Nkono, Pascal Anong Adibime, Jean Baptiste Beleoken, Jacqueline Koung à Bessike); le Ministère de l'Education de Base, celui des nordistes (Haman Adama, Youssouf Adjidja Alim); de même que celui de l'Elevage (Hamadjodja Adjoudji, Aboubakary Sarki, Dr Taiga); le Ministère du Développement Urbain et de l'Habitat est depuis 2004, «la chose» des fils du Ndé (Clobert Tchatat, Jean Claude Mbwentchou).

Qui plus est, dans une logique de propédeutique active de l’après Biya, le Président a fait des ressortissants Béti, les dépositaires de certains Ministères stratégiques qui pourraient peser sur la balance le moment venu. C'est le cas du Ministère de la Défense qui, depuis 2001, (Amadou Ali ayant été le dernier MINDEF non Béti), est la propriété privée des Bétis. Comme au Gabon où Ali Bongo était Ministre lorsque son père mourrait, Biya sait quels sont les enjeux à avoir à ce poste un pion facile à contrôler. Dans cette logique, il a mis en place des alliances stratégiques pour préserver les axes indispensables à son pouvoir.

C'est le cas de l'axe Nord. Sud, matérialisé dans son équipe gouvernementale par des caciques et autres thuriféraires tous qu'Amadou Ali, l'actuel Ministre chargé des relations avec les Assemblées. Sur la même lancée, pour préserver un certain équilibre politique, un autre axe (alimentaire?) existe: Sud-Ouest. A preuve, après avoir déraciné Clobert Tchatat du MINHDU dont l’incompétence était avérée, Paul Biya n'a pas choisi pour le remplacer plus loin que dans le même département.

Cet axe a également été cimenté par l’arrivée d'Emmanuel Nganou Djoumessi au Ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du Territoire. Rarement un fils de l'Ouest a obtenu un portefeuille d'une telle envergure, même si celui-ci fait figure de technocrate. D'autres choix sont dictés par des alliances politiques. Si l'on fait foi à l'une des lettres de Marafa Hamidou Yaya, il avait formulé des réserves au Président de la République quant à l'entrée d'un certain individu dans le gouvernement. Pour lui, il ne méritait pas de siéger dans le giron gouvernemental.

Et pourtant, Paul Biya va royalement ignorer ces réserves et Issa Tchiroma Bakary, (puisqu'il s'agit de lui), va faire en 2009 son grand come-back comme Ministre de la Communication. Pas vraiment ce qu'on peut appeler un technocrate, lui qui est ingénieur en construction mécanique et qui a fait ses classes cahin caha à la défunte REGIFERCAM. Mais en ralliant son FSNC au Président comme l’a fait l'UNDP, cela aura empêché que les nordistes soient saucissonnés pendant l’échéance électorale de 2011. Malgré les bourdes, les gaffes et les incartades qu'on colle a ce Ministre, il est toujours en poste.

II n'y a d'ailleurs aucun parallèle entre sa formation d'ingénieur et le poste ministériel qu’il occupe. Pour garder les rangs du RDPC bien serrés dans le Grand Nord, Paul Biya n'hésite pas, même en les introduisant à la mangeoire, à inféoder tous ceux qui pourraient l'y mettre au ban. Tchiroma et son FSNC, quand même populaire dans sa région d'origine (le Nord), font les affaires de Biya. Le même type d'alliance, il l'a passé avec Bello Bouba MaIgari, dont le parti est somme toute la troisième force politique du pays, derrière le SDF. C'est d'ailleurs à cause de ces alliances que ni lui, ni Tchiroma, n'ont été candidats à l’élection présidentielle de 2011.

Les consignes de vote qu'ils ont données à leurs militants ont largement participé à la récolte des 78% des suffrages obtenus par Biya à l'issue du scrutin présidentiels. NÉPOTISME Paul Biya ne connait pas ses collaborateurs de visu, et même parmi ceux qui lui sont les plus proches. Les anecdotes liées à André Mama Fouda lors de la visite du Pape Jean-Paul II au Cameroun et à Alphonse Siyam Siéwé, le prouvent à suffisance. Paul Biya a délaissé certains de ses proches le soin de sélectionner les pensionnaires du gouvernement.

Soient sur une base ethnique ou pour satisfaire des intérêts personnels, des gens se trouvent parachutés à des postes ministériels même lorsqu'ils n'ont pas le profit requis. Pour d'autres, leur promotion ne correspond à aucune logique, si oui de la pure métaphysique. C'est dire que la logique du népotisme et du favoritisme à également bon dos.

Ces parachutages sont la raison pour laquelle par exemple, un ingénieur agronome tel que Clobert Tchatat, s'est retrouvé au MINHDU, ou que l'actuel Ministre de la culture et des arts, Ama Tutu Muna, avec sa formation de traductrice, se retrouve comme par alchimie à cette place; ou qu'en 2004, Bernard Messengue Avom, Administrateur civil, ait été Ministre des Petites et Moyennes Entreprises ainsi que Ministre des travaux publics; qu'André Mama Fouda, ingénieur de génie civil, soit Ministre de la Santé.

Finalement, on ne saurait cerner les critères de sélection de Paul Biya. Les voies du «Nnom Ngii» sont décidément insondables. On se rappelle tous le scandale inhérent au Ministre Jean Pierre Biyiti Bi Essam qui, à l’époque où il était Ministre de la communication (et d'ailleurs à sa place en tant que journaliste de formation), avait été accusé de la distraction des fonds publics dans le cadre de la couverture médiatique de la visite du Pape Benoit XVI du 17 au 20 mars 2009. II sera même dans cette affaire, entendu chez le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Yaoundé.

II déferait ainsi à une convocation de la Police Judiciaire (PJ). Pendant trois bonnes heures d'horloge, II fut appelé à répondre de la gestion de ces fonds, dont une partie, 130 millions de FCFA, avait, été virée dans son compte personnel à la Société générale des Banques du Cameroun.

Ce qui est proscrit par la loi. Du coup, des soupçons de détournement pesèrent sur le MINCOM, y compris certains de ses collaborateurs qui étaient intervenus dans cette opération. Beaucoup parmi eux avaient également été entendus à la PJ, où ils avaient été appelés à s'expliquer sur cet acte catalogué de délictuel.

Alors que tout le monde s'attendait à son départ lors du remaniement d'après (pourquoi pas à son limogeage immédiat), il fut plutôt promu aux Postes et Télécommunications. Une promotion qui en dérouta plus d'un et resta dans la mémoire collective comme un affront cuisant contre le peuple camerounais.

Maître absolu

La loi fondamentale est claire en son article 10 suscité. Le Président nomme les membres du gouvernement sur proposition du Premier Ministre. En pratique, il est établi qu'au Cameroun, jamais un Premier Ministre n'a proposé qui que ce soit pour une quelconque nomination ministérielle, lui aussi écoute comme le citoyen lambda ces mouvements à la radio nationale.

D'ailleurs, les un voudraient qu'il soit désigné le même jour que ses Ministres. Du coup, un article ne peut avoir tout son sens que dans une situation de cohabitation, ce qui n'est jamais arrivé au Cameroun. Donc, Paul Biya règne en maître absolu sur la distribution des cartes dans les départements ministériels. Certains de ses choix sont m'tinés par une logique de bon sens, soit liés aux enjeux et objectifs de l'heure.

Pour son remaniement de 2011, «l'homme du 06 novembre 1982» a par exemple, octroyé une place de choix à Alamine Ousmane Mey au Ministère des Finances. Cet ingénieur polytechnicien spécialise en finances des entreprises, transfuge d'Afriland First Bank, a pour mission de continuer à mettre de l'ordre dans les finances publiques.

Sa nomination a même été rassurante pour le secteur privé inquiet de l'inévitable augmentation de la pression fiscale. Dans la même logique, on peut citer Luc Magloire Mbarga Atangana, l'actuel Ministre du Commerce. II est assez connu dans le milieu du commerce de la banane, ici il a passé l'essentiel de sa carrière. II aura occupé les fonctions de Secrétaire exécutif de l'Association Bananière du Cameroun. Aux moins sur ce plan, le commerce, ça le connait. C'est aussi le cas avec Laurent Marie Esso au Ministère de la Justice.
Avec les patates chaudes liées à l'«Opération épervier», un Magistrat de carrière dans ce département ministériel, pour Paul Biya, ce n'est pas un mauvais choix. In fine, on peut prendre l'exemple de l'universitaire Jacques Fame Ndongo, qui n'est pas un élément anachronique à l'Enseignement Supérieur, malgré sa tendance maladroite à la politisation du «cathédrale du savoir».

Seulement, ces Ministres, quelles que soient les raisons pour lesquelles ils sont postés à la «mangeoire», connaissent des fortunes diverses. Collaborateurs du Chef de l'Etat, ils sont souvent considérés par les zélateurs de Paul Biya comme ceux-là à cause desquels en 31 ans de règne, Paul Biya nous a produit un bilan qui fait des vagues. Sont-ils véritablement les responsables de cette situation?

Discrétionnaire

Adulé au sein de sa basse-cour politique, le Président de la République semble être le seul à ne pas être comptable des néfastes péripéties dans lesquelles vit son pays. Principal élu du peuple duquel il a reçu mandat et pouvoir à l'issue d'un processus démocratique en marche depuis 1990, Paul Biya préside aux destinées du Cameroun. Ce que le peuple attend d'un dépositaire d'un pouvoir tel que le sien, ce sont les résultats, et non des justifications à longueur de décennies auxquelles les Camerounais ont fini par s'habituer et même se lasser.

Pourquoi, tandis que l'avenir de notre pays n'a de cesse de s'inscrire en pointillés, d'aucuns ne se fatiguent pas d'en vouloir plutôt à ses collaborateurs qui, depuis trente et un ans, sont supposés être les principaux responsables de nos malheurs? Des collaborateurs fossoyeurs dont pour certains, le séjour dans le sérail n'a jamais pris fin malgré les déboires et les résultats mitigés. Doit-on penser qu'un homme peut logiquement pendant 31 ans faire des mauvais castings? Fait-il mauvais usage de son pouvoir discrétionnaire?

Qui devant le peuple, est principalement tenu de la reddition des comptes? LÉON MICHAUD Sans en parler de manière explicite, l'article 10 de la constitution fait du Président de la République, le dépositaire, par excellence, du pouvoir discrétionnaire. Si l'on va de la définition de Léon Michaud qui pense qu'«il y a pouvoir discrétionnaire chaque fois qu'une autorité administrative ou politique agit librement, sans que la conduite à tenir lui soit dictée d'avance par la règle de droit».

On peut en conclure que Paul Biya a les mains libres quant à la sélection de ses collaborateurs. II a la latitude et les moyens de définir le type de profil qu'il recherche pour les emplois et vu qu'il est celui qui définit la politique de la nation. Il doit savoir très exactement qui sied le mieux à un poste. Or, on a comme l'impression que lui-même ne sait plus sur quel pied danser, tant en 31 ans, il a eu 34 gouvernements, ce qui donne une cadence d’aux moins un remaniement par an.

Autrement dit, en 30 ans, jamais il n'a pu constituer une équipe probante qui a crée de la valeur ajoutée à la gestion du pays. Cela n'est pas compréhensible. A vrai dire, il n'a jamais été question d'une sélection rigoureuse, puisque certains Ministres dont les résultats ne sont pas particulièrement brillants sont indéboulonnables, tandis que ceux qui ont essayé de bouger les lignes, ont rapidement été remerciés.

En tout état de cause, le gouvernement est peut-être à l'image du pays, indolent, quasi inopérant, amorphe. Paul Biya n'attend de lui aucun résultat. Ce qu'il veut, c'est que son pouvoir soit préservé et met tout en œuvre pour que ses choix aillent dans ce sens. C'est à cela que lui sert son pouvoir discrétionnaire. Vu ainsi, la sortie de l'ornière, ce n'est pas pour demain.

Dans un pays où on a longtemps requis «les preuves» de l'existence de la corruption, il a fallu qu'on attende que les Occidentaux nous mettent la pression puisqu'on avait atteint le point de non-retour, pour qu'on fasse semblant de se bouger en mettant une opération d'épuration politique contre tous ceux qui avaient osé songer remplacer le Chef national», confie un enseignant de science politiques de l'Université de Yaoundé 2 sous le couvert de l'anonymat.

Quel est donc le bilan "de cette opération de lutte contre la corruption et de détournement de deniers publics? Est-ce que cela, ce ne serait-ce que freiné les ardeurs des uns et des autres alors qu'on attend toujours l'arrivée du décret d'application de l'article 66 qui refuse d'être pris par...? On en doute.

Mandat électif

On comprend en effet mal pourquoi les boites à reluire locales veulent lui enfiler à tout prix une camisole de protection dès lors qu'on évoque son bilan, en mettant en avant l'argument qu'il a perpétuellement été trahi par ses collaborateurs. C'est peut-être vrai, mais il ne dupe personne. Les thérapeutiques, on les connait. Et pour Biya, un peuple chômeur, pauvre serait pour lui un gisement électoral.

En sus, sur le plan de la loi, il est le détenteur du mandat électif. C'est à lui que le peuple a confié le bon soin de conduire les affaires de la nation. Donc de jure, on lui attribue le délitement progressif du Cameroun. C'est lui qui, au fil des remaniements, choisi de s'entourer d'incompétents?

Il nous semble évident que c'est bien sur la base de son bilan que les Américains ont choisi de confier un second mandat Barack Hussein Obama. Avec des acquis tels que la reforme du système de santé et le chômage qui était repassé sous la barre des 8%, il pouvait se targuer d'avoir travaillé en 4 ans de magistère.

Pout-on soutenir valablement qu'en 31 ans, il a géré notre pays en bon père de famille avec toutes les logiques qui président au choix de ses compagnons de route? Lui qui, dans un de ses discours disait, qu’il fallait mettre un terme à l'ère des «bandits à col blanc», ne semble pas vouloir s'en débarrasser définitivement à l'intérieur du sérail.

Comptable de la mauvaise gestion de son pouvoir discrétionnaire, puisque visiblement il n'opte que pour les mauvaises personnes, il est donc responsable de leurs échecs qui doivent être vécus comme ses échecs personnels? Mais il n'est pas tard pour rectifier le tir et entrer par la grande porte dans l'histoire de notre pays car, il est de notoriété que, quand il y a coup d'éclat, il s'en prévaut (l'issue de l'affaire Bakassi par exemple). Mais lorsque tout va mal, c'est la faute des autres? En tout cas, l'expérience a démontré que le peuple finit par demander des comptes à ceux à qui il a donné mandat.

Responsabilités

Nous n'avons nullement l'intention de mettre entre parenthèses les responsabilités des collaborateurs du Chef de l'Etat, car si ce dernier est responsable de l'échec de ses politiques, on peut rejeter en bloc celle de ses exécutants. Car, dans l'exercice de leurs fonctions, ils peuvent bien être amenés à torpiller les actions gouvernementales dessein. C'est pour cela que leur responsabilité personnelle peut aussi être engagée.

Si le Cameroun va aussi mal, c'est aussi parce que les intérêts personnels ont pris le pas sur l'intérêt général. Le Président en parlait d'ailleurs lors de sa prestation de serment le 03 novembre 2011. Le Chef de l'Etat ne peut aucunement être le seul responsable, d'autant plus que les détournements massifs de deniers publics mettent en cause ses collaborateurs véreux.

Si au Cameroun, on estime qu'on détourne environ 3000 milliards de FCFA par mois, ce n'est aucunement du fait du Chef. D'ailleurs, on ne lui reconnait aucune ostentation. Seulement, comme dit la sagesse, le fruit qui mûrit tard, est toujours bon.

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