L'ÉTAT ANTI-DROIT DU CAMEROUN ET LA CAPTURE DU JOURNALISTE ERIC GOLF KOUATCHOU :: CAMEROON
L'ÉTAT ANTI-DROIT DU CAMEROUN ET LA CAPTURE DU JOURNALISTE ERIC GOLF KOUATCHOU :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: POINT DE VUE
  • Correspondance : Me Amedee Dimitri Touko Tom, Militant – Analyste Politique
  • samedi 04 avril 2020 17:21:00
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L'ÉTAT ANTI-DROIT DU CAMEROUN ET LA CAPTURE DU JOURNALISTE ERIC GOLF KOUATCHOU :: CAMEROON

J'ai souvent qualifié le modèle politique et économique que nous impose la gouvernance BIYA, de régime sauvage, barbare, ennemi du droit, tant il rappelle « l’État de nature » tel que le décrit Thomas HOBBES. Un État dans lequel « l'Homme est un loup pour l'Homme ».

L’État BIYA se révèle au fil des jours, comme étant le modèle parfait de l’État anti - droit, ennemi majeur du droit puisqu’il utilise la force du droit pour se développer, pour s'imposer, pour réprimer et pour écraser les voies dissidentes, mais refuse de se soumettre lui même à la loi, au droit.

UN ÉTAT DE LOI ET NON DE DROIT

Comment comprendre qu'un journaliste vivant et travaillant en France, qui est soupçonné par les autorités policières camerounaises, d'avoir prêté sa carte de presse à un activiste vivant en France, afin de permettre à ce dernier, de se rapprocher du Président de la République française, Emmanuel MACRON, lors du salon de l'agriculture à Paris, dans l'optique de lui soumettre des doléances, lesquelles ont reçu une réponse bienveillante dudit Président, soit interpellé au Cameroun pour ces faits?

En supposant que cette transgression de la loi, quoique réfutée par le mis en cause Eric Kouatchou et l'activiste Calibri Calibro, soit avérée. Les infractions d'usurpation de titre ou d'identité, de faux et usage de faux, ne pourraient être constituées que par rapport à l'ordre public français.

L'ordre public camerounais de ce point de vue, ne saurait aucunement être considéré comme violé, sauf à présumer que cette supposée infraction a permis de commettre une autre infraction contre le Cameroun, cette fois là, par l'activiste.

MACRON ET CALIBRI DOIVENT DONC ETRE POURSUIVIS PAR LE CAMEROUN

Ce qui pose un autre problème juridique et de bon sens : si Calibri a par l'interpellation verbale d'Emmanuel MACRON, commis une infraction, au préjudice du Cameroun, cette infraction n'est soutenable qu'en considérant que le Président français est co-auteur ou complice de cette infraction. Ce qui est absurde...

L’interpellation de Éric Golf KOUATCHOU, est résolument la négation par le Cameroun du droit, la sanction par le Cameroun, de la liberté telle que pensée, exercée et garantie par le droit français.

En clair, s'il y'a un ordre juridique qui serait violé, c'est l'ordre juridique français. C'est donc la France qui aurait intérêt à agir, ce qu'elle n'a pas jugé opportun de faire...

Le Cameroun ne peut être évoqué dans ce dossier que par rapport à ce qui s'est dit entre Calibri et MACRON au sujet de la gouvernance de Paul BIYA. Les allégations de Calibri ont été confirmées et reprises à son propre compte dans cet échange par Emmanuel MACRON. C'est donc la liberté d'expression, de manifester telle que la pense et la vit le pays des Droits de l'Homme qui est incriminée par le régime sauvage du Cameroun... Il faut envisager que MACRON soit, dans le même ordre d'idées, capturé par les bras séculiers du despote camerounais.

A vrai dire, cette démarche Kafkaïenne des services camerounais, n'a rien de juridique, car comment imaginer qu'au regard de la démonstration qui précède, qu'une suite légale puisse être réservée à cette sorcellerie policière camerounaise ?

LIBEREZ ERIC GOLF KOUATCHOU... !

Me Amedee Dimitri Touko Tom
Militant – Analyste Politique

04avril
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