Le Conseil constitutionnel  rejette la révocation Paul Biya par Olivier Bilé
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Le Conseil constitutionnel du Cameroun vient de trancher dans une affaire sans précédent. L'institution a rejeté mardi la demande de révocation du président Paul Biya, déposée par le professeur Olivier Bilé, leader du parti Les Libérateurs.

Cette décision était attendue par de nombreux observateurs politiques. Le Conseil s'est déclaré incompétent pour statuer sur une telle procédure, estimant que la révocation présidentielle ne relève pas de ses attributions constitutionnelles.

La requête d'Olivier Bilé, déposée le 9 janvier 2026, s'appuyait sur l'article 55 de la loi organique de 2004. Le professeur invoquait une incapacité présumée du chef de l'État à exercer pleinement ses prérogatives, citant notamment l'absence de communication directe avec la population et un blocage institutionnel persistant.

Cette initiative audacieuse avait créé une onde de choc dans la politique camerounaise. Pour la première fois depuis l'indépendance, un opposant tentait officiellement de faire destituer le président par voie constitutionnelle.

Paul Biya, âgé de 92 ans et au pouvoir depuis 43 ans, fait face à une opposition politique de plus en plus organisée. Les tensions s'intensifient dans un contexte où la jeunesse camerounaise exprime son impatience face au système en place.

Le rejet de cette demande par le Conseil constitutionnel soulève des questions sur les mécanismes de contrôle démocratique au Cameroun. L'institution n'a fourni aucun détail sur les possibilités de contester cette décision, laissant l'opposition dans l'incertitude.

Cette affaire illustre parfaitement les défis de la démocratie africaine contemporaine. Entre légitimité institutionnelle et aspirations populaires, le Cameroun navigue dans des eaux troubles.

L'avenir dira si cette tentative de révocation restera un simple épisode politique ou si elle marquera le début d'une nouvelle ère de contestation institutionnelle. Une chose est certaine : le débat sur la gouvernance camerounaise ne fait que commencer.

Cette décision du Conseil constitutionnel ouvre-t-elle la voie à d'autres formes de contestation politique au Cameroun ?

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