Florence TITCHO libérée : fin d'un calvaire de 82 jours pour l'opposante
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La libération provisoire de Florence TITCHO marque un tournant dans la crise post-électorale camerounaise. Après 82 jours de détention, la trésorière du MANIDEM retrouve enfin la liberté, offrant une lueur d'espoir dans un contexte politique tendu.

Cette enseignante au lycée technique de Koumassi avait été arrêtée le 25 octobre 2025 à Akwa, quartier commercial de Douala, par les forces de gendarmerie. Son interpellation s'inscrivait dans une vague d'arrestations visant les responsables de l'Union pour le Changement 2025, coalition soutenant Issa Tchiroma Bakary.

La détention politique de Florence TITCHO illustre parfaitement les dérives autoritaires du régime de Paul Biya. Pendant près de trois mois, cette militante de l'opposition a payé le prix de son engagement démocratique, privée de liberté sans procès équitable.

Son parti, le MANIDEM, n'a cessé de dénoncer ces arrestations abusives. L'organisation présidée par feu Anicet Ekane, décédé en détention le 1er décembre 2025, avait multiplié les appels à la libération de ses dirigeants emprisonnés.

Cette libération intervient dans un contexte particulièrement dramatique pour l'opposition camerounaise. La mort d'Anicet Ekane en garde à vue a provoqué une onde de choc internationale, poussant le Haut-commissaire des Nations unies aux droits humains à réclamer une enquête rigoureuse.

Les conditions de détention de Florence TITCHO soulèvent de nombreuses questions sur le respect des droits fondamentaux au Cameroun. Pendant 82 jours, cette mère de famille a vécu l'enfer carcéral, symbole d'une répression politique qui ne dit pas son nom.

Sa libération provisoire ne doit pas faire oublier que des dizaines d'autres militants restent emprisonnés. L'Union pour le Changement 2025 continue de réclamer la libération immédiate de tous les prisonniers politiques arrêtés depuis la présidentielle d'octobre 2025.

Cette affaire révèle l'ampleur de la crise démocratique que traverse le Cameroun. Entre arrestations arbitraires, répression des manifestations et mort suspecte en détention, le régime de Yaoundé multiplie les violations des droits humains.

Florence TITCHO peut désormais retrouver sa famille et reprendre ses activités d'enseignante. Mais son calvaire de 82 jours restera gravé dans les mémoires comme un symbole de résistance face à l'oppression.

Cette libération soulève une question cruciale : combien d'autres opposants devront encore subir de telles épreuves avant que la démocratie ne triomphe au Cameroun ?

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