Justice: Madame Fotso, Monsieur Fotso
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La Cour suprême du Cameroun vient de clore une affaire foncière qui opposait, depuis de nombreuses années, l’une des plus grosses fortunes du pays à l’une de ses épouses.

Victor Fotso aurait sans doute crié « victoire » s’il était encore de ce monde. La Cour suprême du Cameroun vient en effet de se prononcer en faveur du milliardaire de Bandjoun, décédé le 20 mars 2020 à Paris, dans l’affaire qui l’opposait à l’une de ses épouses, Julienne Djuiga. 

C’est la fin d’un contentieux qui dure depuis sept ans.

Tout commence au mitan des années 2010 quand Mme Djuiga revendique la propriété d’un immeuble de plus de 3 500 m2 situé en plein carrefour Bastos, l’un des quartiers huppés de la ville de Yaoundé. Elle brandit pour cela un acte qui indique que son  mari lui aurait offert ce bien foncier. 

Problème, l’homme d’affaires ne reconnaît pas avoir signé un tel acte. Ce dernier assure que l’immeuble querellé fait toujours l’objet du titre foncier 1770, qui fait toujours partie de son patrimoine foncier.

Pour lever l’équivoque, Victor Fotso attaque cet acte en nullité devant le tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou.Le témoignage de son notaire, Me Kack Kack, va s’avérer déterminant pour séparer le vrai du faux dans cette affaire. 

Ce dernier avoue au tribunal que son client ne s’est jamais rendu à son cabinet pour signer un tel acte. 

Le 13 mars 2014, ladite donation est annulée. Un jugement qui ne satisfait pas Mme Djuiga et quatre  de ses enfants. Ils décident de faire durer le contentieux en interjetant appel le 17 mars, soit quatre jours après le jugement civil du tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou.

Pas de chance pour Mme Djuiga et ses enfants. Le 1er avril 2015, la Cour d’appel du Centre, par un arrêt civil, confirme la décision précédente. Et pourtant, l’affaire ne s’arrête pas là. L’épouse du milliardaire signe et persiste que son mari a bel et bien signé cet acte qui lui donne, à elle et à ses enfants, la propriété de  l’immeuble querellé. C’est donc à la Cour suprême que tout allait se  jouer. 

Le milliardaire de Bandjoun décède malheureusement avant le dénouement final.Ses héritiers poursuivent le combat entamé par leur défunt père.Et comme ils l’espéraient, le 7 octobre dernier, les juges de la Cour suprême ont rendu public leur arrêt. 

Dans le plumitif, signé le vendredi 8 octobre, on peut lire :  « la Cour rejette le pourvoi ; condamne les demandeurs aux dépens ».

En clair, Mme Djuiga et ses enfants ont à nouveau perdu. L’immeuble  est rétrocédé « à son légitime propriétaire, M. Victor Fotso », comme l’explique les avocats de ce dernier.

Mais tout n’est pour autant pas rentré dans l’ordre dans le clan Fotso, où de nouvelles batailles intestines devant les tribunaux pointent à l’horizon.

A  commencer par cette faction de fils qui contestent la succession du père. Un consortium d’avocats, parmi les plus représentatifs du barreau, se constitue en ce moment  avec pour objectif d’attaquer cette  succession…

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