Quartier Nsam à Yaoundé : Un homme  sème la terreur avec une arme à feu
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Quartier Nsam, lieudit 1er Échangeur, dans le 3ème Arrondissement de Yaoundé la capitale politique du Cameroun. Il s'appelle BIKOÏ BISMARK THIERRY OLIVIER, directeur général de la société civile immobilière les OLVIERS, avec pour siège Yaoundé.

Les faits.

Le 15 février 2019, Bikoï Bismark Thierry Olivier signe un contrat de bail à usage commercial, avec ATANGANA ZEGUE PIERRE, propriétaire d'un immeuble non bâti de 1 200 m2, objet du titre foncier N°2547/Mfoundi, moyennant un loyer mensuel de 225 000 francs CFA. Bikoï Bismark Thierry Olivier avait sollicité la susdite parcelle pour son projet de gare routière pour desservir les lignes Yaoundé - Bot- Makak - Makak et autres. Une gare routière qui fonctionna pendant un temps, avant de mettre la clé sous le paillasson.

Dans le lot, se trouve une maison ordinaire de 200 m2, et appartenant à Atangana Zegue Pierre, chef traditionnel de Nsam 2, et  inspecteur de police. Seulement, en violation totale des clauses contenues dans le contrat de bail, le locataire a entrepris des constructions dont certaines sont en matériaux provisoires, et d'autres en matériaux définitifs. Bikoï Bismark Thierry Olivier est sommé par son bailleur via les services de Maître Embolo Messina Martine, huissier de justice intérimaire à l'Etude de Maître Foumane Fam Sylvain Bertrand, titulaire de la 1ère charge près la Cour d'appel du Centre et les tribunaux du Mfoundi, de mettre un terme à ses travaux. Le document s'intitule " Sommation de supprimer les ouvrages et de faire place nette ". Dans la dynamique de ces événements qui se déroulent en avril 2020, l'intéressé reçoit aussi une mise en demeure du maire d'arrondissement de Yaoundé 3, Luc Owona, pour mettre un terme à ses travaux.

Après la fermeture de sa gare routière, Monsieur Bikoï, et en totale violation des clauses de son bail, se lance dans plusieurs activités sur le site, dont le cabaret, laverie auto, location auto et engin. Plusieurs bâtiments sont érigés sur les lieux, des pavées ainsi qu'un château d'eau. Monsieur Atangana Zegue ne se reconnaît plus dans le contrat de bail qu'il a signé avec son locataire. Ce qu'il lui signifie par plusieurs actes d'huissier de justice, âpres s'être adressé à lui par l'amiable.

Bikoï Bismark: un individu dangereux qui agite une arme à feu

La relation se corse entre le bailleur et le locataire. Bikoï Bismark ne paye plus le loyer, et se met même à ériger une barrière pour interdire l'accès à son bailleur sur ses propres terres, non sans se vanter d'avoir des relations haut placées au sein de l'appareil dirigeant camerounais. Vaniteux, l'homme qui a pourtant perdu les investitures du Rdpc  à Makak pour le compte des dernières élections municipales, Bikoï Bismark ne se prive pas de dire à qui veut l'entendre, qu'il va s'approprier les 1 200 m2 de Monsieur Atangana Zegue, par tous les moyens, y compris par la violence. Aussi n'hésite-t-il pas à exhiber une arme à feu avec laquelle il menace tous experts qui font une descente sur le terrain, pour les repérages d'usage du site, par système GPS. Avec son arme à feu, Monsieur Bikoï sème la terreur au quartier Nsam échangeur. Policier depuis une vingtaine d'années, chef traditionnel, Monsieur Atangana Zegue a porté l'affaire dans les tribunaux de Yaoundé - Centre administratif.

A l'heure où le Cameroun est en proie à des problèmes de sécurité, et au moment où le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji prescrit une circulation restreinte et très contrôlée des armes à feu, il serait salutaire que le cas Bikoï Bismark Thierry Olivier soit scrupuleusement examiné. Il s'agit d'un civil qui agite une arme à feu face à son locataire, chef traditionnel, et inspecteur de police. L'on se demande bien ce qui pourrait bien se passer un jour si jamais un incident plus grave venait à se  produire, on pourrait peut-être assister à une tragédie. Des riverains font savoir que seule la grande tempérance et la lucidité du bailleur qui, auront jusqu'ici, évité on ne sait quoi. Attention, on ne sait jamais.

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