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© Camer.be : Franck BAFELI
- 18 Mar 2020 13:13:00
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Cameroun - La société civile dénonce la sortie maladroite du ministre Paul Atanga Nji
Elles sont regroupées autour de « Cameroon Advocacy ». Une dizaine des organisations de la société civile de défense des droits de l’homme. Réagissant à la sortie du ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji, elles ont donnés une conférence de presse à Douala.
A l’entrée, le ton a été dur, sous forme de décharges électriques provenant du siège de « Un Monde Avenir ». Sans doute à la hauteur des propos du ministre de l’administration territoriale. Sur le plateau, des associations venues de Yaoundé, Douala, Buea, Bamenda. De fait « En date du 9 mars 2020, le ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji a, dans une diatribe dont il a le secret et d’une manière outrageuse accusé les ONG et associations des droits de l’homme d’avoir des agendas cachés avec des démarches complotistes.
Le ministre accuse les ONG d’avoir reçu 5 milliards de FCFA des réseau occultes à l’intérieur et à l’extérieur du Cameroun » Il n’en fallait pas plus. Et Cameroon advocacy est monté au créneau pour fustiger une sortie « maladroite et inopportune ayant pour seul but de stigmatiser la société civile »
Bien plus, Atanga Nji est allé plus loin en accusant les ONG et associations de vouloir « déstabiliser les institutions de la République, de diffuser régulièrement dans certains medias à leur solde et dans les réseaux sociaux des informations tronquées pour discréditer la gestion de la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest par le gouvernement ». Pour les organisations de la société civile, il s’agit là d’une pure diversion pour détourner l’attention de la crise humanitaire à l’extrême-nord et dans le NOSO et des violations graves et systémiques des droits de l’homme dans le NOSO.
Tout en se réservant le droit de poursuivre Mr Atanga Nji pour diffamation dans les tribunaux, les Organisations de la société civile (osc) ont souligné pour dénoncer le gouvernement qui a toujours été dans « la logique de répression, de représailles et des attaques contre les défenseurs des droits humains ». Ils en veulent pour preuve l’incendie, la 26 mars 2020 d’une partie des bureaux du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) qui abritait les archives et la documentation. Ainsi qu’à l’atteinte à l’intégrité physique et destruction du véhicule du coordonnateur de l’ONG Un Monde Avenir. Sans oublier les intimidations, menaces, appels anonymes et agressions de toutes sortes dont ils font l’objet.
Au finish, tout en rappelant au gouvernement sa responsabilité de protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique, les osc appellent au gouvernement Camerounais à « assurer la protection et la sécurité des défenseurs des droits de l’homme en adoptant des lois portant « protection et sécurité des défenseurs et journalistes »
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