C’est la position du président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) qui a rendu publique la position de son parti.

Il fallait s’y attendre. Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a également réagi depuis que la confédération africaine de football (Caf) a décidé de retirer l’organisation de la coupe d’Afrique des Nations à son pays. Pour le parti, « les Camerounais viennent d'être frappés à nouveau au plus profond d'eux-mêmes par les errements et l'incompétence d'un homme, le Président sortant, Paul BIYA, la force de l'expérience dans l'inexpérience et l'inefficacité ».

Il se veut même plus critique car « un brin de lucidité devrait amener même les plus fervents défenseurs du régime en place dans notre pays à convenir que ce retrait de l'organisation de l'une des plus grandes fêtes du football de la planète, en dehors d'être une humiliation à la face du monde, est la faillite annoncée d'un leadership qui hypothèque désormais gravement l'avenir du Cameroun ».

Encore que « l’enlisement du pays aux plans économique, social et culturel », n’aura eu pour autre effet que « le retrait de la CAN 2019 (…) expression la plus éclatante de l’inaptitude de ce leadership à apporter des réponses appropriées aux problèmes de ses compatriotes ». camer.be. Dans le communiqué, le parti de Maurice Kamto indique que de « nombreuses manifestations antérieures en ont été des signes prémonitoires » : le délitement du système de santé et du secteur de l’éducation, de l’état calamiteux des infrastructures ou de la crise anglophone dont l’autre indicateur est « le caractère dissuasif sur le plan sécuritaire de la crise anglophone pour l’organisation de la CAN ».

Hold-up !

Maurice Kamto a très vite fait le lien avec l’élection présidentielle du 07 octobre dernier qu’il continue de revendiquer car Paul Biya aurait « remis de luimême le tablier qu'il détient illégitimement de puis le scrutin ».Conséquence, « le Président sortant, battu, s'agrippe au pouvoir, mais pour ne rien en faire, sinon amplifier la décrépitude sociale, économique, culturelle et politique du pays et ajouter à l'humiliation de la fraude électorale celle de l'incompétence constatée par l'institution suprême du football continental ».

Du coup, « il y a un responsable à cette situation, et un seul: M. Paul BIYA, monarque déchu par le suffrage, dépassé par le temps et la charge ». Il va jusqu’à dédouaner « son mystérieux "entourage" » qui ne peut partager le poids d'une telle responsabilité. Seul remède dans cette longue prise de parole, le communiqué précise que « ce n'est pas l'affaire d'un individu ou d'une ethnie; il est question de notre destin collectif: le système mis en place depuis plus d'un demisiècle et dont le pouvoir en place est le symbole paroxystique de l'épuisement doit être remplacé pour que le Cameroun avance!».