CAMEROUN :: Eec : La suspension du bureau confirme :: CAMEROON

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La Cour d’Appel du Littoral a rejeté la demande de suspension de la décision rendue par le juge de référé du Tpi de Douala, vendredi 13 octobre 2017.

L’audience n’a duré que quelques minutes vendredi 13 octobre 2017 à la Cour d’Appel du Littoral. Le temps pour la Cour de rejeter la demande de suspension de la décision rendue le 21 juillet par le juge de référé du Tribunal de première instance (Tpi) de Bonanjo, qui suspendait le nouveau bureau de l’Eglise évangélique du Cameroun (Eec) conduit par le Rev. Hendje Toya.

Le juge de référé du Tpi avait soutenu en son temps que la prise de fonction des dirigeants élus lors du synode général tenu du 20 au 23 avril 2017 à Ngaoundéré, ainsi que l’exercice de leur fonction risquaient « de déteindre l’harmonie, la paix sociale, voire la préservation de l’ordre public au sein de l’Eglise évangélique du Cameroun».

Ces «  mesures conservatoires » prises par le  Tpi de Douala-Bonanjo le 21 juillet, attendaient le prononcé du Tribunal de grande  instance (Tgi) du Wouri. Après le verdict de la Cour d’Appel vendredi 13 octobre, un des Conseils de l’Eec a fait une sortie sur les réseaux sociaux et dans quelques médias pour indiquer que « la loi de 1990 qui réglemente les associations et les congrégations religieuses dispose que seul le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation peut dans certaines conditions, suspendre les responsables d’une congrégation religieuse.

Or en l’espèce, cette autorité n’a pas suspendu le bureau de l’Eec. En conclusion, le bureau est bel  et bien en place ». Le Jour a appris cependant que les pasteurs acquis à la cause du Rev. Hendje Toya comptent épuiser toutes les voies de recours. Ils  entendent probablement donc se pourvoir en cassation.

Genèse

Du côté du Ngondo, on dit avoir pris acte de la décision de la Cour d’Appel. « Nous avons levé un peu le pied sur la pédale quant à ce qui concerne l’accélération que nous avons voulu  faire, pour faire d’abord prévaloir la position des institutions républicaines, c'est-à-dire de la justice. C’est à l’issue de tout cela que nous allons voir ce qu’il y a lieu de faire. La déclaration du schisme qui a été faite demeure d’actualité. Mais la main reste tendue pour qu’il y ait la  paix. On peut aboutir à un apaisement. Tout est possible », a indiqué Sa Majesté Gaston Mbodi Epée, le président en exercice du Ngondo. Il s’exprimait ainsi à la sortie de l’assemblée générale du Ngondo tenue hier dimanche 15 octobre 2017.

On se souvient qu’au lendemain du synode général de l’Eec, les pasteurs Richard Priso Moungole, Alexandre Bila Mbenga, Eitel Kouo Isseidou et Sieur Mbongo Ebanda, tous membres du synode général de l’église, avaient intenté une action en annulation du procès-verbal et de tout le processus électoral au Tgi du Wouri.

Les contestataires remettent en cause la commission électorale indépendante mise sur pied lors du synode de Ngaoundéré et le résultat de leurs travaux. De concert avec des élites du Ngondo, l’assemblée traditionnelle du peuple Sawa, les plaignants avaient déjà boycotté la session extraordinaire du Conseil synodal général, la deuxième grande instance décisionnelle de l’Eec, tenu mercredi 10 mai 2017 à la direction nationale de l’Eec (Centenaire) au quartier Akwa à Douala.

Il était pourtant question ce jour-là, selon les propos introductifs du modérateur de circonstance, de «mettre des points importants sur des i ». Dans un environnement où des appels à la scission avaient été lancés après que Isaac Batomen, le président sortant ait été  accusé de n’avoir pas veillé au respect du principe de tour et des engagements pris, afin que la présidence de l’Eec revienne cette année à un Sawa, au pasteur Richard Priso Moungole.

© Source : Le Jour : Mathias Mouend Ngamo

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