Bétaré-Oya : 76 ossements découverts, trois suspects interpellés
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Cameroun - Bétaré-Oya : 76 ossements découverts, trois suspects interpellés

Le contrôle était de routine. Un véhicule de transport clandestin, une Toyota Corolla, est arrêté au poste mixte Gendarmerie–Police. À son bord, un jeune homme de 24 ans. Dans son sac à dos noir, les gendarmes découvrent 76 pièces qui ressemblent à des ossements humains. Le lendemain, deux autres suspects sont interpellés. L’un d’eux est surnommé « Rasta ». L’autre, « Puyol ». L’enquête ne fait que commencer.

Bétaré-Oya : un contrôle routier qui tourne à l’affaire macabre

Il est 20h50, ce 22 septembre 2026. Au poste de contrôle mixte Gendarmerie–Police, sur l’axe Bétaré-Oya–Ndokayo, les éléments de la brigade arrêtent une Toyota Corolla. Le véhicule fait du transport clandestin. Le conducteur s’appelle DAOUDA NOHOU, 18 ans. À ses côtés, un passager : ASSAMBA DONG OLMERT, 24 ans, domicilié à Bétaré-Oya, derrière la station-service Bocom.

Les gendarmes ouvrent le sac à dos noir posé sur lui. Ils y trouvent 76 pièces présentées comme des ossements humains.

Interrogé sur-le-champ, le jeune homme aurait déclaré que le sac appartenait à un certain « Rasta », domicilié à Bétaré-Oya. Une déclaration qui, précise le compte rendu de la brigade, « constitue un élément d’orientation de l’enquête et ne saurait, à elle seule, établir une quelconque responsabilité ».

Deux interpellations le lendemain

Le 23 septembre, les investigations s’accélèrent. Vers 8 heures, SAMOLO SÉRAPHIN, alias « Rasta », est interpellé. Il est né le 18 mars 1987 à Dimako. Célibataire, père de deux enfants, de coutume Abakoum. Vers 11 heures, c’est au tour de BIKOUL MFOULOU TOUSSIN, alias « Puyol », 25 ans, domicilié à Bétaré-Oya. Même situation familiale : célibataire, deux enfants à charge, coutume Abakoum.

Les deux hommes sont cités dans l’enquête et entendus en qualité de suspects. À ce stade, ils bénéficient de la présomption d’innocence.

Une enquête pour profanation de tombeaux

La brigade de gendarmerie de Bétaré-Oya, dirigée par le chef de brigade DONALD TAMKAM, a ouvert une enquête pour « présumée profanation de tombeaux et autres faits connexes ». L’objectif : déterminer la nature exacte des éléments saisis, leur provenance et leur destination.

L’enquête est menée sous la supervision du colonel NNOKO NDIGE DIVINE et la coordination du commandant de la Compagnie de gendarmerie de Bertoua, MVETIMBI ALBERT AXEL.

« À ce stade de la procédure, les personnes interpellées bénéficient de la présomption d’innocence ». Seule l’issue des investigations et, le cas échéant, une décision de justice pourront établir les responsabilités.

Ce que l’on sait, ce qui reste flou

Ce qui semble établi : un contrôle routier a permis la découverte de 76 pièces présentées comme des ossements humains. Trois hommes ont été interpellés. Une enquête est en cours.

Ce qui reste flou : la nature exacte des ossements. S’agit-il réellement d’ossements humains ? L’analyse le dira. Leur origine : proviennent-ils d’une ou plusieurs tombes ? À quel endroit ? Leur destination : que devaient-ils devenir ? Et surtout, le rôle exact de chacun des trois suspects.

Nous avons tenté de joindre la brigade de Bétaré-Oya dans l’après-midi. Sans succès. Le communiqué officiel n’était pas encore publié au moment d’écrire ces lignes.

Bétaré-Oya, une ville sous tension

Bétaré-Oya est une petite ville du Lom-et-Djérem, dans la région de l’Est. Elle est connue pour son activité minière, notamment l’or. Ces dernières années, la région a été le théâtre de tensions liées à l’exploitation artisanale. Mais une affaire de profanation de tombeaux, c’est autre chose.

Dans les quartiers, l’information circule. On parle de 76 ossements. On parle de « Rasta ». On parle de « Puyol ». On attend de savoir.


Que s’est-il passé à Bétaré-Oya ?
Un contrôle routier a permis de découvrir 76 pièces présentées comme des ossements humains dans un sac à dos. Trois hommes ont été interpellés.

Qui sont les suspects ?
ASSAMBA DONG OLMERT (24 ans), SAMOLO SÉRAPHIN alias « Rasta » (39 ans) et BIKOUL MFOULOU TOUSSIN alias « Puyol » (25 ans). Ils bénéficient de la présomption d’innocence.

Où en est l’enquête ?
Elle est en cours. Elle doit déterminer la nature exacte des ossements, leur origine et leur destination.

Les ossements sont-ils réellement humains ?
Ils sont présentés comme tels. Seule une analyse pourra le confirmer.

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