Joshua Osih : La reconstruction est un outil pour arriver vers la paix
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Le député SDF revient sur la plénière spéciale relative à la reconstruction des régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord du 23 novembre dernier, et pense que cette occasion est un pas vers la bonne direction.

Quels enseignements peut-on tirer de la plénière spéciale sur la reconstruction des régions du Nord-Ouest, Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord ? 
La première des choses, ce sont les recommandations qui sont sorties de cette plénière spéciale et transmises au Premier ministre, chef du gouvernement pour implémentation. Nous espérons fortement que ces recommandations seront suivies. Nous avons eu toutes les garanties, surtout celles (les recommandations) qui demandent que les groupes armés qui sèment la terreur au sein des populations soient considérés comme des terroristes. Il est très important que cela soit fait afin que le problème soit géré tel qu’il est. Parce que nous avons un problème de terrorisme ambiant sur le terrain. 

Vous convenez avec moi qu’il n’y a jamais eu dans l’histoire de l’Assemblée nationale du Cameroun, même dans les débats constitutionnels, une plénière de plus de 8 heures d’horloge. Il y a eu 59 intervenants pour plus de 500 questions enregistrées. Je m’en félicite parce qu’on était à un moment donné, d’un point de vue démocratique, minoritaire lors de la 9ème législature. Le groupe parlementaire du SDF a longtemps demandé un débat. Certes, nous ne sommes pas arrivés à un débat sur la crise anglophone. D’ailleurs je me refuse de parler de crise anglophone, parce que les anglophones ne sont pas en crise. Il y a plutôt une crise politique au Cameroun qui concernent tous les Camerounais, et qui vient du fait que la gestion des accords 1961 ne sont pas très bien respectés, reconnaissons-le, sans vouloir remettre cette question en surface. Mais ce qu’il s’est passé avant-hier (le 23 novembre 2021, ndlr) en parlant de la reconstruction du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord était extrêmement important, parce que pour beaucoup d’entre nous et surtout ceux qui s’y connaissent en matière de gestion des crises et de recherche de la paix dans les conflits internes savent que c’est à travers la reconstruction que ça se fait. Malheureusement, depuis deux ans, cette reconstruction peine à décoller pour diverses raisons. Quand on parle de reconstruction, on ne parle pas seulement des infrastructures. 

On parle déjà de reconstruire la dignité humaine. C’est la chose la plus importante. Voyez-vous, quand des femmes ont été violées, quand des parents ont vu leurs enfants violés devant eux, quand on a tué des membres des familles… Donc il faut déjà reconstruire la dignité humaine, ensuite il faut reconstruire des familles. Parce qu’il faut savoir que dans beaucoup de familles, les uns et les autres ne sont pas d’accord du fait que des gens aient pris des armes contre des membres de leurs propres familles et ensuite il faut reconstruire des communautés qui sont blessées dans leurs chairs. Il faut également comprendre que ceux qui ont choisi la voie de l’extrémisme violent sont extrêmement minoritaires. Cela veut simplement dire que dans chaque communauté, dans chaque famille et partout où vous passerez, l’immense majorité des gens qui y vivent ne sont pas d’accord avec violence mais la subissent. Donc, une fois qu’on a commencé la reconstruction sur ce chantier-là, il faut en attaquer d’autres. Bien sûr, l’infrastructure va de soi. J’aime bien ce que le ministre, coordonnateur du plan de reconstruction nous a répété à savoir qu’il s’agit de reconstruire un mur. C’est-à-dire que si on vous a brûlé votre maison en matériau provisoire qui s’écroulait, qu’on vous donne les moyens pour rebâtir une maison debout pour vous remettre dans votre dignité afin que vous ne soyez pas totalement perdant. On ne pourra pas vous remettre les photos souvenir en famille que vous avez perdues, on ne pourra peut-être pas vous remettre par exemple vos documents d’assises familiales, etc. Ce sont des choses inestimables et irremplaçables.

Mais malheureusement, pour des raisons que j’ignore, des gens essayent de le bloquer. On l’a vu encore l’autre jour à l’Assemblée où des députés qui sont pourtant des représentants du peuple sont faire croire au peuple camerounais et à la représentation nationale qu’il faut d’abord avoir la paix avant de commencer la reconstruction. Mais c’est complètement inouï. Dans le monde entier, la reconstruction c’est un outil pour arriver vers la paix. Je réitère que ce qu’il s’est passé à l’Assemblée était exceptionnel, vue l’ampleur des interventions. Le président a reconnu que dans l’histoire de l’Assemblée nationale, ce n’était encore jamais arrivé. Je me réjouis que dès le départ, j’ai fait partie de ceux qui sont à l’initiative de ce projet, parce des Camerounaises et des Camerounais ont pu s’exprimer, ont pu démontrer au gouvernement que ‘c’était un projet d’une grande importance. Je vais redire ce que j’ai dit au gouvernement à savoir qu’il est quand-même incroyable qu’on donne autant d’importance à un tournoi de football de deux semaines. Mais qu’on soit incapable de trouver une solution à un problème qui dure depuis plus de 60 ans. 

Au fait, le gouvernement nous a fait comprendre que nous sommes à 10 ou 15% de réalisation du budget nécessaire pour arriver à la reconstruction du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et on n’a même pas encore mis le budget de l’Extrême-Nord dans le panier. Cela veut dire qu’on est probablement à 5%. Mais d’où vient-il qu’un gouvernement, face à un problème aussi sérieux, attende l’aumône de l’étranger ? Alors qu’avec les ressources internes, nous pouvons financer cette reconstruction-là, ou du moins le début de cette reconstruction avec nos propres moyens. D’où vient-il qu’on soit capable de dépenser 600 milliards Fcfa pour organiser un tournoi de football et qu’on soit incapable de réunir 100 milliards pour faire arrêter une guerre ? Il faut quand-même expliquer ça aux Camerounais. Je me réjouis du fait qu’au moins 59 participants (députés, ndlr), ce constitue la majorité ou la minorité de blocage de l’Assemblée nationale qui est intervenue ce jour-là. Il y a beaucoup d’autres députés qui ont demandé la parole mais qui n’ont pas pu atteindre 8 heures d’horloge et qui sont malheureusement partis. Ça démontre simplement que c’est le problème le plus important que ce pays a depuis qu’on est indépendant, et donc, il faudrait que le gouvernement fasse quelque chose. Et encore une fois, je reviens sur les recommandations, car elles sont non négociables. Quand nous faisons des recommandations au gouvernement, il n’a aucun autre choix que de l’appliquer. Ce que nous souhaitons c’est qu’il l’applique le plus vite possible pour que ça puisse aider dans la résolution de ce conflit, donc la paix. 

Justement, vous êtes allé à contre-courant de plusieurs de vos camarades parlementaires en estimant qu’on peut rebâtir malgré les hostilités en cours. Notons au passage que le ministre a d’ailleurs indiqué que la persistance de l’insécurité constitue une des contraintes majeures de la reconstruction…
Je pense que le ministre est très bien placé, parce qu’avec autorité il a été dans tous les départements affectés par la guerre. Ce n’est parce qu’il y a du banditisme dans un quartier de Yaoundé qu’il faut absolument mettre le BIR autour de toutes les maisons. Il y a qui en auront beaucoup moins. Ce n’est pas parce qu’on a tué des enfants à Ekondo Titi que le projet de construction d’un pont dans l’arrondissement de Kotto doit s’arrêter. Ce n’est pas parce qu’on a tué des enfants à Ekondo Titi qu’il faille fermer toutes les écoles dans le Sud-Ouest demain matin. Ces enfants doivent aller à l’école. Encore une fois, ça fait partie de la reconstruction. Quand nous parlons de reconstruction, nous ne demandons pas qu’elle se fasse une fois qu’on a atteint la paix. Parce que la paix ne peut pas être atteinte si la reconstruction n’existe pas. Donc, remettre en place un système éducatif fait partie intégrante de la reconstruction. 

Alors, on ne peut pas dire que c’est lorsqu’on va arrêter de tuer des enfants qu’on va recommencer l’école. Parce que si les écoles sont vides, on ne va jamais tuer un enfant. Il faut bien qu’il y ait l’école pour pouvoir avancer. Si on dit qu’on va cesser d’aller à l’école jusqu’à ce qu’on ne tue plus. Mais dès que les enfants reviendront on va continuer à tuer. Au fond, ce qu’il faut comprendre c’est qu’il n’y a rien de plus important pour détruire une nation que l’éducation. 

Nelson Mandela de regrettée mémoire a été très clair : la meilleure façon de détruire une nation, ce n’est pas de jeter une bombe atomique, ce n’est pas d’envoyer des missiles Sol-Sol sur ce pays. C’est plutôt de porter atteinte à l’intégrité du système éducatif. Je ne parle pas spécialement du Nord-Ouest et du Sud-Ouest mais de tout un pays. Parce que du moment où on n’a plus une jeunesse qui a été éduquée, on n’a plus rien. Les routes ne servent plus à rien, les stades qu’on construit ne servent plus à rien si on continue à laisser la jeunesse du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dans des camps de réfugiés, dans des camps des déplacés internes et en dehors du système scolaire. Maintenant il est évident qu’il faut se donner les moyens, par exemple avec des militaires pour sécuriser les écoles, etc. Je suis choqué du fait que des jeunes soient tués à Ekondo Titi ou à Kumba il y a un an avec aucun militaire autour pour les protéger. Mais là est un autre débat. Mais le débat fondamental c’est que vous n’avez pas le droit, surtout si vous n’êtes pas concerné au premier chef, surtout si vous ne venez pas de la région et vous n’avez jamais daigné mettre un votre pied dans l’une des régions, et venir dire aux gens qu’ils doivent attendre la paix pour avoir droit au développement. 

On ne peut pas être doublement victime. On ne peut pas être victime de la violence, en même temps être victime du sous-développement. On ne peut pas dire aux Camerounais qu’ils n’ont pas le droit d’avoir le développement parce qu’un individu dans un village a décidé de tirer sur des militaires. C’est comme si on disait qu’on ne peut plus construire de routes ou donner de l’eau ni de l’électricité à Yaoundé parce qu’il y a eu un braquage au quartier Anguissa. C’est exactement ce que ces gens disent. Dans un pays normal, quand un député dit une grossièreté pareille par calcul politique, je pense qu’il devrait être déchu de son mandat. Mais s’il le dit parce qu’il est ignorant, il peut être pardonné.

Nul n’a le droit de dire que parce que Boko Haram tue les gens à l’Extrême-Nord, qu’on doit arrêter l’école ou qu’on ne doit plus construire des routes à l’Extrême-Nord, qu’on ne doit plus donner de l’eau, fournir de l’électricité. Il n’a pas ce droit-là ! C’est la raison pour laquelle je me suis levé avec force pour dire que quand vous prétendez être élu du peuple, élu de la nation, et vous osez dire des grossièretés pareilles, le minimum, au cas où vous le dites, c’est que vous vous excusiez et que vous vous êtes trompé. Ey si vous n’arrivez pas à vous excuser, il faudrait que le bureau siège pour vous démettre de votre mandat. Le devoir de l’État c’est d’apporter le développement aux populations. Le fait que mon voisin décide de tirer sur des policiers ou qu’il soit radicalisé dans l’Extrême-Nord et pose une bombe dans un marché ne doit pas donner de prétexte au gouvernement d’arrêter le développement dans toute une région. 

Et lorsqu’on député ose soutenir cela, alors nous savons ce que nous avons comme élus. J’en profite pour saluer ceux qui sont dans la reconstruction, dans les efforts, que ce soit dans l’Extrême-Nord, que ce soit dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, car ils ont compris dès le départ que le poison de la paix c’est d’arrêter le développement. Tant que les populations sont dans le désespoir du sous-développement, il n’y a aucune raison d’arriver vers la paix. Si 100% de jeunes n’ont aucun espoir de trouver un travail dans les 10 prochaines années, parce que quand un pont se casse on ne le remplace pas, quand l’école est incendiée et on ne la remplace pas, qu’est-ce que ces enfants font ? Ils prennent des armes. Parce qu’ils ne vont pas rester à la maison attendre 10 ans. Quand on a des politiques aussi limités qui n’arrivent pas que la reconstruction est un outil essentiel pour arriver vers la paix, je comprends pourquoi on a autant de problèmes.  

Les bailleurs de fonds semblent ne plus être emballés à l’idée de financer le plan…
Ce sont ces mêmes bailleurs de fonds qui hébergent ces mêmes terroristes. Quand un gouvernement se pointe chez un bailleur de fonds qui ne fait rien d’autre que de motiver des gens qui financent la guerre dans votre pays, pourquoi vont-ils vous donner de l’argent ? Ils n’ont aucune raison de vous en donner. Ça veut dire qu’ils sont contents. S’ils voulaient vous donner de l’argent, la première des choses qu’ils auraient faite c’est d’arrêter ceux qui financent le terrorisme chez eux. Mais ils ne le font pas. Ils attendent du Cameroun qu’on arrête tous les terroristes parce qu’ils ne sont pas de la même religion qu’eux, parce qu’ils ne sont pas de la même couleur de peau qu’eux. Mais quand nous demandons la même chose, ils nous parlent des droits de l’homme. Je ne pense qu’il y a eu des questions de droits de l’homme en Afghanistan, en Iraq, en Iran ou en Palestine. Il faut que le gouvernement camerounais prenne ses responsabilités. Le gouvernement camerounais ne peut pas compter sur des bailleurs de fonds pour arriver vers la paix. Parce que la plupart de ceux qui financent cette guerre sont à l’étranger, que ce soit Boko Haram, que ce soit les ambazoniens. Ils ont pignon sur rue, ils sont connus de tous. Ils ont même des chaînes de télévision qui émettent normalement. Mais comment on peut aller demander à un pays qui donne une autorisation de détruire votre pays de donner de l’argent pour reconstruire. C’est pourquoi à l’Assemblée, j’ai demandé au gouvernement de mettre les moyens qu’il faut. Si nous pouvons mettre autant de milliards dans la CAN, nous pouvons le faire pour la paix au Cameroun. 

Y a-t-il un problème de volonté politique, selon vous ?
Il y a un problème de volonté politique et surtout un problème exactement à l’image même des députés de l’opposition comme du pouvoir qui veulent faire croire au monde à dessein qu’il faut que la guerre s’arrête avant de reconstruire, comme si la reconstruction ne faisait pas partie d’un outil de paix. Si les députés peuvent déjà penser comme ça, cela veut dire qu’au niveau du gouvernement on pense comme ça et souvent ces gens sont des relais du gouvernement. Ceux qui ont été les plus bruyants pour demander un retour à la paix et une négociation avec des terroristes sont exactement les relais de ceux qui sont au gouvernement, qui gagnent leur pain, qui profitent de l’économie de la guerre aujourd’hui. Il ne faut pas se leurrer. Il faut dire les choses comme elles sont. Le lendemain de cette plénière spéciale, il y a eu quatre enfants tués, huit sous oxygène et une enseignante. Donc, il faut se dire que rien de ce qui arrive en politique est un hasard. Quand ça arrive, il faut se dire que les gens sont en train d’envoyer un message et il qu’on arrête de croire que on va arrêter cette guerre seulement en tuant les terroristes qui sont dans la brousse. Il faut tuer les terroristes qui sont au Parlement à Yaoundé, à Douala, tous ceux qui soutiennent cette guerre doivent être traités comme des terroristes et doivent être anéantis parce qu’ils sont là devant nous, on les a vus hier au Parlement. 

Au final, cette plénière constitue-t-elle une bouffée d’oxygène pour les élus du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et particulière ceux du SDF ?
Bien sûr, ce n’est pas la question qu’on a demandé d’inscrire, mais quand vous êtes dans d’un débat, si on vous donne le doigt, il ne faut pas refuser pour prendre la main. Il faut prendre le doigt et essayer de tirer pour prendre la main. J’ai dit lors du grand dialogue que les gens qui sont très contents que la guerre persiste dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ont dit que le grand dialogue était une du grand n’importe quoi. J’ai dit que c’était un petit pas dans la bonne direction et qu’il faut faire les autres pas qui suivent. 

Le premier pas que vous faites quand vous allez dans une maison c’est qu’on vous ouvre la porte. Mais le fait qu’on vous est ouvert la porte ne veut pas dire qu’on vous a laissé entrer. Le fait qu’on vous est ouvert la porte est un premier pas. Vous pouvez maintenant débattre pour entrer et discuter. Le grand dialogue est quelque chose qui doit être continuel exactement de la même façon que ce qui s’est passé mardi était un bon point d’entrée. Si pour la première fois la représentation nationale, les élus du peuple, ceux qui représentent avec le président de la République seul la souveraineté du Cameroun ont pu parler ouvertement sans contrainte, sans consigne d’un problème dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Extrême-Nord, et surtout la partie la plus importante parce que les gens veulent nous tirer en arrière sur les origines de la guerre, parler de l’origine n’apporte pas la paix. La chose la plus importante pour un élu est de chercher la paix. Une fois la paix rétablie, s’il faut chercher qui a provoqué la crise c’est un autre débat. Mais ce n’est pas en cherchant l’origine de la crise qu’on apportera la paix. 

Nous sommes dans une situation dans laquelle nous devons apporter la paix. Les gens doivent pouvoir sortir de leurs maisons et vaquer à leurs occupations sans crainte, pouvoir aller à l’école sans qu’on ne les tue. Si les élus ont pu s’adonner librement à cet exercice, c’est une grande avancée sur le blocage que nous avons depuis 6 ans. Maintenant, je suis le dernier qui dira qu’on a parlé mardi et ça s’arrête comme ça. C’est le début d’une discussion. Maintenant que nous avons pu le faire, faisons-le à chaque fois. Nous parlons du budget de l’État tous les mois quand nous sommes en session. Parlons aussi de nos problèmes sécuritaires tous les mois. Le véritable problème que nous avons c’est qu’il y a des gens qui veulent prendre le pays en otage avec des idées reçues. 

Le problème fondamental est que les gens ont faim. Quand un parent constate que la vie de sa descendance sera un peu plus difficile que la sienne, les problèmes commencent. Le problème politique n’est pas historique. L’histoire de 1961 n’est pas historique. Ni John Ngu Foncha, ni Muna n’ont acheté du pain à personne. Le problème fondamental est que les gens ont faim. Quand vous vous dites que vous allez régler le problème avec la frontière du Cameroun vous vous trompez. On devrait trouver du travail aux jeunes. Ce qui leur permettra d’avoir une vie aisée. Le problème ici c’est le système qui n’a jamais changé depuis la colonisation et aujourd’hui on accuse les données historiques. Tant qu’on ne s’attaquera pas au réel problème on tuera toujours les gens pour rien. Le problème en fait est le chômage et l’oisiveté. Si on pense qu’on peut signer des accords pour arrêter la guerre on se trompe. Il faut comprendre que le gouvernement ne fait pas assez. On ne peut pas dépenser des milliards pour l’organisation d’une CAN et pour bloquer la pandémie à COVID-19 et emprunter ailleurs pour stopper une guerre.

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