Commune de Dibombari : Vérités sur les accusations de détournements
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Selon des sources dignes de foi, une cabale bien ourdie semble avoir été orchestrée contre l’actuel exécutif communal de cette commune.

 Une réunion de communication interne s’est tenue vendredi 02 juillet 2021 dans la salle des actes de la mairie. Y étaient présent : le maire de la Commune de Dibombari, Justin Bejedi Ndame, avec à ses côtés le deuxième et le quatrième adjoint….et le personnel. Le but de cette rencontre : clarifier les accusations dont l’actuel maire de la commune de Dibombari fait l’objet au Tribunal Criminel Spécial et suite auxquelles certains cadres de la commune ont été cités à comparaitre à ladite juridiction.   Au cours de cette rencontre, Justin Bejedi qui n’a pas manqué de féliciter le calme et la sérénité dont a su faire preuve son personnel depuis le déclenchement de cette affaire, a apporté des clarifications et pas des moindres au sujet des chefs d’accusation dont il fait l’objet. Notamment les recrutements abusifs , la gestion opaque de la Mairie, le détournement des bons de carburants et des frais relatifs aux visites du Préfet,  la création des sociétés fictives entre autres.

Abordant la question des recrutements abusifs, le Maire estime qu’au lieu que les jeunes continuent à mendier quelques billets d’argent auprès de nos élites, il serait préférable de les sortir du chômage en leur offrant un emploi décent tel qu’il l’a promis dans sa politique de réinsertion socio-professionnelle des jeunes durant sa campagne de 2020. Non sans  réaffirmer son engagement envers les employés qui sont actuellement temporaires à la Commune mais aussi à travers des nouveaux recrutements tout en respectant la règlementation en vigueur et les besoins de service. Rencontrées les populations ne tarissent pas d’éloges à son endroit. « C’est quelqu’un qui a à cœur le développement. Il se soucie du bien-être des populations. Qu’importe cette campagne de sabotage organisée contre lui, c’est un homme du peuple », tranchent-elles.  A l’actif de l’actuel maire, l’on cite pèle mêle, une  radio communautaire qui a été créée par la mairie depuis août 2018 et qui fonctionne avec du personnel bénévole, les centres de santé ouverts par l’ancien maire avec du personnel bénévole également,  une gare routière à l’échangeur de Bekoko, carrefour des trois régions qui nécessite des agents municipaux pour en assurer la gestion. Bien plus les cinq carrières qui opèrent dans la commune de Dibombari et qui méritent d’avoir du personnel pour leur gestion. Last but not the least, le nouveau bâtiment de la mairie qui a été réintégré avec un besoin d’agents d’entretien et d’agents pour d’autres services pour ne citer que ceux-là.

A propos de la gestion opaque, il est reproché au maire de détenir par devers lui un quittancier dont les recettes ne sont pas reversées à la mairie. Ce que démentent formellement des sources proches de la mairie. « Le maire a toujours sollicité les deux agents principaux responsables de la gestion des quittanciers afin d’établir les quittances aux usagers. Il ne détient donc pas par devers lui aucun quittancier tel qu’ont laissé croire ces accusations », confie une source à la mairie. A titre d’exemple, poursuit ladite source, le maire Elongo Kingue croyait le piéger en envoyant un usager payer une taxe d’occupation temporaire de la voie publique pour une durée de cinq ans pour un montant de 3 500 000 Fcfa (trois millions cinq-cent-mille francs CFA). Chose curieuse, argue-t-elle, l’original de ladite quittance s’est retrouvé au Tcs où les juges ont demandé au receveur municipal l’authenticité de la pièce.

Et de poursuivre : « ce dernier affirme effectivement en détenir la souche, suite au versement qui a été enregistré dans la caisse de la commune auprès de M. Ndaki l’agent responsable de l’élaboration des quittances. Comment donc une quittance originale a pu se retrouver comme pièce à conviction lors d’un interrogatoire au Tcs alors même qu’elle était censée être détenue par un usager? »

Aussi est-il  également reproché au maire la gestion opaque des recettes de permis de bâtir et des carrières. A ce sujet, le maire affirme avoir fructifié lesdites recettes depuis le début de son mandat et qui sont passées au double contrairement aux chiffres réalisés par l’ancien exécutif. Comparativement aux recettes des mêmes permis de bâtir effectuées par l’équipe actuelle conduite par Justin Bejedi en 2020, et ce sur une période de neuf mois (de mars à décembre), l’on apprend qu’ une recette de 67 920 235 Fcfa (soixante-sept millions neuf-cent-vingt-mille deux-cent-trente-cinq francs CFA) pour des prévisions de 30 000 000 Fcfa (trente millions de francs CFA) soit un écart de plus de 37 000 000 sur les prévisions  donc plus du double des recettes attendues a été réalisée.  Comparativement à l’équipe de Justin Bejedi, qui affiche au bout de neuf mois c’est-à-dire de mars à décembre 2020, des recettes de 13 057 000 Fcfa (treize millions cinquante-sept mille francs CFA) soit un écart de plus de 7 millions sur les prévisions.

Quid  des détournements  de bons de carburant !

Selon les détracteurs du maire, le parc automobile de la mairie ne dispose que d’un seul véhicule laissé par l’ancien maire alors même qu’à l’entame de son mandat en mars 2020, le Maire Justin Bejedi a trouvé trois engins en panne et a pu réparer le compacteur et la pelle chargeuse qui ont fonctionné toute l’année. « Par ailleurs, la mairie dispose de deux véhicules de services, d’un pick-up, d’un tricycle, de  deux motos et de la voiture du maire qui sont en service permanemment et qui nécessitent du carburant. Les mêmes accusateurs estiment que l’argent relatif aux visites du Préfet aurait été utilisé à d’autres fins alors même que le Préfet n’a effectué aucune visite officielle à Dibombari au cours de l’année 2020. Le Préfet a effectué trois visites officielles dans la commune de Dibombari au courant de l’année 2020. Une première visite les 23 et 24 janvier 2020 à la veille du lancement de la campagne électorale pour le double scrutin législatif et municipal du 09 février 2020, alors même que Justin Bejedi n’était pas encore élu maire. Sa  deuxième visite remonte en date du 27 juillet 2020 lors de la désignation des chefs de groupements de Bomono Ba Jedu et  Bomono Ba Mbengue. La troisième visite du Préfet quant à elle était en date du 19 décembre 2020 à l’occasion de la session budgétaire du conseil municipal de la commune de Dibombari », tient à préciser une source au Messager.

Qui, parlant des sociétés écrans et fictives qui appartiendraient au maire et qui gagneraient la quasi-totalité des marchés dans la commune, tient à faire certaines révélations : « au moins 70% des entreprises qui gagnent des marchés dans la commune existent et travaillent bien avant son arrivée. L’un de détracteurs du maire, en la personne de Mpessa Benjamin, a permis à sa copine et mère de son fils de gagner deux marchés en octobre 2020 à la commune de Dibombari, lorsqu’il était encore représentant du Maire à la commission de passation des marchés preuve que le maire n’a rien à voir avec les marchés en passation dans sa commune parce qu’étant chef d’entreprise et homme d’affaires bien avant même d’être maire », confie-t-elle.  Au regard de toutes ces clarifications, ces accusations de détournements et de gestion opaque ne ressemblent-elles pas à s’y méprendre à une cabale bien ourdie ? A chacun de faire sa propre religion. 

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