Crise anglophone : Les députés reparlent du drame de Ngarbuh
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Les trois militaires clairement identifiés comme auteur de ce massacre sont incarcérés à la prison militaire de Yaoundé. La prochaine audience est prévue le 15 avril 2021. 

Les images insoutenables du massacre de Ngarbuh du 14 février 2020 restent présentes dans les esprits. Plus d’un an après cette tuerie, les émotions sont toujours aussi vives tant au sein de la population qu’au parlement. Le bilan était lourd et horrible. Plusieurs personnes avaient été brutalement arrachées à la vie parmi lesquelles les enfants. Des députés de la 10ème législature ont tenu à avoir une idée claire de la suite de l’enquête qui avait été ouverte dans le but de dégager les responsabilités. Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef), Joseph Béti Assomo, s’est expliqué le 1er avril dernier à l’Assemblée nationale à l’occasion de la session plénière.

Il ressort de ses éléments de réponses que, « Les trois militaires qui ont été clairement identifiés comme auteur de ces tueries ont été mis aux arrêts. Ils sont en détention préventive à la prison militaire de Yaoundé. La procédure de leur jugement a déjà été enclenchée. La prochaine audience est prévue le 15 avril prochain ». Les familles des victimes ont été dédommagées. Une stèle en hommage aux victimes a été construite. Elle a d’ailleurs été inaugurée le 03 février dernier par le gouverneur de la région du Nord-Ouest, à en  croire le Mindef. 

Face à la situation d’insécurité qui prévaut dans cette partie du pays, le président de la république a décidé de créer un détachement de l’armée de terre, de la marine et de la gendarme à Ngarbuh. « Nous avons à faire à deux types de menaces : la menace des sécessionnistes et la menace des bandes armées. Il y a également des conflits inter tribaux dans la zone avec les bororos et les autres populations. Nous devons veiller au grain parce qu’il y a des affrontements qui aboutissent à des morts d’hommes », a précisé Joseph Béti Assomo devant les députés. Il y a également des conflits entre les agriculteurs et les éleveurs qui font que, pour des questions de pâturage, le bétail va parfois détruire les cultures ; ça aboutit parfois à des affrontements armées et sanglants.

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