Réunion de l’opposition à Yaoundé : Le film d’une interdiction manquée
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Le sous-préfet de Yaoundé 1er a tenté d’empêcher la conférence de presse de sept partis politiques vendredi au siège de l’Udc à Yaoundé. Après des échanges avec sa hiérarchie, tout est revenu dans l’ordre. 

Le rez-de-chaussée de l’immeuble abritant le siège de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) à Yaoundé au lieu-dit montée Anne-rouge était noir de policiers le vendredi 1er avril 2021. Ce n’était pas un poisson d’avril comme certains ont laissé entendre. La scène était bien réelle. Elle a réussi à créer un embouteillage inhabituel à cet endroit réputé pour ses boutiques de haut standing. Ce déploiement spontané trouvait son explication au sein de l’immeuble. 

Une coalition composée de sept leaders des partis politiques s’apprêtait à donner une conférence de presse au sujet du code électoral. Prévue pour débuter à 14 heures, elle a pris un retard considérable. La cause était administrative. Le souspréfet de Yaoundé 1er a débarqué dans la salle au moment où l’évènement se mettait en branle. L’administrateur civil est venu en personne, selon ses dires, s’enquérir de la conformité de cette réunion. 

Maurice Kamto, Cabral Libii, Joshua Osih, Pierre Kwemo… tous assis autour de la table n’ont pas été ébranlés, au contraire. Chacun transpirait la sérénité car des scènes pareilles ne sont pas rares. Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya a convié le Sous-Préfet dans un bureau attenant à la salle de conférence pour des échanges loin de la presse dans le but de ne pas « se livrer en spectacle ». Entre temps, le président du Mrc, de l’Ums et le 1er vice-président du Sdf, l’honorable Joshua Osih, sont repartis à bord de leurs différents véhicules. 

Après des conciliabules, l’administration a jugé bon de laisser la conférence se tenir. L’honorable Joshua Osih n’est plus revenu car il devait être reçu par le Haut-Commissaire du Canada au Cameroun. C’est finalement aux environs de 16 h que la conférence a débuté. « Nous avons cru devoir faire en sorte que le préfet prenne connaissance du communiqué de nos travaux », a expliqué le maire de la commune de Foumban après des conciliabules. En réalité, la conférence de presse du 1er avril avait pour objectif de rendre public les résultats d’un long travail effectué à la veille ; lequel travail n’avait pas fuité. « On avait le choix de publier le communiqué final de nos travaux. On a préféré une conférence de presse pour exposer clairement nos intentions », a renseigné un membre d’un parti politique présent. En effet, les 07 partis signataires sont animés par un idéal : la modification du code électoral afin de le rendre crédible aux yeux de tous. Pour eux, seules les règles de jeu justes et équitables sont à même de crédibiliser une élection et éviter toute contestation. 

« Les Camerounais ne doivent pas se dire que la transition par la paix est impossible. Nous sommes là pour un code électoral consensuel ; où tout le monde se retrouve ; où tout le monde adhère », a expliqué Tomaïno Ndam Njoya. Il est question de « travailler à la mise en place d’un système électoral nouveau ou amendé pour la stabilité et la prospérité de notre pays », a commenté Cabral Libii.

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