Mrc : What next ?
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L’agenda politique de Maurice Kamto en 2020 était connu : lancer la phase III du « Plan national de résistance », qui devait consister à « mettre tout en oeuvre pour obtenir la libération, dans les meilleurs délais possibles, de [ses] camarades, militants et sympathisants, prisonniers politiques encore injustement détenus » ; « assurer la réussite du boycott du double scrutin prévu le 09 février 2020 », car, estimait-il, la tenue de ces élections allait conduire « à une impasse » et aggraver le conflit armé dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, « autant que les tensions politiques dans le pays ».

Dans son adresse à la nation, le 31 décembre 2019, il avait juré qu’« au cas où le pouvoir passerait en force, comme à son habitude », deux types d’actions allaient être engagées : « mobiliser la population afin qu’elle fasse entendre ses revendications par toutes les voies pacifiques ; accentuer l’action internationale à tous les niveaux pour une implication effective et plus efficace de la communauté internationale et des principaux partenaires bilatéraux du Cameroun dans le règlement des crises multiformes qui le frappent gravement, en particulier la crise humanitaire dans le NoSo ».

A l’heure du bilan, il apparaît clairement que le président du Mrc et son parti n’ont réussi à poser aucun acte d’éclat, si ce n’est d’avoir boycotté, à leurs propres dépens, les échéances électorales respectives prévues cette année. Officiellement et en dépit des intimidations du gouvernement qui maintient une épée de Damoclès au-dessus de sa tête, Maurice Kamto n’a pas renoncé à son fameux « Plan national de résistance », qui devrait être à sa phase III s’il est relancé dans les jours à venir. A nouveau libre de ses mouvements, ce qui, théoriquement lui laisse une certaine marge de manoeuvre, que fera-t-il de cette liberté ? L’on note, du reste, que la crise anglophone dont la résolution fait partie de ses principales revendications à côté de la réforme du système électoral, semble encore loin d’être terminée.

Par ailleurs, nombre de hauts cadres du Mrc, à l’instar du premier vice-président Mamadou Mota, du trésorier national Alain Fogue Tedom, du porte-parole Olivier Bibou Nissack, entre autres, sont toujours derrière les barreaux. Logiquement donc, la poursuite de la lutte pour leur libération devrait être le chantier le plus immédiat du leader du Mrc, et la structuration des prochaines manifestations, le suivant.

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