Une journée sans radio suivie à la lettre à N’Djamena
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Plus de quarante radios privées étaient en grève mardi au Tchad, une journée qui marquait la date anniversaire de la prise du pouvoir par le régime actuel. Cette décision faisait suite aux agissements de la police nationale vendredi dernier contre des journalistes des médias privés.

Une journée sans radio pour protester contre la violation des locaux de trois radios privées à N’Djamena et l’interdiction d’accès à la maison des médias du Tchad, une structure mise en place par les organisations professionnelles des médias. Vendredi, les journalistes de ces médias ont été brutalisés dans leurs lieux de travail, séquestrés et arrêtés avant d’être libérés.

Selon les responsables du service de sécurité, c’est une confusion de la part des éléments de la police qui cherchaient les organisateurs d'un forum citoyen interdit par le gouvernement.

Une quarantaine de radios sur l’ensemble du pays ont observé ce mot d’ordre du bureau exécutif de leur organisation, a affirmé une source journalistique de Ndjamena. Seule la radio de l'Etat a pu émettre. Même les radios proches au pouvoir actuel ayant respecté le mot d'ordre de boycott.

Le président de l’Union des journalistes tchadiens, Abbas Mahamoud Tahir, soutient la journée sans radio et appellait ainsi les journalistes à être solidaires dans leur lutte.

Lundi, Reporters sans frontières (RSF) a, dans un communiqué, condamné sans réserve « les méthodes brutales ayant visé » cette radio privée et « l’arrestation d’une trentaine de journalistes qui s’y trouvaient ».

Cette organisation a appelé les autorités tchadiennes à laisser les journalistes exercer librement leur travail « dans un contexte de menaces importantes contre la presse indépendante ».

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