CAMEROUN :: Sécurité : Des bandes armées non identifiées mises en déroute à l’Est :: CAMEROON
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  • Repères : Gustave EPOK
  • samedi 04 juillet 2020 13:12:00
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CAMEROUN :: Sécurité : Des bandes armées non identifiées mises en déroute à l’Est :: CAMEROON

Depuis peu, la sécurité des personnes et leurs biens est garantie en zone transfrontalière avec la Républicaine centrafricaine (RCA), grâce aux efforts conjugués des autorités administratives, des forces de défense et de sécurité et des populations locales.

«Le phénomène d’insécurité ambiante n’est désormais plus qu’un lointain et triste souvenir dans le département du Lom et Djerem, et notamment dans la localité transfrontalière de Garoua-Boulaï. En effet, les incursions des bandes armées très souvent non identifiées et provenance de la RCA voisine ont drastiquement chuté. Les paisibles citoyens vaquent, plus que par le passé, à leurs activités quotidiennes sans la moindre crainte. On n’entend plus parler du phénomène récurrent d’enlèvement de personnes à mains armées avec demande de forte rançon, vol du bétail, assassinat et autres ».

C’est le témoignage fait par un habitant du quartier Sabongari, dans la ville de Garoua-Boulaï en ce début du second semestre de l’année 2020. Cet homme ayant requis l’anonymat est un témoin oculaire des affres imposées aux populations par le phénomène de l’instabilité politique en RCA voisine et son corollaire de dégâts collatéraux dans sa ville natale entre 2013 et 2016. Si la tendance a pu être renversée, c’est grâce à la volonté manifeste des pouvoirs publics de garantir et d’assurer la sécurité des personnes et leurs biens.

Pour rétablir l’ordre et la sécurité, le haut commandement de nos forces de défense et de sécurité a dû redéployer ses troupes sur le terrain avec la création de nouvelles unités territoriales opérationnelles, à l’exemple du Groupement polyvalent d'intervention de la gendarmerie nationale (Gpign) et du Bataillon d’intervention rapide (BIR) dont les éléments abattent un travail remarquable sur ce front Est du pays.

Avec l'implication des autorités administratives de base et la collaboration des forces vives locales, une nouvelle ceinture de sécurité a été élaborée et les résultats sont à la hauteur de la riposte contre les fauteurs de troubles. Comme à Garoua-Boulai, toutes autres unités administratives du département du Lom et Djerem font l’objet d’une attention particulière du gouvernement de la République. A Ngoura, Bétaré-Oya, Mandjou, Diang, Bélabo, Bertoua 1er et Bertoua 2ème, c’est le son de cloche.

La paix et la stabilité règnent. « Tout est calme et la sécurité règne malgré qu’il n’existe pas de risque zéro », renseigne une source sécuritaire. Mais pour éviter toute surprise négative d’autant plus que les ennemis de la paix ne dorment pas, les différents responsables chacun en ce qui le concerne travaillent en synergie dans le cadre du renseignement prévisionnel afin de repousser jusqu’à leur dernier retranchement, les personnes malintentionnées.

Comité de coordination opérationnelle

Autour du préfet du département du Lom et Djerem le 01er juillet 2020, les huit sous-préfets et l’ensemble des responsables des différentes unités des forces de maintien de l’ordre et de la paix. Pour le compte du premier semestre de l’année en cours, Yves Bertrand Awounfac Aliénou et son état-major ont passé au scanner l’état de santé de cette vaste et importante unité administrative, au regard de sa situation géostratégique. C’est la porte d’entrée et de sortie des régions septentrionales et méridionales du pays. Le passage des corridors Douala-N’Djamena et Douala- Bangui donne accès aux pays voisins. De plus, Bertoua est le chef-lieu de la région de l’Est, une ville en pleine mutation. Plusieurs chantiers voulus et prescrits par le chef de l’Etat sont en cours de mise en oeuvre pour l’amélioration des conditions de vie des populations locales.

Voilà qui attire comme du miel des abeilles les convoitises de toutes sortes et les ennemis tapis dans l’ombre. Jaloux de ces acquis, il est question de protéger ces populations et l’ensemble des grands chantiers. Au bout de la séance de travail tenue à l’hôtel de ville de Bertoua 1er, l’on retient que le département du Lom et Djerem se porte bien dans tous les plans. « Cette rencontre nous a donné l’opportunité d’évaluer de façon exhaustive la situation générale et précisément sur le plan sécuritaire dans le Lom et Djerem. A la fin de ces travaux, nous retenons que notre département a connu un calme relatif pendant cette période (janvier à juin 2020 Ndlr).

On peut aussi constater que l’ensemble des services publics, parapublics et privés installés dans cette unité administrative ont fonctionné dans la quiétude tout comme les populations s’occupent sereinement de leurs activités. En somme, le Lom et Djerem se porte bien », a précisé l’autorité préfectorale malgré la pandémie du COVID-19 qui impacte négativement le tissu économique local et tous les autres secteurs de la vie. Dans le cadre de la prévention de cette pandémie ravageuse, la sensibilisation reste de mise et l’application des mesures barrières et le respect des règles d’hygiène édictés par le gouvernement sont en vigueur.

Poches de résistance

Malgré tous ces efforts consentis par les autorités administratives, les responsables des forces de maintien de l’ordre et de sécurité en collaboration avec les citoyens de bonne foi, certaines pratiques font de la résistance dans le Lom et Djerem. En effet, cette unité administrative connait des menaces certaines telles que le grand banditisme, le trafic des ossements humains et la consommation des stupéfiants en milieu jeune à l’exemple du chanvre indien et du tramadol.

Ces différents phénomènes ont pignon sur rue et peinent à être combattues avec la dernière énergie. Les autorités compétentes gagneraient à redoubler d’ardeur au travail pour réduire à néant ces fléaux notamment le trafic des ossements humains qui prend une allure inquiétante à Bertoua, Mandjou, Ngoura, Bétaré-Oya et Garoua-Boulaï. Ce sont là, les fiefs du sale business dans le Lom et Djerem.

04juil.
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