CAMEROUN :: Voyager pour le Noso : Un parcours de combattant :: CAMEROON
CAMEROUN :: Voyager pour le Noso : Un parcours de combattant :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: SOCIETE CAMEROUN :: Voyager pour le Noso : Un parcours de combattant :: CAMEROON
  • Mutations : Rosette Ombessack
  • jeudi 12 septembre 2019 14:23:00
  • 2057

CAMEROUN :: Voyager pour le Noso : Un parcours de combattant :: CAMEROON

Avec l’amplification des « villes mortes » le 2 septembre dernier, les passagers en partance de Yaoundé n’ont plus que les weekends pour se rendre à Buea et Bamenda.

Se rendre dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest (Noso) est de plus en plus difficile depuis le 2 septembre dernier, jour de rentrée scolaire. Les sécessionnistes qui avaient déclaré jusqu’alors les villes mortes uniquement les lundis, ont annoncé cette fois-ci trois semaines successives de « lockdown ». « Les véhicules en partance pour le Sud-Ouest ne circulent que le weekend », fait savoir le responsable d’une agence de voyage, située à Mvan, qui fait la ligne Yaoundé/Buea. Toutefois, en semaine, les responsables de cette agence font des chargements en direction de Douala. « De lundi à vendredi, nous proposons à nos clients d’emprunter nos véhicules pour Bonabéri. A Douala, ils pourront trouver d’autres occasions pour le Sud-Ouest », explique le responsable.

Il est environ 10h lorsque des passagers arrivent à ladite agence. Ils veulent se rendre à Buea, pour certains et à Kumba, pour d’autres. Apparemment, d’aucuns n’ont pas vent de ce qu’il est interdit d’entrer en semaine dans lesdites zones. « Qu’est-ce qui ne va ? Pourquoi il n’y a pas de véhicule pour Buea, alors que nous sommes mardi ? », Interroge une dame en pidgin (une langue locale de la zone anglophone). Le responsable de l’agence qui leur donne quelques explications, les persuade de prendre le gros porteur stationné à l’entrée, sur le point de partir à Douala. Le portail des camerounais de Belgique. C’est finalement malgré elle que la dame accepte le processus. « Je n’ai vraiment pas le choix. Mais, ça ne m’enchante pas », maugrée-t-elle.

Dans une autre agence de voyage qui fait la même ligne, située à quelques encablures de la précédente, des coasters vides sont stationnés. « Nous avons essayé, en vain de persuader nos clients de voyager d’abord pour Douala, avant de trouver une occasion pour le Sud-Ouest », confie le responsable de cette agence de voyage. Poursuivant celui-ci, « lundi, nous avons enregistré des passagers dès 6h du matin. Ce n’est qu’à 13h qu’ils ont pu démarrer. Nous n’avons pas de clients. Les clients ne supportent pas une attente aussi longue, étant donné qu’il y a assez d’agences de voyage connues pour faire la ligne Douala/Yaoundé», explique ce chef d’agence de voyage.

A Biyem-Assi où se trouvent les agences de voyage qui vont dans le Nord-Ouest, à Bamenda c’est quasiment le même son de cloche. « Nous sommes obligés de charger en semaine pour l’Ouest. Et nos clients prennent une autre occasion pour se rendre au Nord-Ouest », fait savoir un responsable. Ce dernier se plaint du fait que les gens sont habitués d’emprunter d’autres agences de voyage pour se rendre à l’Ouest. « Nous n’avons pas des clients. Les passagers en partance de la région de l’Ouest ont leurs agences fidèles». En attendant la fin des trois semaines de « lockdown », les passagers en direction du Noso ne savent à quel saint se voué, surtout en semaine.

12sept.
Lire aussi dans la rubrique SOCIETE

canal de vie

Vidéo