France: Lettre ouverte du CCD à M. Emmanuel MACRON, président de la République Française
France: Lettre ouverte du CCD à M. Emmanuel MACRON, président de la République Française
 
FRANCE :: POLITIQUE
  • Correspondance : Charles Lebelge
  • vendredi 25 janvier 2019 12:41:00
  • 5011

France: Lettre ouverte du CCD à M. Emmanuel MACRON, président de la République Française

Objet : Demande d’un appel crucial au respect des droits et de la souveraineté du peuple camerounais

M. le Président,

Le Peuple Camerounais, violé dans son droit et dans sa chair à l’issue des élections présidentielles du 07 octobre 2018 qui se sont soldées par le braquage électoral le plus scandaleux de l’histoire de la démocratie moderne, abusé et meurtri depuis près de 37 ans et présentement assassiné - depuis trois ans- dans les régions anglophones du pays par une dictature destructive et répressive responsable de la décrépitude sociale, économique et culturelle de notre nation, s’emparera des rues de son territoire le 26 janvier prochain pour protester contre le hold-up électoral, pour exprimer sa colère face à cette répugnante violation de notre souveraineté, et pour demander au président illégitime et illégal Paul Biya et son gouvernement de prévaricateurs de quitter le pouvoir qu’ils occupent par effraction depuis le 07 octobre 2018.

Cette mobilisation nationale sera soutenue et accompagnée par les ressortissants camerounais résidant dans les quatre coins du monde et particulièrement en France à travers des manifestations qui se tiendront à la même date du 26 janvier 2019.

Eu égard aux relations anciennes d’amitié qui lient la France et le Cameroun nous vous demandons solennellement, M. le Président Macron de veiller à ce que le gouvernement camerounais respecte le droit fondamental, protégé par la constitution camerounaise et les instruments internationaux, du peuple camerounais à manifester librement et pacifiquement le 26 janvier 2019 pour demander le respect du résultat des urnes et de sa souveraineté.

Il y a des chances que votre intermédiation prospère dans la mesure où ce régime dictatorial et entêté a cependant une phobie de l'interpellation par les Institutions internationales et les pays membres du Conseil de Sécurité de l’ONU. L'exemple le plus illustratif étant celui du 06 novembre 2018 date à laquelle le Conseil des Camerounais de la Diaspora ( CCD ) par la voix de son Président M. Robert WAFFO WANTO, vous avait appelé, au cours d’une manifestation parisienne de protestation contre la prestation de serment de ce régime usurpateur, à sommer M. Biya de libérer instamment le Président élu M. Maurice KAMTO qui venait d'être séquestré par la police camerounaise, sous peine d'un embrasement généralisé. Ce qui fut fait dans l'heure qui a suivi.

Monsieur le Président, cela nous laisse à penser que M. Biya malgré ses errements, sait éviter la ligne rouge tracée par les Instances internationales et les pays membres du Conseil de Sécurité de L'ONU.

C’est la raison pour laquelle nous vous sollicitions pour éviter au peuple camerounais la répression aveugle projetée par le BIR, cette milice armée du régime de Yaoundé. Une répression contre les populations civiles qui entendent jouir pacifiquement de leur liberté de manifester n’est-elle pas une violation criminelle des principes et fondements de la démocratie ? Nous pensons que notre pays actuellement à feu et à sang dans les régions anglophones est de manière générale fragilisé et précarisé par l’incapacité à gouverner de M. BIYA qui se plaît à multiplier les foyers de carnage.

Nous les ressortissants camerounais résidant en France resterons vigilants vis-à-vis de toute entrave à la bonne exécution de cette mobilisation nationale et si par malheur le gouvernement illégitime et illégal de Paul Biya recourrait à la force pour bâillonner, séquestrer, opprimer, torturer, écraser, tuer le moindre Camerounais au cours de l’exercice de son droit constitutionnel à manifester librement le 26 janvier 2019, nous nous trouverions dans la contrainte morale de voler au secours de notre peuple meurtri.

Nous osons croire que vous saurez une fois de plus accorder une attention très particulière à notre démarche et par anticipation nous vous en savons gré et vous prions de recevoir Monsieur le Président de la République française la profondeur de notre très haute considération.

Pour le CCD

Le SG : Charles Lebelge JOMBI

Le Président : Général Robert WANTO

25janv.
Lire aussi dans la rubrique POLITIQUE

canal de vie

Vidéo