Cameroun, Ebolowa: Il entretient des rapports sexuels avec sa fille :: CAMEROON
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  • Quotidien Le Jour : Jérôme Essian
  • mardi 15 janvier 2019 16:57:00
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Cameroun, Ebolowa: Il entretient des rapports sexuels avec sa fille :: CAMEROON

Le chef traditionnel condamne le coupable à 100 coups de fouets. La tenue des palabres a eu lieu samedi, 12 janvier 2019 au village Nto’olô par Ebolowa. Kota Bidô’ô, 35 ans environ, enchaîné devant la cour. Son crime, avoir entretenu des rapports sexuels avec sa fille adoptive de 14 ans.

Et pour cet acte ignoble, son épouse Salomé Abeng, mère de la fille en question demande le divorce. En présence de sa majesté Odim Sessolé, des notables et d’une foule de curieux, la tenue des palabres pouvaient commencer.

Laure Nkô’ô, 14 ans, raconte que son père adoptif, époux de sa mère biologique entretient des rapports sexuels avec elle depuis l’âge de 9 ans. Agé de 14 ans à ce jour, Laure déclare que leur dernier rapport sexuel remonte à trois mois.

D’après les témoignages des membres de la famille,les faits remontent il y’a 12 ans.Kota Bidô’ô contracte un mariage sous le régime monogamique avec Salomé Abeng, qu’elle trouve avec un bébé de deux ans en la personne de Laure.

L’épouse arrive au village Nto’olô avec son bébé, et tout se passe bien jusqu’au moment où Laure a 9 ans. Kota Bidô’ô que le chef du village trouve très sensuel n’est toujours pas satisfait sexuellement par son épouse, que sa majesté Odim Sessolé qualifie de frigide.

D’ailleurs, Salomé reconnaitra elle-même devant la cour qu’elle n’est pas une chienne pour satisfaire aux pulsions sexuels de son partenaire. Ce qui va donc pousser l’homme à se rabattre sur sa fille adoptive et entretenir des rapports sexuels avec elle.

Comme ce genre d’affaires se cache difficilement, certains membres de la famille commencent à suspecter le parent et l’enfant jusqu’au moment où le scandale éclate au grand jour.

Salomé Abeng, l’épouse plie ses bagages et se refugie dans son village en compagnie de sa fille. Quelques années plus tard, Kota Bidô’ô se rend au village de son épouse pour la reprendre. Après moult conciliabules, Salomé consent de revenir vivre avec son époux, « par amour pour ses enfants », confie-t-elle. Elle croit également que son époux a changé entretemps.

Que non ! La relation entre Laure sa fille biologique et son époux repart même de plus belle à en croire l’entourage. D’après les membres de la famille, la fille adoptive est presque devenue la deuxième épouse de Kota Bidô’ô, donc, rivale de sa mère biologique. Salomé Abeng relate donc que, « c’est après avoir trop supporté cette situation, croyant
que mon époux allait changer que j’ai décidé de saisir la cour pour demander le divorce ».

Samedi, 12 janvier 2019, parole a donc été donnée aux notables, aux parents et aux neveux dans la pure tradition Bulu en matière de règlement traditionnel de litige, sous la clairvoyance de sa majesté Odim Sessolé.

Dans leurs différentes interventions, les uns donnant tort tantôt à la femme d’être revenue au foyer après le rapport découvert entre son mari et la fille, les autres condamnant la fille de n’avoir pas crié pour alerter les membres de la famille lors du premier rapport, et même d’avoir pris goût.

Au terme des interventions des uns et des autres, la dernière parole synonyme de sentence finale est revenue à sa majesté Odim Sessolé, dépositaire de la sagesse ancestrale. 100 coups de fouets à infliger au père adoptif pour son acte ignoble et 50 à la fille pour n’avoir pas crié pour s’opposer aux rapports sexuels avec son tuteur.

15janv.
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