Maroc- Cameroun:: Le Refela projecte des villes Africaines sans enfants de la rue. :: MOROCCO
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MAROC :: SOCIETE Maroc- Cameroun:: Le Refela projecte des villes Africaines sans enfants de la rue. :: MOROCCO
  • Correspondance : Shialé Nagha
  • dimanche 25 novembre 2018 13:57:00
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Maroc- Cameroun:: Le Refela projecte des villes Africaines sans enfants de la rue. :: MOROCCO

Le réseau piloté par Célestine Ketcha Courtès a signé un accord pour cette campagne avec son Altesse Royale la princesse Lalla Meryem .

« Ce qui est important ce n’est pas le monde que nous laissons à nos enfants, mais plutôt les enfants que nous laissons à ce monde ». Son Altesse Royale la princesse Lalla Meryem

« La charité est l'un des meilleurs investissements que nous pouvons faire dans notre avenir commun », a déclarait Ban Ki-moon, à l'occasion de la Journée internationale de la Charité. Le Secrétaire général des Nations Unies, faisant ainsi remarquer que le monde connait maintenant une augmentation spectaculaire de la philanthropie dans les pays en développement. En Afrique, le 8ème Salon des Africités a donné naissance ce 24 Novembre 2018 au lancement officiel par la Princesse Lalla Meryem de la campagne des villes Africaines sans enfants de la Rue. Pour la princesse Marocaine et par ailleurs présidente de l'Observatoire national pour les droits de l'enfant au Maroc , accepter d’accompagner cette initiative du Refela lancée à ce 8ème Sommet Africités qui réunit plus de 5.000 gouverneurs, maires, élus locaux et personnalités onusiennes, représente un véritable changement de paradigme en partant des territoires et d'une approche décentralisée et de proximité. Mme Bazir (Directrice exécutive de l'Observatoire national pour les droits de l'enfant au Maroc) a fait observer à ce propos que cette initiative, qui met l'enfance au cœur de la politique urbaine, ne représente pas une campagne passagère où un événement ponctuel, mais traduit une mobilisation et un engagement effectif et opérationnel des villes pour la mise en place d'un plan d'action et de mécanismes de protection qui s'appuient sur des indicateurs de mesure de performance.

Si jusqu’ici, Le souci des femmes maires élues locales du Refela (Réseau des femmes élues locales d’Afrique) d’œuvrer pour le bien être des populations dont elles ont la charge est de notoriété internationale, Célestine Ketcha Courtès, la présidente du réseau, réélue à Africité 8 , a permis au monde entier de comprendre qu’à coté des attributs de Maire que portent les femmes du Refela, la mission de Mère à coté de celle de Maire, oblige chacune d’elles à être philanthrope. « Comment comprendre que sur les 120 millions d’enfants des rues dans le monde, il en est que plus de 30 millions survivent dans Notre continent » S’interrogeait la présidente du Refela avant de marteler que ce qui est surprenant est que l’Afrique qui dans sa culture recommande aux oncles, tantes, grand-pères, cousins neveux et autre de constituer une famille, compte aujourd’hui un enfant des rues sur quatre recensés dans le monde.

Célestine Ketcha Courtes, maire de Bangangté et présidente du Refela , du haut de la tribune de la salle des plénière du 8eme salon Africités a reconnue « qu’un enfant dans la rue est la faillite d’une société, un échec pour la société dans laquelle vie l’enfant », exprimant ainsi l’engagement des femmes du Refela en qualités de Maires et Mères, d’agir à partir des différentes villes africaines à traves la campagne qui met l'enfance au cœur de la politique urbaine, afin qu’il ne s’agissent pas d’une campagne passagère où d’un événement ponctuel. En évoquant les efforts consentis au Cameroun dans le social et saluant l’humanisme mis par Paul Biya au centre de son septennat, le maire de Bangangté a souhaité que l’engagement et la mobilisation effectif du Refela et du CGLUA rendent opérationnel ce programme dans les villes africaines, afin que d’ici à 2020, à la pré évaluation des ODD, les premiers résultats obtenus bougent le monde.

Ainsi, le Refela a officiellement exprimé sa gratitude au Maroc et particulièrement au Roi Mohammed VI, qui par sa vision a décidé selon Lamia Bazir la Directrice exécutive de l'Observatoire national pour les droits de l'enfant (ONDE) du Maroc, non seulement de généraliser l'initiative "Rabat, ville sans enfants en situation de rue" à l'ensemble des villes du Royaume, mais aussi de partager sa politique d’investissement dans le citoyen Africain, en soutenant à travers la princesse Lalla Meryem, la campagne panafricaine "Pour des villes sans enfants en situation de rue".

Le futur de l’Afrique …

Marrakech 2018 donne au Refela d’ouvrir une nouvelle page dans son registre des actions visant le bien être à la base des citoyens africains. S’adressant aux présent et aux absents, le discours du Roi Mohammed VI prononcé par la princesse Lalla Meryem a laissé comprendre qu’«Il nous appartient à nous tous, Africains, de mettre à profit le partenariat mondial autour de cet Agenda pour avancer sur le chemin du développement durable et de l’épanouissement de la population et, particulièrement de l’enfance.

En réalité, ce défi est à notre portée ; il requiert une prise de conscience, une approche d’action cohérente et inclusive, ainsi qu’une mobilisation des élus et responsables, immédiate et efficace, afin que soit garanti le droit de chaque enfant.

La place des enfants se trouve dans les écoles, et non dans les rues. Nous réaffirmons que l’éducation des enfants est une priorité absolue, car c’est aussi par elle que commence leur protection. »

Selon les différents messages et projections vidéo diffusés à cette cérémonie officielle, il ressort que l’avenir de nos villes et de nos nations dépend de ce que nous offrons aujourd’hui à nos enfants. Au nom du Refela, Célestine Ketcha Courtes a rappeler que nos enfants en situation de précarité ne sont pas invisibles, ils sont présents et ils sont aussi le Futur. Selon le Roi du Maroc, « Sans protection de l’enfance africaine, l’Afrique ne saura relever le défi de son émergence. Sans protection renforcée des générations futures, l’Afrique ne pourra tirer bénéfice de son dividende démographique. L’heure est à l’action. Il nous appartient de rendre les villes africaines véritablement dignes de leurs enfants ».

25nov.
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