Une femme est tuée toutes les 72 heures au Cameroun
CAMEROUN :: REVUE DE PRESSE

Une femme est tuée toutes les 72 heures au Cameroun

Il ne se passe pas un seul jour qu’on enregistre le meurtre d’une femme, une sœur, une épouse. Le bilan est macabre : Une femmes est tuée toutes les 72 heures au Cameroun. La situation s’enlise, l’alerte est maximale. La panique s’empare de la gente féminine, la presse est dans tous ses états, les pouvoirs publics gardent un silence assourdissant.

Les feminicides récurrents au Cameroun. Il ne s’agit pas d’un fait divers, mais plutôt un problème de société qui interpelle tout le monde, avec au premier plan les pouvoirs publics. Le quotidien Cameroon Tribune paraissant à Yaoundé dénonce un « Un mauvais vent » qui transpire d’un bilan interrogateur huit femmes arrachées à la vie en une semaine par des conjoints violents. L’élément déclencheur de l’indignation générale est ce que Mutations un autre quotidien de Yaoundé qualifie de « Rebond fatal ». Avec Le meurtre d’une dame hier à Yaoundé, après d’autres signalés ces dernières semaines, notamment à Douala, consacre la recrudescence du phénomène au Cameroun. 26 cas de tuerie basée sur le genre ont été répertoriés par le gouvernement au premier trimestre 2026.

Pour Cameroun Actuel, Cette « effroyable remontada ». Après une période d’accalmie, au moins une dizaine de femmes ont perdu la vie sous les coups, le poison ou la lame au Cameroun au cours des deux dernières semaines. Du drame de l’Hôtel Salvador à Yaoundé où un jeune de 24 ans a poignardé à mort une quadragénaire, jusqu’à l’empoisonnement mortel d’une dame par son compagnon à Mbalmayo, ces drames à répétition témoignent d’une cruauté sans précédent au sein du foyer comme dans l’espace public. Face à ce bilan macabre qui s’alourdit chaque jour, le pays fait face à un constat alarmant d’urgence nationale qui exige une réponse pénale et sociétale immédiate. 

Face à cette menace qui prend de l’ampleur, la Ministre de la Protection de la Femme et la Famille et la Ministre des Faires Sociales Minproff-Minas sont sur le bancs des accusés pour « La résignation ». De fait, le Journal Le Point de Yaoundé écrit : Une femmes est tuée toutes les 72 heures au Cameroun. Entre 2023 et 2025, 201 femmes ont été assassinées et, aux huit premiers mois de 2026, on déplore déjà plus de 60 cas.

Dont 8 en huit jours seulement, en ce mois d’août. Le phénomène, hier résiduel, est devenu une épidémie aujourd’hui. Face à ce carnage, le Pr. Marie Thérèse Abena Ondoa et Pauline Irène Nguene, laxistes, semblent tétanisés et, réduites à compter les morts après chaque drame. La question récurrente est : la capitulation est-elle devenue une forme de politique publique au 237 ?   

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