Crise anglophone : Questions autour d’une indignation collective
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Les chefs de missions diplomatiques de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, du Canada et de Suisse au Cameroun font une sortie commune pour condamner les violences contre les civils dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Fait rare dans les usages diplomatiques pour des pays qui ne font pas tous partie d’un même bloc régional, les chefs de missions diplomatiques de la Grande Bretagne, du Canada, des Etats-Unis d’Amérique et de la Suisse au Cameroun ont signé, mardi dernier, un communiqué conjoint pour condamner les attaques contre les civils – en  particulier les enfants et les étudiants -, qui se multiplient dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

 Sans pointer un camp, ces diplomates s’insurgent également contre les menaces visant des responsables des organisations de la société civile « travaillant pour trouver des solutions à la crise » et réitèrent « la nécessité d’un dialogue continu élargi pour rassembler les parties prenantes et s’attaquer aux causes profondes » de la crise. La sortie de ces quatre diplomates occidentaux fait suite, entre autres, aux assassinats, les 14 octobre et 12 novembre, respectivement à Buea (Sud-Ouest) et Bamenda (Nord-Ouest), de deux jeunes écolières par des éléments des forces de défense et de sécurité. 

Si la position des pays respectifs de ce quatuor d’ambassadeurs et hauts-commissaires a toujours été constante, à savoir la nécessité pour le gouvernement camerounais et les sécessionnistes d’ouvrir un dialogue franc et inclusif afin de mettre fin à la crise anglophone, ils ne l’avaient jamais exprimée jusque-là dans une déclaration commune. C’est à se demander si, désormais, ils parleront d’une seule et même voix dans une perspective de convaincre les deux parties de s’asseoir à la table des négociations. 

Avant ce post conjoint publié sur les pages Twitter de leurs représentations diplomatiques respectives, seule la Suisse avait eu à proposer officiellement une mission de bons offices au gouvernement camerounais en vue d’un dialogue entre celui-ci et des représentants de la République fantasmée d’Ambazonie. Cette offre de médiation des autorités helvétiques annoncée en juillet 2019 par le Département fédéral des affaires étrangères de ce pays, qui devait mettre à contribution le Centre pour le dialogue humanitaire n’avait pas reçu un écho favorable de Yaoundé. 

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