Élection à la Fécafoot :  Verrou sur la nationalité
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Cette disposition de la Commission électorale contribuerait à mettre hors course certaines anciennes gloires, candidates pour le scrutin du 11 décembre prochain.

Le processus électoral en vue de désigner les prochains dirigeants de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) est déjà en cours. Il sera bouclé par l’élection de son nouveau bureau du Comité exécutif, le 11 décembre prochain, selon le dernier chronogramme rendu public. Seulement, en marge de ce processus, la Commission électorale de l’instance faîtière du football camerounais, face à la presse le 30 août dernier a rappelé la loi excluant les candidats détenteurs de la double nationalité.

« Les candidats possédant la double nationalité ne peuvent pas postuler à la tête de la Fécafoot », avait indiqué Gilbert Schlick, président de cette Commission électorale. A en croire certains observateurs, cette mesure de la Commission électorale de la Fécafoot et calquée sur la loi de 1968 portant code de nationalité au Cameroun vise simplement à écarter certains anciens footballeurs camerounais du scrutin du 11 décembre prochain, surtout quand on sait que la plupart, voir la quasi-totalité possèdent deux nationalités. « Tous les joueurs de l’équipe nationale ont une double nationalité. Je suis le seul Lion indomptable qui a une seule nationalité », confiait l’ancien international camerounais Idrissou Mohamadou à notre confrère Jean Bruno Tagne de Naja Tv, une Web Tv camerounaise, l’an dernier. 

C’est par exemple le cas de Samuel Eto’o, potentiel candidat à l’élection de la Fécafoot, dont il est avéré qu’il détient à la fois la nationalité camerounaise et espagnole. Si pour l’analyste de sport, Thierry Metomo, il est logique pour la Commission électorale de la Fécafoot, qui « étant dans un Etat fait bien de respecter ses lois en dissociant la nationalité sportive à la nationalité administrative », ce n’est pas le cas pour Serge Branco. En effet, l’ancien Lion indomptable, médaille d’or aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000 explique que « à cause de certaines dispositions, notamment celle lié au quota de joueurs étrangers accordés à chaque équipe européenne, les footballeurs sont obligés de demander la nationalité du pays dans lequel ils évoluent pour s’en sortir. » 

Pour celui qui souhaite voir un ancien footballeur à la tête de la Fécafoot, « c'est une situation extrêmement malheureuse. On ne devrait pas interdire à quelqu’un qui a défendu les couleurs du pays de faire acte de candidature à la présidence de la fédération », s’est-il exprimé sur les antennes de nos confrères de Vision4, le 6 septembre dernier. Pour le moment, seuls deux anciens Lions indomptables, à savoir Jules Denis Onana et Emmanuel Maboang Kessack ont officiellement annoncé leur candidature à la succession de Seidou Mbombo Njoya. Sur cette question de double nationalité, le vice-président du Collectif des anciens Lions indomptables du football (CALIF), Jules Denis Onana confie qu’il est Camerounais et rempli presque toutes les conditions d’éligibilité. En attendant la publication de la liste définitive des candidats retenus pour le scrutin, la nuit des longs couteaux s’annonce rude entre la Commission électorale de la Fécafoot et les anciens Lions indomptables qui souhaitent faire lever cette disposition sur la double nationalité.

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