Ces mercenaires qui rôdent autour des palais présidentiels africains
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AFRIQUE :: Ces mercenaires qui rôdent autour des palais présidentiels africains

Devrait-on se méfier dorénavant des étrangers à la peau blanche qui vivent autour de nous? Ou devrait-on se méfier encore plus de nos compatriotes qui se lient d’amitié avec eux? Je pose ces questions parce que les dernières tentatives d’assassinat des présidents africains en 2021 débouchent de cette collaboration.

C’est vrai qu’il n’est pas écrit ‘’mercenaire’’ ou ‘’bandit’’ sur le front de ces personnes au visage angélique qui sirotent parfois des bières avec nous dans nos quartiers, mais je pense qu’il est temps de se poser les vraies questions pour l’intérêt général.

Sous d’autres cieux, on m’apprend que presque tous les citoyens sont des ‘’agents de renseignement’’. Ils remontent les informations suspectes aux autorités pour assurer leur sécurité.

Pourquoi pas chez nous ? Si cela avait été le cas, on aurait facilement détecté les moindres faits et gestes de Juan Rémy Quignolot. Ce mercenaire français arrêté le 10 mai 2021 à Bangui, non loin de la résidence privée du président Faustin Archange Touadera. Selon le procureur de Bangui, Eric Didier Tambo, ce dernier était en possession d’un important matériel militaire. Pour en faire quoi ? Et pourquoi se faisait-il passer pour un journaliste ? Il se dit qu’il recherchait une bonne occasion pour abattre le chef de l’Etat centrafricain.

Une scène similaire s’est déroulée ce jeudi 22 juillet à Madagascar, où le président Andry Rajoelina et plusieurs hautes autorités malgaches ont échappé à une tentative d’assassinat, selon la procureure générale, Berthine Razafiarivony. Plusieurs personnes dont deux français, ont été arrêtées à la suite de ce coup foireux. Deux jours avant, un homme a essayé de poignarder le président de transition au Mali, Assimi Goïta durant le rite musulman de l’Aïd al-Adha, la fête du Sacrifice, à la Grande Mosquée de Bamako.

Ces opérations auraient pu se solder par l’assassinat des présidents des trois pays suscités comme ce fut le cas le 7 juillet en Haïti, où le président Jovenel Moïse a été abattu par des mercenaires étrangers qui étaient de connivence avec certains Haïtiens. Ou encore comme au Tchad, où on ignore toujours les circonstances de l’assassinat du Maréchal Idriss Deby Itno en avril dernier.

Ces scenarios devraient pousser les services en charge de la sécurité présidentielle de nos Etats, à redoubler de vigilance à tous les niveaux pour éviter l’irréparable.

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