Candidatures : Deux Upc devant la justice
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Des requêtes pour les listes parallèles déposées par deux tendances du parti historique et rejetées par Elecam seront réexaminées par le Conseil constitutionnel et les tribunaux administratifs.

Après le rejet par Elecam de toutes les listes déposées par deux tendances de l’Union des populations du Cameroun (Upc) pour le double scrutin du 09 février 2020, ça va se jouer devant le Conseil constitutionnel et les tribunaux administratifs. Pour les législatives, les candidats recalés avaient 48 heures, c’est-à-dire, jusqu’à hier minuit pour faire parvenir leurs requêtes aux juges constitutionnels. Quant aux municipales, le délai réglementaire de cinq jours pour le dépôt des requêtes auprès des tribunaux administratifs, qu’on retrouve uniquement au niveau des chefs-lieux de régions, court jusqu’au 14 décembre à minuit. Les requêtes relatives aux listes investies aussi bien par Pierre Baleguel Nkot que Robert Bapooh Lipot ont été déposées dans les délais réglementaires au niveau du Conseil constitutionnel et, selon le secrétaire général chargé de la vie du parti, Sylvestre Nyeck Nyeck, celles relatives aux listes des municipales ont été envoyées hier au secrétaire général Baleguel Nkot pour signature.

Celui qui est par ailleurs maire sortant de la commune de Makak dans le Nyong et Kellé (Centre) et candidat à sa propre succession s’interroge sur les véritables raisons du retrait de tous les dossiers Upc par Elecam, y compris dans les circonscriptions où il n’y avait qu’une seule liste. Il espère néanmoins que l’administration tente, à travers le sort réservé aux candidats Upc, de mettre définitivement fin à l’existence des tendances au sein du parti historique. « Parce que, si ce n’était qu’un problème de listes, les listes sont examinées l’une après l’autre ; ce n’est pas tout le parti. A Pouma (Sanaga Maritime) il n’y avait qu’une seule liste qui a été rejetée pour le même motif de doublon. Dans le Mbéré (Adamaoua) aussi. J’ose croire que le choix est fait pour que cette histoire soit définitivement réglée », conclut Sylvestre Nyeck Nyeck.

Il faut rappeler qu’au terme des législatives et municipales de 2013, l’Upc avait raflé les trois postes de députés de la circonscription électorale du Nyong et Kellé et pris le contrôle de sept communes sur les 10 que compte ce département. A priori, l’on pourrait penser que le rejet des listes de ce parti participe d’une stratégie du Rdpc de reprendre sur tapis vert le contrôle de ces municipalités et reconquérir sans péril les trois postes de députés perdus il y a six ans et demi. Mais un troisième larron, le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), en l’occurrence, est en embuscade. Le portail des camerounais de Belgique (Camer.be).Pour l’histoire, son président national, Cabral Libii, a battu Paul Biya dans ce département en remportant 61,60% des voix contre seulement 34,90% pour le candidat du Rdpc. Etant donné qu’il y conduit une de l’opposition aux législatives, liste dans laquelle l’on retrouve entre autres noms, l’ancien député Upc Charly Gabriel Mbock, et surtout qu’il a investi des candidats dans les dix communes, la mise à l’écart du « parti du crabe », si elle est confirmée par le Conseil constitutionnel et les tribunaux administratifs, pourrait ne pas profiter forcément au parti au pouvoir.

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