CAMEROUN :: LE CAS  DU COMMISARIAT DE SECURITE PUBLIQUE DE SAA: La Comicodi interpelle le patron de la police :: CAMEROON
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CAMEROUN :: SOCIETE CAMEROUN :: LE CAS  DU COMMISARIAT DE SECURITE PUBLIQUE DE SAA: La Comicodi interpelle le patron de la police :: CAMEROON
  • Correspondance : COMICODI
  • lundi 21 octobre 2019 08:02:00
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CAMEROUN :: LE CAS DU COMMISARIAT DE SECURITE PUBLIQUE DE SAA: La Comicodi interpelle le patron de la police :: CAMEROON

URGENCE D’UNE REPRISE EN MAIN ET DES MOUVEMENTS INDISPENSABLES AU COMMISSARIAT DE SECURTE PUBLIQUE DE SAA, devenu un haut lieu de tortures, d’abus de toute nature, et de violations insoutenables des droits de l’Homme. L'intégralité de la lettre de la COMICODI à Monsieur le Délégué Général de la Sureté Nationale

Monsieur le Délégué Général,

Nous faisons suite à notre alerte, par lettre du 14 octobre 2019, relativement à l’interpellation, la détention et la torture du Journaliste Nga Etoga Nestor.

En effet au-delà de notre démarche ponctuelle, nous avons reçu de multiples témoignages sur la situation impensable que vivent les populations de SAA, à cause des traitements illégaux, inhumains et contraires à toutes les consignes, lois et règlements en vigueur.

Premièrement, il s’agit d’une unité pratiquement sans chef, délaissée par son chef, madame la Commissaire qui habite Yaoundé, et se pointe parfois après une semaine, voire deux, et pour une heure de temps au trop.

Deuxièmement, en l’absence ainsi chronique du Commissaire, le premier adjoint n’est pas non plus présent, et n’arrive que pour signer des bons de garde à vue. Pour chaque dossier ou affaire, c’est directement un bon de garde à vue, et l’enferment dans la cellule, toujours avec des menottes, quelle que soit la substance de la cause.

Troisièmement, le vrai chef ici, c’est un certain inspecteur principal BETIA Maris Jeannot, dont les paroles de menaces et de fanfaronnade sont reprises en chœur dans toute la petite bourgade : Allez vous plaindre où vous voulez ; il y a Paul Biya à Yaoundé et nous ici ; je peux décider de vous enfermer tant que je veux, comme je veux et pour le temps que je veux. Le Procureur c’est mon meilleur ami. Ici, je commande. Appelez tous les avocats que vous voulez, téléphonez partout où vous voulez, c’est moi qui commande ici. Tout cela est vérifié, puisque dans l’affaire du journaliste, le plaignant n’était autre que son frère cadet, et il a effectivement fait à sa tête, comme il veut.

La conséquence de tout cela, c’est le règne du non-droit, un Etat dans l’Etat, un Etat à part, géré par cet inspecteur d’un zèle insoupçonnable. Et pour les citoyens, ce sont plusieurs jours et plusieurs nuits en détention. Les détentions durent jusqu’à ce que madame la Commissaire, qui habite Yaoundé, daigne se gêner pour arriver à SAA.

Voilà ce qui se passe, et voilà un cas d’école digne des films les plus inimaginables d’une sécurité publique contre les citoyens.

En tout état de cause, nous attendons des mesures urgentes et une véritable reprise en mains. Les faits dénoncés, peuvent être confirmés, par une mission discrète d’enquête sur le terrain. Même les gendarmes s’en émeuvent et dénoncent. Il ne faut pas attendre qu’un citoyen détenu abusivement décède, et c’est une éventualité à probabilité élevée à SAA, pour commencer à lancer des enquêtes et des sanctions disciplinaires.

Si madame le Commissaire ne peut pas assumer ses responsabilités et occuper effectivement son poste à temps plein, qu’elle soit dégagée au plus vite, afin que la sécurité des personnes et des biens soit enfin assurée, et que des abus de toute nature cessent à SAA. Dans cette optique, il va sans dire que c’est toute la troupe de cette unité qu’il faut changer, affecter et même sanctionner après enquêtes. Les populations sont très amères par la-bas.

Au-delà d cas de SAA, cette situation dénote une faiblesse générale de l’inspection et du contrôle des services. Plusieurs cas de même nature existent, et il faudrait, il est urgent plutôt, de réorganiser les structures de contrôle des unités à travers toute l’étendue du territoire national. Il en va de la crédibilité de nos forces de sécurité en général, que les seules images de troupes bien vêtues au défilé du 20 mai, ne suffisent pas à sauvegarder.

Nous attendons vraiment avec impatience, et nous allons faire de ce cas de SAA, un test, un laboratoire de votre volonté de corriger voire d’éradiquer les défaillances.

Dans cet esprit, nous saisissons l’occasion pour vous renouveler, les assurances de notre haute considération citoyenne./.

SHANDA TONME

Copie :

MINETAT/JUSTICE

PR/Monatélé

DR/DGSN/CENTRE

PREFET/LEKIE

21oct.
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