LA CAVIACULTURE AU CAMEROUN UN ATOUT POUR CONTRIBUER A LA SECURITE PROTEIQUE :: CAMEROON
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Garantir la sécurité alimentaire en générale et protéique en particulier devient un véritable défi dans la plus part des pays africains. Les besoins protéiques évalués à 46 kilogrammes de viande recommandé par habitant par an, restent supérieures à la moyenne observée au Cameroun. Le Camerounais moyen ne consomme que 36 kilogrammes de protéines dont 13 kilogrammes en viande par personne et par an. A ce jour, les élevages les plus pratiqués pour répondre à cette insuffisance sont ceux du secteur conventionnel (poulet de chairs, viande de bœuf, porcs, petits ruminants). Toutefois, dans le contexte actuel, le conventionnel est au dessus du pouvoir d’achat du citoyen moyen et, quasi inaccessible pour la population rurale à faible revenu. L’élevage des espèces non conventionnelles, particulièrement la caviaculture peut être une des solutions durables pour répondre aux besoins en protéines dans les couches sociales les plus défavorisées. De plus ayant cette forte capacité de transformer les résidus de cuisine en viande, c’est un élevage qui doit s’intégré en milieu rural avec amélioration des techniques connues.

Le cobaye est un rongeur originaire de l’Amérique du Sud. Très craintif, sensible au bruit, c’est un monogastrique herbivore. Hors, n’ayant pas une panse comme les ruminants, il a un caecum bien développé contenant une population de micro-organisme capable de digérer la cellulose. La capacité de ré-ingurgiter les crottes molles par le processus de la coprophagie, lui donne le pouvoir de valoriser les substances qui devait se perdre dans ces crottes molles. Son organisme étant déficitaire en enzyme synthétisant la vitamine C, un apport externe est obligatoire et de manière régulière.

Lors d’une enquête socioéconomique sur la caviaculture dans le cadre du projet Cobayes, piloté par l’Université de Dschang, dans la partie Ouest, Centre et Est du Cameroun, il nous a été constaté que la majorité des familles résidant en milieu rural le faisait dans un système purement traditionnel. De plus les connaissances dans l’alimentation par ces derniers ne permettaient pas aux animaux de valoriser efficacement l’aliment servi. Pour que cet animal mange équilibré, il sera important de lui donner une alimentation riche et équilibré car ces besoins sont d’ordre : énergétiques, protéiques, fibrique. Un apport en micronutriments (calcium, phosphore, magnésium etc.) est nécessaire. Les conseils nous pouvons donner aux caviaculteurs sont les suivants :

- Faucher le fourrage après levée du soleil ou récolter et faner pendant environ douze heures pour libérer les parasites des endroits cachés du fourrage ;

- Des loges bien ventilées pour le bien être des animaux. 

- Concevoir un dispositif pour accrocher le fourrage évitant le contact avec le sol et la contamination via les urines, crottes, parasite du sol.

- L’eau étant la vie, bien que contenue dans le fourrage, il est intelligent d’abreuver de manière régulière le cobaye ;

- L’abreuvoir et mangeoire doivent ce faire en béton car c’est un rongeur ;

- Il est possible de sécher les légumineuses et incorporer dans l’aliment composé.

On peut servir aux animaux, du concentré pour compléter le fourrage servi. Donnez des graminées comme le sissongo (P. purpureum), le Guatemala ( Trypsacum laxum), Herbe de guinéa ( Panicum maximum) associées aux légumineuses riches en protéine telle que l’herbe colle colle (Desmodium intortum), Calliandra calothyrsus et l’arachide sauvage et les feuilles de patate douce. Les légumineuses sont riches en acides aminés essentiel pour le développement des tissus et par conséquent un dépôt de chair important.

En somme, un renforcement de capacité s’avère nécessaire pour soutenir la population rurale dans cet élevage qui soutiendra ainsi la population urbaine à court, moyen et long terme. Ceci va contribuer à une sécurité en ressources protéiques en Afrique et au Cameroun en particulier.

© Correspondance : Fabrice NKOUADJIO

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