Dans les secrets de laccord Cameroun  FMI :: CAMEROON

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Zoom sur les montants détaillés de chaque part de financement et les périodes de décaissement prévus dans le cadre du programme, qui vise à combler le gap des opérations financières de l’Etat camerounais qui se chiffre à 1 302 milliards de FCFA  pour les trois prochaines années.

Officiellement, l’Etat du Cameroun et le Fonds monétaire international (FMI) ont signé le 26 juin 2017, un accord de prêt de 390,4 milliards de francs CFA. Pourtant, dans les détails, la conclusion de cet accord de prêt qui s’inscrit dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI est assortie d’un appui financier mobilisable au cours des trois prochaines années, pour un montant total d’environ 415 milliards de francs CFA (soit 175 % de la quote-part du Cameroun au FMI).

Tel qu’annoncé lors de la publication des termes de l’accord, le Cameroun a d’ores et déjà bénéficié d’un décaissement immédiat de la première tranche de financement de l’institution de Bretton Woods, d’un montant avoisinant les 102,8 milliards de FCFA. Ce montant « pourrait être complété à l’issue de la première revue du programme prévue en mi-décembre 2017 par le décaissement d’une deuxième tranche de l’ordre de 76 milliards de FCFA , moyennant la conclusion satisfaisante de ladite revue », a-t-on appris de sources au sein du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac).

Parce que  le programme des autorités camerounaises repose sur trois principaux piliers à savoir : la restauration des marges de manœuvre des finances publiques à travers « la mise en œuvre des mesures d’ajustement, tout en limitant l’impact de ces mesures sur les populations vulnérables » ; l’application des réformes en matières des finances publiques « axée sur la mobilisation accrue des recettes non pétrolières et l’amélioration de l’efficacité de gestion » ; l’accélération des réformes structurelles visant à « diversifier l’économie, ainsi qu’à renforcer la résilience du secteur financier ».

Autres Sources de Financement

Sur la période du programme, renseignent nos sources, « la part des ressources du FMI représente 31,9 % du total des financements identifiés auprès de la communauté internationale pour combler le gap des opérations financières de l’Etat camerounais, qui se chiffre à 1 302 milliards de FCFA  pour les trois prochaines années ». Les autres ressources de financement du gap eux, proviendront des autres bailleurs de fonds au rang desquels, la Banque africaine de développement (377,1 milliards de FCFA  dont 125,7 milliards de FCFA  pour l’année 2017), la Banque mondiale (247,3 milliards de FCFA  dont 123,5 milliards de FCFA  pour l’année 2017), l’Union européenne (196,8 milliards de FCFA  dont 65,6 milliards de FCFA  pour l’année 2017) et la France à travers l’Agence française de développement (AFD) qui prévoit un appui de 65,7 milliards de FCFA  dont 21,9 milliards de FCFA  pour l’année 2017.

Ainsi donc, pour l’année 2017, l’effort d’ajustement retenu en complément de l’appui des bailleurs de fonds consistera principalement à circonscrire le solde budgétaire primaire (base engagements hors dons) à -685 milliards de FCFA  représentant -3,8 % du PIB en 2017, avec un critère de réalisation sur le plafond du déficit budgétaire à -974 milliards. Dans cette perspective, la variation du financement intérieur net de l’Etat projeté d’ici la fin de l’année 2017, à l’exclusion de la contrepartie des ressources du FMI se chiffre à -93 milliards de FCFA. De plus, « la mobilisation des emprunts extérieurs non-concessionnels sur les contrats identifiés à la date de conclusion de l’accord avec le FMI est limitée à 280 milliards de FCFA  à fin-juin 2017 et à 540 milliards de FCFA  à fin-décembre 2017 », confie une autre source.

D’après elle, le gouvernement camerounais devra également respecter son engagement de ne pas accumuler des arriérés de paiement vis-à-vis de l’extérieur et de ne pas recourir à de nouveaux emprunts extérieurs non concessionnels qu’à hauteur de 100 milliards de FCFA, y compris en matière de dette garantie par l’Etat. De la même manière, le rythme de la mise en œuvre des réformes structurelles convenues avec les services du FMI devra respecter le calendrier préconisé à cet effet.

Car, « de manière globale, les risques identifiés en ce qui concerne la mise en œuvre du programme économique et financier du Cameroun portent sur l’ampleur et les délais de l’ajustement budgétaire attendu, ainsi que sur le rythme de l’implémentation des réformes structurelles préconisées », explique-t-on enfin.

© Dfis Actuels : Arthur Wandji

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