Cameroun: Journée Républicaine des Réflexions et d’Echanges :: CAMEROON
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La Journée Républicaine des Réflexions et d’Echanges ; une tribune de débats républicains instaurée par l’UDC, s’en est rendu à ses 24èmes assises vendredi dernier 25 Novembre 2016 au siège national de l’UDC à Yaoundé. Ces assises qui suivaient la rentrée académique de l’Ecole Africaine d’Ethique qui a eu lieu le 31 Octobre 2016 sous la présidence du Dr Adamou Ndam Njoya, avaient au menu des débats, deux thèmes principaux à savoir :

1. L’Ethique appliquée à la situation et à la dynamique des femmes dans la société

2. L’Ethique, Elections et Préservation de la Paix en Afrique

Pour respecter comme d’habitude, le principe de réunir les trois principales catégories d’acteurs de la vie publique que sont la Société civile, la classe politique et les médias, les 24èmes assises de la JRRE ont réuni un panel de haut vol constitué de Mme Alice SADIO, Présidente Nationale de l’AFP, Honorable Patricia Tomaïno Ndam Njoya, Secrétaire Nationale à l’Ethique, à la culture et à l’informatisation de l’UDC, Dr Hilaire Kamga de l’Offre Orange, et M. Armand Okol, journaliste.

Le premier thème a été développé par Armand Okol qui a parlé de l’Ethique appliquée à la dynamique des femmes dans la société, l’Honorable Patricia Tomaïno Ndam Njoya qui, à la lumière de l’éthique, a exploré les limites du cadre normatif et institutionnel de l’épanouissement de la femme dans la société camerounaise et Mme Alice Sadio qui a parlé de l’Ethique appliquée à la situation de la femme dans la société Camerounaise ;

Le deuxième thème a été développé avec autorité par le Dr Hilaire Kamga, dont on connait l’expertise sur les questions électorales.

Les débats et échanges qui s’en ont suivis sous la modération personnelle du Dr Adamou Ndam Njoya, Président National de l’UDC et Président fondateur de l’Ecole Africaine d’Ethique, ont été des plus houleux par un public nombreux constitué des étudiants, hommes politiques, journalistes et responsables des diverses organisations de la société civile et ont démontré à suffisance, l’importance de cette initiative de l’UDC de créer une plate forme de débats républicains et réussir le pari de l’organisé chaque mois au tour des sujets d’intérêt général qui contribuent à informer et former les citoyens pour une compréhension optimale des enjeux et défis qui s’imposent à la nation et susciter une prise de conscience collective dans l’impérative nécessité d’agir positivement. Tous ses exposés ont mis en exergue, les fortes potentialités et aptitudes dont disposent les femmes sur tous les plans, et qui contrastent avec le peu de considérations dont jouissent les femmes dans la société. Pour des positions institutionnelles, on leur attribue des quotas dont la barre est aujourd’hui fixée à 30% aux élections parlementaires et municipales par exemple ; ce qui est déjà une discrimination en soi car la politique de quota ne n’explique pas en démocratie et surtout lorsqu’on fixe un quota inéquitable alors que les femmes sont numériquement bien plus nombreuses que les hommes au point où, si le vote devait se faire sur la base sexiste, on devait avoir une femme comme Président de la République pour des générations et des générations. L’honorable Tomaïno Ndam Njoya va crever l’abcès en recensant les abus et autres dérives gouvernementales ayant cours au Cameroun au détriment de la femme. Elle s’insurge contre l’absence d’un code de la famille au Cameroun et fait savoir que dans le projet de société de l’UDC, un accent particulier est mis sur la famille en pensant aux droits et devoirs du couple et leurs responsabilités vis-à-vis d’eux-mêmes et de leurs enfants, sans compter la responsabilité parentale, car la famille est la cellule de base de toute société qui se veut forte. Elle, trouve que le manque de code la famille n’est pas normal et c’est même très grave parce que cela fait en sorte qu’il y ait beaucoup de problème dans le cadre familial et partant, dans la société toute entière. Dans certains cas se sont des préjugés socioculturels et même religieux qui discriminent et l’Etat devrait normalement intervenir pour protéger et promouvoir véritablement la femme dans la société camerounaise. Auparavant, l’on interdisait même aux femmes de manger certaines viandes, certains aliments, etc. ce sont les femmes qui sont soumises aux rites de veuvages les plus atroces au nom de certaines coutumes alors que la constitution ne reconnait que les valeurs traditionnelles conformes au droit de l’homme et à la démocratie ; la femme n’a même

pas le libre choix de son habillement de peur d’être stigmatisée dans la société….Alors qu’il y a l’âge légale pour se marier, au Cameroun l’on admet à des Messieurs de 60 d’épouser des jeunes filles de 21, 22, 23, 25 ans ; mais on ne trouve pas normal une femme âgée de 50 ans qui veuille se marier avec un jeune homme de 25 ans. En ce moment l’on voit que c’est mauvais. La polygamie est autorisée alors que la polyandrie est interdite. Il faut qu’on amène la société à comprendre que ces pratiques sont d’une autre époque et que la société doit garantir aux citoyens, l’équité en matière des droits et devoirs. Dans le monde entier, le constat réel est que les sociétés qui mettent en arrière les femmes dans la gestion de la cité n’évoluent pas. En occident, l’on a compris que responsabiliser les femmes permet une participation importante à l’édification du pays et à la création des richesses. Ces sociétés-là progressent.

S’agissant par exemple des élections, l’exposé et les débats et échanges qui en ont suivi, ont mis au grand jour la politique d’embuscade qu’entretient depuis des années le Président de la République Paul Biya, le RDPC et ses transfuges. Un système électoral dans lequel même les alliés du parti au pouvoir, ne se reconnaissent pas ; un système électoral qui verrouille toute possibilité de transparence et d’objectivité et accroit les possibilités de fraudes de tous genres. L’attention est ainsi fortement attirée sur les menaces qui pèsent sur la société en maintenant un tel système et faisant la sourde oreille aux cris de la classe politique de l’opposition et même des partis alliés au pouvoir, d’engager la réforme constitutionnelle et du système électorale avant les prochaines échéances. Ceci tirant les leçons non seulement du nombre exponentiellement croissant des contentieux post électoraux d’un scrutin à l’autre au Cameroun, mais aussi des expériences de ces derniers temps dans des pays voisins du Cameroun à l’instar du Cameroun, et même de la Cote d’Ivoire. Aussi la sonnette d’alarme a été tirée, pour que le Président Paul Biya et son système gouvernant, prennent conscience de la nécessité d’un système électoral consensuel avant les prochaines échéances

Difficile de restituer de manière exhaustive, les grandes idées et propositions développées au cours de ces débats et échanges hautement riches en couleur, mais nous avons à la fin tendu notre micro au Dr Adamou Ndam Njoya, initiateur de la JRRE et modérateur des débats :

Dr Adamou Ndam Njoya, Président National de l’UDC, quel sens donnez-vous à la Journée Républicaine des Réflexions et d’Echanges, JRRE que vous avez instaurée dans votre parti et qui s’est rendue à ses 24èmes assises que nous venons de vivre ?

Vous savez que toute société pour connaitre une évolution doit avoir des moments de réflexion tout comme tout individu, famille et autres. Il faut constamment s’interroger sur notre vie, les problèmes auxquels on fait face et voir quelles sont les orientations que l’on doit prendre. L’individu, la famille et la société doivent connaitre une évolution. Dans ce monde où il y a une dynamique de transition, une dynamique qui appelle à de l’innovation dans tous les domaines de la vie. Raison pour laquelle nous avons institué la JRRE pour sortir des systèmes classiques de conférence qui met en face un conférencier qui s’exprime et s’explique, pour instaurer un cadre innovant qui permet plutôt d’échanger, à contribuer pour enrichir ou pour se questionner, mais chacun se sentant partie prenante à part entière de sorte qu’au sortir d’une JRRE, tout le monde se reconnaisse dans la conclusion ou les recommandations faites conséquemment aux débats et échanges sur le thème donné. La JRRE met en présence la société civile, le politique et les médias ; ce qui fait que l’homme politique n’est plus face au jugement des médias ou de la société civile, mais est plutôt ouvert à eux pour des échanges d’idées et expériences devant aboutir à des positions communes et bien comprises par tous.

Lors de cette journée de réflexion, le rôle de la femme a été évoqué. Pensez-vous que la femme camerounaise est discriminée ?

Dans toutes les sociétés la discrimination est au centre des débats. Au Cameroun, à part les textes qui instruisent que pour les élections 30% de postes doivent être dévolus aux femmes mais est-ce appliqué. La fixation même de ces quotas est une affirmation de la discrimination. Sur le plan des responsabilités, les femmes n’ont pas toujours toutes les responsabilités dont elles ont le mérite comme les hommes. C’est pour cela que parmi les thèmes et les

échanges de ce jour il y avait l’éthique face à la situation et à la dynamique des femmes dans la société. Il faut réfléchir quant à ce qu’il faut faire. En partant de la jeune fille et du jeune garçon quand ils naissent et grandissent, il y a un encadrement de départ. Il faut donner au garçon et à la jeune fille des chances de réussir. Dans les grandes universités les meilleurs éléments sont des filles. Nous disons donc qu’au Cameroun nous devons prendre des orientations nécessaires pour épanouir les femmes.

Quelle est votre position sur la question anglophone actuellement très débattue depuis les émeutes de Bamenda ?

Dans toute société il y a des problèmes. Si une question se pose c’est qu’on ne s’est pas penché sur ce problème. Je pense que ce problème va se régler à partir des négociations et des dialogues francs et républicains avec les concernés ; plutôt que de se cantonner sur des déclarations du genre « il n’y a pas de problèmes anglophone » etc.

J’étais très jeune à la conférence de Foumban lorsque cela se passe. Lorsque je suis rentré au Cameroun, j’ai fricoté avec des personnalités telles que le Dr Fonlong Bernard. Ces personnalités soucieuses de l’Unité du Cameroun après la première guerre mondiale représentent quelque chose de très fort. L’élément anglophone participe à la grande richesse du Cameroun. Dans un fond africain qu’ils partagent avec les francophones ils doivent poser leurs revendications et au gouvernement de voir s’il est possible de régler leur problème.

Répondant à la question du journaliste Jean Patient Tsala de Magic FM qui souhaitait savoir si le Président National de l’UDC, par ailleurs Maire de Foumban et Elite Bamoun ira au Ngouon qui s’ouvre la semaine prochaine, le Dr Adamou Ndam Njoya a répondu sans équivoque par un NON sec. Qu’il n’ira pas et ne se fera pas représenter pour des multiples raisons allant de déformation du sens et de l’objectif originel du Ngouon, son organisation qui exclue la commune et l’a considère comme simple invitée, mais surtout, des actes odieux posés ses dernières années par le principal organisateur du Ngouon qu’est le sultan, lesquels actes ont visés la déstabilisation de certaines familles importantes du Noun à l’instar de la famille Nji Monkouop Mambafond dont on ignore pas le role dans la survie et la promotion de la dynastie bamoun après l’arrivée des colons et surtout après la deuxième guère mondiale, les menaces permanentes sur l’UDC et ses militants, le détachement militaire du 21 Décembre 2006 au domicile du Dr Adamou Ndam Njoya et qui a entraîné la mort par balle, d’un des agents de la concession, des nombreux blessés et traumatisés, l’accusation faite contre lui par le sultan qui a déclaré en 2012 que le Président de l’UDC cherche plutôt son trône de « ROI » et non le fauteuil présidentiel, et qu’il allait finir comme MOUMIE etc.

Le moins qu’on puisse dire, est que les 24èmes assises de la JRRE et de l’Ecole Africaine d’Ethique était une occasion à ne pas manquer.

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Chers intervenants,

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

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