CEDEAO/Mali: Waraba Afrique appelle à la solidarité avec le peuple malien
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CEDEAO/Mali: Waraba Afrique appelle à la solidarité avec le peuple malien

Le regroupement d’associations autour de l’Organisation non gouvernementale, qui promeut l’alternance politique par les urnes et la paix en Afrique, appelle à la une mobilisation générale contre les sanctions de la CEDEAO.

L’ONG Waraba Afrique solidaire avec le peuple malien

« Les mesures adoptées contre le peuple malien par la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont incompréhensibles, inacceptables. C’est une situation intolérable. Seule la paix peut permettre d’ouvrir un dialogue constructif, nécessaire pour réexaminer le calendrier proposé par les autorités de transition, du côté de Bamako, pour l’organisation des futures élections présidentielles ». Me Saïd Larifou, président de l’ONG Waraba Afrique, a reçu mandat d’une quinzaine d’associations et organisations de la société civile africaine, basées dans l’hexagone, pour jouer les médiateurs dans la crise entre le gouvernement malien de transition et la CEDEAO. Les relations entre les deux protagonistes se sont envenimées à cause des mesures adoptées par l’institution sous-régionale, à Accra, au Ghana, le 9 janvier dernier. Une situation qui inquiète des Africains des diaporas.

« Des mesures inappropriées »

« Les sanctions qui frappent le peuple malien aujourd’hui sont injustes, inappropriées. Elles touchent un peuple qui souffre déjà de terrorisme. Le peuple malien n’a pas besoin de sanctions, mais de notre solidarité », martèle le président de l’ONG Waraba Afrique. Parmi les sanctions adoptées par l’institution ouest-africaine, la suspension du Mali des organismes sous-régions, le gel des Avoirs financiers maliens et la suspension de toute aide ou encore la fermeture des frontières des Etats voisins. Ce à quoi les autorités maliennes de Transition ont immédiatement répondu par la réciprocité. le Mali allant jusqu’à la menace de quitter les institutions sous-régionales. Les points de vue sont-ils pour autant définitivement irréconciliables ? Rien n’est moins sûr.

« Résistance »

Pour Me Saïd Larifou « les sanctions de la CEDEAO vont surtout pénaliser le peuple malien qui a déjà souffert du terrorisme depuis plusieurs années. Ce qui se passe au Mali aujourd’hui est très préoccupant. Aucun Africain ne peut rester indifférent par rapport au drame qui frappe le peuple malien. La CEDEAO ne peut prétendre encourager la démocratie et sanctionner un peuple qui s’est défait des chaînes de la dictature », confie-t-il, rappelant : « Nous avons été nombreux à saluer l’action du peuple qui s’est débarrassé de la dictature, en 2020. Nous sommes allés à Bamako pour saluer cette prise de conscience panafricaine et témoigner de notre solidarité avec le peuple malien. Nous devons tous, nous mobiliser pour soutenir ce même peuple». Il appelle donc instamment à la mobilisation générale pour la reprise du dialogue entre les autorités maliennes de Transition et la CEDEAO, dans l’intérêt de la paix et par solidarité avec le peuple malien. Un peuple qui a montré sa capacité à résister, en se levant contre le régime du président Ibrahim Boubacar KeïtaEn attendant la suite des évènements, c’est l’Afrique entière qui retient son souffle, persuadée que si le conflit entre le Mali et la CEDEAO venait à dégénérer, c’est tout le continent qui en paierait les frais.

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