Diaspora camerounaise et souveraineté populaire
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Diaspora camerounaise et souveraineté populaire :: CAMEROON

Avec toute l’énergie toxique que le régime de Yaoundé prend pour discréditer les organisations dissidentes de la diaspora, il devient évident que y compris les pseudo-intellectuels idéologues ethno-fascistes de Yaoundé qui excellent dans la mauvaise foi savent que dans l’étude des sciences politiques, il existe des formes formelles et informelles de représentation où les gens ordinaires sont transformés de sujets en citoyens.

En effet les formes informelles de rassemblement, comme l’ont démontré des chercheurs tels que Benedict Anderson, Jacques Rancière et Jason Frank peuvent former un collectif légitime à travers des espèces de communautés imaginées. Au sein de ces communautés politiques, ils ont le pouvoir légal et légitime de dé-autoriser et de délégitimer des régimes oppressifs tels que celui de Yaoundé, avec une figure de proue cérémonielle réduite aux déclarations grandes éloquentes à forte connotation tribaliste, trahissant un régime dictatorial qui tourne désormais à vide.

Cette forme de souveraineté populaire est motivée par l’imagination populaire et les expériences vécues, puis alimentée par des griefs légitimes dans un nouveau collectif habilité qui ne peut être supprimé par le fait du Prince.

Aussi, des convergences populaires dirigées par des opérateurs politiques indépendants alternatifs mais professionnels et sophistiqués qui comprennent leurs droits et demandent justice ne peuvent plus être réduites au silence à l’ère de la révolution numérique par le simple diktat d’un tyran. Elles doivent au contraire être entendues par un régime pathologiquement sourd qui n’a jamais appris à être à l’écoute de ses citoyens.

Il n’empêche, certains tiennent obstinément malgré cette impuissance évidente du tyran, à assimiler puis réduire la dissidence et la résistance diasporique camerounaise à une appartenance ethno-tribale Et communautaire…. Que non !!!

Elle est en effet aussi diversifiée dans sa composition, ses modes d’actions, que ses revendications…contre la dictature de Paul Biya (88 ans, 40 années de pouvoir absolu)…à l’image de la société camerounaise actuelle.

Il leur suffirait pourtant, notamment lorsqu’ils se disent observateurs avisés voire sociologues, de s’introduire (sans nécessairement adhérer ni manifester) à un rassemblement de la Brigade Anti-Sardinards (BAS) à l’étranger. Le premier constat objectif qui s’imposera alors à eux est que jamais depuis la lutte pour les indépendances menée par l’Union des Populations du Cameroun (l’UPC) du regretté Ruben Um Nyobe, une organisation de lutte n’avait autant épousé les différents contours ethniques, culturels, identitaires et sociologiques de la nation camerounaise… comme la Brigade Anti-Sardinards (BAS).

De grâce faites-lui donc tous les procès, mais pas celui d’être un groupuscule d’obédience ethno-tribale et régionale.

Nous l’avions déjà constaté au moment du lancement de sa première campagne de boycott des artistes sardinards dans un dancing situé en Seine Saint Denis en 2018 ; puis tout récemment à Genève lors de l’une des mobilisations organisées contre le séjour de Paul Biya à l’hôtel intercontinental…

Vivement STOP à cette manœuvre de diversion tribale orchestrée contre ce mouvement de libération composé de différents ressortissants camerounais à l’étranger, dont ceux originaires des régions anglophones ouvertement en guerre civile contre le pouvoir central de Yaoundé depuis 2016 !!!

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P

http://www.cl2p.org 

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