Affaire Camus MIMB: Chaque homme est une personne.
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Décidément, on n'aura pas fini d'entendre parler de sextape dans notre pays. La semaine dernière, une vidéo montrant une jeune fille qui se prénomme Malika, se livrait dans un bureau reconverti en salon pornographique, à une fellation qui a choqué plus d’un.

Le bureau du journaliste Martin Camus Mimb, devenu un lieu de séance de sextape, est diffusé à haut débit sur internet, spécifiquement sur les portables. En moins de deux heures, un nombre assez élevé d'internautes ont pu voir une séance de fellation qui ne dit pas son nom.

Ce n’est pourtant pas une première dans la vie publique camerounaise.

Lorsqu’on regarde la scène, on remarque que cette petite fille aurait pu obtenir une bourse dans un tel jeu ; tellement elle le fait avec autant de précision, qu’elle connait la stimulation par pression qui détermine un regain d’érection, on sentait son envie de piper.  Le primat de son phallus, son organisation dans les gestes, sa peau hypersensible, déplie le sexe qui s’offre dans toute sa sensualité. Son attrait pour le sexe de monsieur Eteki est captivant, elle le fait dans une exquise et irrésistible sensibilité avec des touches hautement érogènes, à telle enseigne que les délices que la scène montre, ensorcellent le spectateur. Il faut une certaine assurance pour prendre le jeu avec autant d’aplomb.

Déshonoré par la vidéo, le journaliste devenu écrivain de circonstances a d'abord tenu à démentir en niant son implication à la partie. Pourtant il serait bien l’un des récipiendaires ou l’organisateur du spectacle. Un vrai professionnel.  

Le public est choqué. Moi aussi. Pourtant ce n’est pas la première fois qu’on observe une séance de sextape d'une compatriote. On revient dans l’ambiance d’une époque qu’on croyait révolue. Quand je pense que nos routes auraient pu se croiser avec ce Martin Camus dernièrement s’il n’était pas un homme méprisant et hautain. On croyait monsieur Camus comme le meilleur communicateur de sport. C’est donc faux, c’est dans le sexe que cet unijambiste va donner la mesure de son talent.

La légende a eu raison de la réalité. Il ne faut jamais négliger un homme fut-il infirme. Camus Mimb puisqu’il s’agit de lui, est un être frappant à distance. Apparemment   calme, timide, un peu souriant au crâne entièrement bourru, derrière une grosse nuque. Une énorme tête carrée, prédomine sur un large front, des yeux quelque peu protubérants, malicieux et généralement à moitié clos, un grand nez irrégulier et une bouche sardonique, une peau pale, la barbiche toujours bien rasée, le menton en contrebas, donne au reste du visage de belles   lèvres supérieures. Camus, à cause de son handicap était un homme aimé ; les camerounais étaient compatissants envers ce monsieur qui donnait le meilleur de lui-même dans ses émissions de sport. Les chaînes donnent habituellement les chances aux handicapés parce qu’ils peuvent avoir des difficultés pour se faire recruter dans d’autres métiers. Un homme toujours visiblement heureux, qu’on lui donnerait le bon dieu sans confession. Voilà qu’il utilise ses atouts financiers pour se livrer dans l’immoralité.

Doté de pouvoir, d’argent et devenu écrivain, Camus va montrer son vrai visage et sa vraie vocation à la société. Et c’est dans son bureau qu’il donne le ton. Personne ne se méfie de lui. Il est ce qu’il est. Mais c’était se tromper sur l’homme. Chaque homme est une personne, il va le prouver. Son comportement au quotidien comporte une haine quasi-rationnelle. Il a l’impression que ceux qui marchent debout sont la cause de son malheur, dans le petit monde de la communication, c’est un excellent communicateur, il est connu et reconnu ; cet homme a approché tous les stars même nos idoles qui se sont laissé photographié en sa compagnie.

La jeune fille elle-même n’est pas née de la dernière pluie nous le savons.  Mais elle y allée de bout en bout après avoir presque été droguée par la consommation de whisky. Ils ont conquis une naïve jeune fille.

Martin Camus MIMB, je ne le connais pas. Je l’ai eu au phone 3 fois. L’homme comme tout camerounais qui se suffit est hautain. J’étais chargé de l’interviewer et de faire la promotion de son nouveau livre. Trois fois de suite notre conversation a été dégoûtante. L’homme est malséant et discourtois au téléphone. Voici notre conversation :

Bonjour monsieur Camus. Je suis l’écrivain Calvin Djouari je vous appelle de la part de …

Réponse de camus.

  • Oui.
  • C’est au sujet de votre nouvelle parution, je suis chargé de vous faire une interview.
  • Oui
  • Puis-je avoir votre mail pour vous envoyer le protocole de questions ?
  • Ecoute… rappelle-moi dans deux heures, je suis en réunion.

A la suite de ce premier contact, il n’a même pas daigné me dire bonjour, il a raccroché. Deux heures après, je rappelle. Le téléphone sonne dans le vide. Je laisse un message sans suite…

Patience oblige, je rappelle le lendemain, je me présente à nouveau. Cette fois-ci, il m’écoute pendant des minutes sans rien dire, et je lui fais savoir les efforts que je déploie depuis pour l’avoir et que j’appelle depuis Paris cela me coûte cher, surtout que je viens vers lui pour la promotion de son livre. Un long silence s’installe. Puis il ajoute.  « Je vous écoute. » Je lève le ton, et lui fait le reproche suivant « comment un compatriote t’appelle, te laisse des messages un peu partout… non seulement tu ne réponds pas, mais quand il faut répondre c’est avec dédain. Alors il réagit, « qu’est-ce que tu veux que je fasse ? » c’est alors que je comprends que le « je vous écoute » signifiait en langage camerounais que tu me paies combien ? Sacré Camerounais.

Jusqu’à présent, les deux cerbères passent encore à travers les mailles de la justice qui reste encore le mystère de cette affaire.  Au niveau de sa maison d’édition, la décision est déjà tombée. Celle-ci a   informe le public qu’au vu de l’actualité qui implique malheureusement monsieur Camus MIMB auteur qu’elle édite, la direction, de cette maison   a décidé de suspendre, toute vente et publicité du livre « Debout… » en attendant la clarification dans cette affaire.

Je suis sans voix. Malika une enfant si prometteuse. Dans quelle voie engager notre pays pour qu’enfin une « voix » s’élève en faveur de la jeunesse ?

Et voilà ! Une idée de génie pour jouer sa note personnelle dans cette grande partition qu'est la vie. Voilà en voulant se lancer dans l’écriture, il n’a pu avoir une plume qui fait honneur à nos idéaux d’éducateurs de la société qu’il a très souvent prônée dans ses émissions.

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