Garderies pour motocycles : Un business florissant à Yaoundé
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Au quartier Ngousso, l’on dénombre 7 garderies pour celles que nous avons pu répertorier. Au quartier Manguier, l’on dénombre environ une quinzaine de parkings pour motos. A côté de cette demande croissante des services de garderie l’on note également que les particuliers qui se déplacent en engin à deux roues et les propriétaires des véhicules font également recours à ces services.

Ce boom des services de garderie observé dans la capitale camerounaise s’explique par la forte activité de mototaxis dont le nombre croit au jour le jour laisse-t-on entendre. Interrogés sur le choix de parquer les engins dans des garderies plutôt que dans les domiciles, les propriétaires de moto et bendskineurs relèvent plusieurs raisons qui expliquent le besoin de recourir à ce service.

Pour Samuel Mahama, propriétaire d’une garderie à la mosquée du quartier Ngousso au lieudit couloir, « les clients choisissent les services de garderies parce que pour certains les voies d’accès à leurs domiciles sont impraticables pour une moto. Il y a également la question liée à l’insécurité, certains quartiers sont des nids pour malfrats. De peur de voir son engin être dérobé, les propriétaires préfèrent faire recours aux services de garderie ». Quant à Lukas Ademsa conducteur de moto au quartier Mfandena, l’accès à son domicile n’est pas propice pour une moto : « Je réside dans un domicile ou l’accès n’est pas évident pour la moto. Autre raison c’est qu’après une dure journée de travail, je veux dormir sans inquiétude alors, je préfère payer pour qu’on garde ma moto au lieu de dormir et avoir une oreille dehors qui contrôle mon engin ».

Comme Samuel et Lukas, les raisons sont différentes d’une personne à une autre. Raman exerce comme mécanicien dans un garage automobile à Yaoundé. Pour aller au travail et vaquer à ses occupations, il se déplace en moto. Au retour du travail aux environs de 19 heures, il parque son engin à la garderie du garage Avion au quartier Ngousso. Interrogé sur le choix de la garderie, Raman fait savoir que chez lui, il y a un déficit d’espace pouvant servir de parking, d’où le choix de laisser son engin à la garderie et le récupérer le lendemain. Pour Lazare Mpangai, bendskineur à l’hôpital général de Ngousso, « le choix de garer ma moto dans une garderie est dû au fait que, là où je vis, il n’y a pas de parking et mon domicile n’est non plus spacieux ».

Si ces allégations s’avèrent fondées, l’on peut comprendre pourquoi les bendskineurs sont rencontrés partout dans le département du Mfoundi même dans des zones proscrites. L’activité de mototaxi est régie dans la ville de Yaoundé par l’arrêté conjointement signé en 2012 par le préfet du Mfoundi et le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, limitant les zones d’accès des mototaxis dans la ville ; mais aussi par décision du 12 novembre 2019 à travers laquelle le gouverneur de la région du Centre interdisait l’accès des mototaxis au centre urbain de Yaoundé.

Des lois qui ne sont pas respectées par ces conducteurs de mototaxis tout simplement parce que disent-ils, les zones périphériques sont saturées par le nombre impressionnant des mototaxis. Résultats des courses, les bendskineurs sont attirés par le centre-ville. Au regard de cette situation, l’on peut estimer que 80% des personnes qui sollicitent les services des garderies sont les conducteurs de mototaxi. Une demande croissante qui incite les opérateurs économiques à investir dans ce secteur qui se présente comme générateur de profit..

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