Election présidentielle:La lourde responsabilité des intellectuels et leaders d’opinion africains
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Il y a certes la citoyenneté générale, les devoirs et les responsabilités de chacun de nous dans ce qu’il est, représente, sait, veut et peut faire, mais il y a et ce entièrement à part, la responsabilité, la lourde et même très lourde responsabilité des intellectuels et des leaders d’opinion. Ce sont eux, des gens bien à part, parce qu’ils remplissent une fonction sociale d’éclairage, d’animation et d’orientation. Ils n’ont pas le droit, ils n’ont aucune excuse, quand se crée ou s’annoncent des catastrophes voire des dérives dangereuses, des garder le silence. L’histoire ne leur pardonnera jamais, et ne sera que plus sévère le temps du jugement venu.

NOUS DEVONS SOUTENIR ET DEFENDRE MOISE KATOUMBI PARCE QUE C’EST DORENAVANT UN DEVOIR

Que ceux qui veulent jouer aux ignorants ou aux aveugles le fassent, et que ceux qui se proclament sourds, muets et loin de toute mémoire historique se positionnent, en attendant les rappels accusateurs que la postérité leur opposera.

Depuis l’arrivée de Konan Bédié au pouvoir jusqu’au départ de Laurent Gbagbo en 2011, la Côte d’Ivoire aura vécu une des pires manifestations d’ostracisme et de crime identitaires, après les propagandes nazies. On avait inventé, consacré, institutionnalisé et sacralisé la notion abjecte d’ivoirité. Les auteurs, artisans et promoteurs du discours de la haine et de l’apartheid qui en résultait, ne se cachaient pas et n’avaient pas froid aux yeux. Une cellule spéciale avait été montée à la présidence sous Bédié spécialement pour travailler sur cette ignominie et financer des opérations criminelles pour sa promotion. Sous Gbagbo, c’était encore plus clair : Pas de Dioula et pas de Ouattara, traités d’étrangers.

La suite, tout le monde le sait : la guerre ; des assassinats ; des disparitions ; des exils ; des coups tordus de toute nature, et un pays écartelé, fracturé, brisé dans son élan et traumatisé à jamais. Les stigmates persistent tout comme de nouveaux dangers, parce que des salauds avaient planifié la bêtise et étaient passés à l’action, simplement pour conserver le pouvoir.

Nous revoici, en RD Congo, et cette fois, c’est un certain Moise Katumbi, homme d’affaires tonitruant et ambitieux, avec des moyens colossaux. Le président en poste, déjà considéré comme le produit d’une terrible trahison et d’accords secrets mafieux, est clairement dépassé et battu d’avance au regard du déroulement de la campagne ainsi que des ralliements des autres candidats qui grossissent ses rangs au fur et à mesure que l’échéance approche.

Du coup, son très excellence Tshisekedi qui ne doit rien à lui-même ni par lui-même et doit tout à son papa qui ne fut autre que le ministre de l’intérieur de Mobutu qui contribua à assassiner Lumumba, a perdu le nord et ne compte plus que sur d’éventuelles violences des lendemains d’élections pour garder le pouvoir. Retranché derrière sa garde prétorienne étrangère, il croit dur comme fer, que quoi qu’il advienne, il ne cédera pas. On se souvient du slogan du camp de Gbagbo, repris et popularisé par son pion Blé Goudé : « Si on gagne on a gagné, et si on perd on a toujours gagné ».  Le parallèle est total, saisissant, troublant et annonce les mêmes dangers.

Nous devons conjurer le danger dès maintenant. Il faut soutenir absolument Moise Katumbi. C’est un devoir. Pour son programme, ses autres ambitions ainsi que ses compagnons internes et externes, on verra après./.

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