Réforme du système électoral : Maurice Kamto maintient la pression
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« Mais trop c’est trop ! Si, comme à son habitude, ce régime choisit la confrontation et convoque le corps électoral, même pour les élections régionales, sans avoir, au préalable, créé les conditions du retour à la paix dans le NoSo et procédé à une réforme consensuelle et effective du système électoral, il aura la réplique du peuple ».

Dans une nouvelle sortie, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) demande « au peuple camerounais de rester mobilisé, vigilant, et surtout de se tenir prêt », et l’invite « à s’approprier de façon républicaine mais avec une détermination sans précédent dans notre pays le slogan suivant : « Zéro élection sans la fin de la guerre civile au NoSo et la réforme consensuelle et effective du système électoral ! ».

Alors que pour beaucoup les récentes mises en garde de Maurice Kamto prêtent à équivoque, le candidat officiellement classé deuxième à la présidentielle d’octobre 2018 mais qui continue de contester la victoire de Paul Biya tient à ce qu’il soit clair dans les esprits des uns et des autres : « le Mrc n’appelle pas à un coup d’Etat ni à une insurrection armée, car il ne demande pas que qui que ce soit lui offre le pouvoir. Il appelle à la lutte politique consciente des Camerounais pour la libération de notre peuple ».

Le leader du Mrc et son parti, convaincus de ce qu’ils ont prêché la paix, le dialogue et la recherche du compromis dans le désert, disent prendre à témoins le peuple camerounais et la communauté internationale de tous leurs efforts en vue d’une dévolution démocratique du pouvoir et du retour de la paix au Cameroun.

« Cette lutte politique qui a été repoussée jusqu’ici doit donc avoir lieu si le régime nous l’impose. A quoi sert-il de laisser perdurer la farce des élections aux résultats connus, qui n’amusent personne, et dont on sait très bien qu’elles ne règleront aucune des crises multiformes qui frappent si durement notre pays ? » s’interroge-t-il.

Dans la lutte politique « décisive pour la nation qui se profile à l’horizon », avise Maurice Kamto, les éléments des forces de sécurité et de défense, les magistrats et même les fonctionnaires de l’Administration territoriale « devront choisir entre assurer la défense de l’Etat de droit et de la démocratie, des droits humains fondamentaux et des libertés publiques prévues par la loi, ou être des instruments de la dictature qui écrase notre peuple ».

Il les prévient qu’ils seront tenus pour responsables de tous les incidents et violences qui pourront survenir, « si malgré cette mise en garde, le régime forçait l’organisation de quelque élection sans satisfaire aux deux exigences rappelées ci-dessus », à savoir le retour effectif de la paix dans la partie anglophone du Cameroun et une réforme consensuelle du système électoral. Il en appelle donc à la « responsabilité individuelle républicaine » de ces fonctionnaires, « dont la plupart ont, jusqu’à présent, donné à croire qu’ils protègent le pouvoir de Monsieur Paul Biya contre le peuple ».

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