Cabral Libii : Nous sommes pour la plurinationalité
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Le président du Pcrn se projette, en tant qu’élu, sur les activités du parti dans les mois à venir.

Vous avez souhaité échanger avec la presse le 16 juillet dernier. Quel en était l’objet ?
Nous avons sollicité cette rencontre avec la presse pour partager avec l’opinion, au travers de cette presse, ce que nous avons fait jusqu’ici. Donc les députés vous ont dit quel est le travail qu’ils ont effectué à l’Assemblée nationale, ce que la presse sait déjà grosso modo, mais également ce qu’ils ont fait en back-office. Par exemple dans les commissions, les propositions qui ont été faites parfois très innovantes, les échanges qui ont eu lieu dans les commissions et dont le rendu n’est pas toujours communiqué à la presse. Et d’ailleurs je pense qu’à l’avenir, nous nous battrons pour que les rapports de commission parviennent également à la presse.

Les députés vous ont dit également ce qu’ils ont fait sur le terrain, ce qu’ils ont fait avec un certain nombre d’administrations qui permettent que des choses soient faites sur le terrain. Vous avez également écouté les maires Pcrn qui ont partagé avec la presse les difficultés qui sont les leurs sur le terrain, l’état des lieux des communes qu’ils ont hérité après les élections, mais également ce qu’ils ont tous eu à entreprendre. On a appris du maire Serge Alexis Lombat de la commune de Nkonjock par exemple que pour une fois depuis des décennies, pendant la saison pluvieuse, Nkonjock peut être relié à Bafang grâce à un travail qui a été fait et que beaucoup n’avaient pas pu faire avant.

Le mot est simple. C’est que nous voulons rassurer ceux qui nous ont fait confiance, mais nous sommes cinq députés, sept maires. Pour un premier temps, pour une première participation à une élection, nous voulons rassurer le peuple de ce que les engagements que nous avons pris, nous allons les tenir. C’est encore l’occasion pour ceux qui commencent à nous dire par exemple à l’assemblée : «camer.be vous n’êtes que cinq et vous ne changez pas les choses. » J’ai envie de leur dire que vous voyez donc que si on avait été plusieurs, si ont avait été majoritaire, peut-être que nous aurions pu changer les choses. Mais comme je vous l’avais dit pendant la campagne, à défaut d’avoir l’avantage u nombre à l’Assemblée nationale, nous nous battrons autant que faire se peut pour avoir l’avantage et la pertinence pour que nous puissions prendre l’opinion à témoin.

Il y a une campagne perpétuelle pour dire à ce peuple que « nous méritons que vous nous fassiez confiance afin qu’un jour nous puissions diriger le Cameroun. Mais comme le dit la parole divine, nous voulons déjà nous montrer digne de la ‘‘petite’’ responsabilité que nous avons reçue. Je le dis déjà pour que plus tard, le peuple puisse davantage nous faire confiance et que nous obtenions plus de postes électifs et que nous puissions travailler à implémenter le projet de société qui est le nôtre et que nous résumons en ce Cameroun qui protège et libère les énergies.

Le Pcrn n’a pas fait de propositions de loi au cours de la dernière session. Vous n’aviez rien à dire ?
Le Pcrn n’a pas fait de propositions de loi pendant cette session. J’en convient. Mais je peux vous garantir qu’après la session consacrée au budget, c’est-à-dire celle de novembre, que dès la session de mars 2021, le Pcrn brillera par des propositions de loi.

Le réseau des parlementaires pour la diaspora a été particulièrement actif pendant la session de juin. Qu’elle est votre position sur la double nationalité ?
Notre position à ce sujet est bien claire. Le texte de 1968 est suranné, il est devenu obsolète. Il faut le réviser, non pas seulement pour la double nationalité, car nous au Pcrn nous sommes pour la plurinationalité pour des raisons évidentes. La loi de 1968 qu’il faut réviser est née dans un contexte où il fallait trouver une jonction entre la nationality act de 1948, qui régissait le Cameroun occidental, et l’ordonnance de 1959 qui régissait le Cameroun oriental. Et puis de toute façon, un an plus tôt, il y avait le décret du parti unique. Donc il fallait, dans un contexte de réunification, une fongibilité du régime juridique de la nationalité. Il y a longtemps maintenant 1968. Les mêmes nous disent qu’il y a environ cinq millions de Camerounais à l’étranger, c’est-à-dire le 1/5 de la population générale du pays.

Cette population à l’extérieur qui brille par son intellect, par son dynamisme, par ses innovations, etc. Mais il est temps que pendant que nous voulons qu’ils reviennent investir, que nous acceptions aussi qu’eux-mêmes puissent revenir s’établir au Cameroun en jouissant pleinement des droits qui sont les leurs. Alors si on peut, parce qu’on veut que des Camerounais qui sont de brillants footballeurs, basketteurs, volleyeurs, etc., se mettent au service du Cameroun, fabriquer des passeports dans la nuit pour souscrire aux exigences des organisations qui organisent ces compétitions-là, pourquoi on ne le ferait pas pour tous les autres Camerounais qui veulent tout simplement jouir de ce qu’ils n’ont jamais cessé d’être, c’est-à-dire Camerounais ?

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