CORONAVIRUS: AU KENYA 4000 ADOLESCENTES ENCEINTES APRES LA FERMETURE DES ECOLES
CORONAVIRUS: AU KENYA 4000 ADOLESCENTES ENCEINTES APRES LA FERMETURE DES ECOLES
 
KENYA :: SOCIETE CORONAVIRUS: AU KENYA 4000 ADOLESCENTES ENCEINTES APRES LA FERMETURE DES ECOLES
  • griote.tv : Rachèle KANOU
  • jeudi 25 juin 2020 02:13:00
  • 1429

CORONAVIRUS: AU KENYA 4000 ADOLESCENTES ENCEINTES APRES LA FERMETURE DES ECOLES

Les grossesses des adolescentes se sont multipliées pendant le confinement.

Plus de 4000 adolescentes portent des grossesses depuis le début de cette année 2020.

Selon le ministère de la santé Kenyan, après la fermeture des écoles à la mi-mars à cause du coronavirus, 3 963 jeunes filles de 19 ans sont tombées enceintes. La tête du peloton étant occupée par le comté du Machakos, situé dans le nord-ouest du Kenya. On dénombre également 200 adolescentes de 14 ans ou moins, qui sont enceintes.

Les autorités kényanes affirment que dans de nombreux cas, les parents de ces jeunes filles mineures sont pointés du doigt. Ils n’auraient pas beaucoup veillé sur leurs enfants. Et ces données semblent être en deçà du nombre exact de grossesses d’adolescentes, souvent sous- déclarées.

Les dirigeants politiques de plusieurs des 47 comtés du Kenya ont demandé au gouvernement d’enquêter sur ce taux élevé de grossesses chez les jeunes filles. Les auteurs des grossesses s’exposent à des poursuites judiciaires.

Le Kenya a l’un des taux de grossesse chez les adolescentes les plus élevés au monde, avec 82 naissances sur 1 000. Les adolescentes au Kenya représentent environ un cinquième de la population féminine de plus de 26 millions, et environ 14% de toutes les naissances, selon la plus récente enquête démographique et sanitaire du Kenya.

Les statistiques du Guttmacher Institute, une organisation de recherche mondiale de premier plan, montrent que 63 pour cent des grossesses chez les adolescentes au Kenya sont involontaires et 35% de ces grossesses non désirées sont interrompues.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les mères adolescentes courent des risques plus élevés d’éclampsie, d’infection utérine et d’infections systémiques, que les femmes âgées de 20 à 24 ans. Les bébés de mères adolescentes courent des risques plus élevés de faible poids à la naissance, d’accouchement prématuré et de conditions néonatales graves.

25juin
Lire aussi dans la rubrique SOCIETE
Vidéo