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  • http://newsdembeng.canalblog.com/ : Cathy Yogo en France
  • mercredi 25 mars 2020 15:33:00
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La star mondiale Manu Dibango est d’abord un Calaisien. Le saxophoniste est l’une des fiertés de cette commune française située dans le département de la Sarthe. Presque tous les 3 236 habitants de cette ville française le connaissent. Jeunes comme vieux, certains Calaisiens reprennent les refrains des chansons de Manu, "soir au village", "Soma Loba"... Il y en a même qui s’essayent en certaines langues dialectes du Cameroun.

Un échange culturel rendu possible grâce au Festival Soir au Village insufflé par Manu Dibango en 1997. «Ce festival était une sorte de reproduction des soirées africaines autour du feu. Ce grand rendez-vous culturel qui a duré une quinzaine d’années plaisait beaucoup. A travers lui, Manu a apporté beaucoup de couleur à la ville en accueillant des groupes et des chanteurs aux sonorités différentes. C’était également une aubaine pour les jeunes artistes locaux de débuter sur scène, sous l’œil bienveillant de Manu», se rappelle Michel Letellier, ancien maire de Saint-Calais. L’élu que nous avons joint au téléphone salue la mémoire d’un grand ami. Un homme bien.

Le saxophoniste entretenait des liens très forts avec Saint-Calais. A la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) qui porte son nom depuis une vingtaine d’années, on pleure. « La légendaire bonne humeur, qui leur manque déjà», selon Emmanuel Boulestreau, bénévole à la MJC. Surtout que Manu ne sera pas présent au 50ème anniversaire de cet espace de culture.

En 2016, soixante-sept ans plus tard, Manu Dibango revient à Jules-Ferry, le collège de son enfance, inaugurer la salle qui porte désormais son nom. Par amour, il offre ce qu’il a de plus cher: son premier saxo.

Aujourd’hui, ce vestige de couleur noire et or orne non seulement la salle, mais aussi les cœurs des Calaisiens. Un signe d’attachement à cette ville où il a déposé ses valises à 15 ans avec dans sa valise des kilos de café pour subvenir à ses besoins. Pourtant, Manu n’en aura pas vraiment besoin car la solidarité des Salaisiens s’organise très vite aux côtés du seul Noir du village. A vrai dire, il était difficile d’être indifférent à cette boule de joie de vivre. Un bonhomme attachant. « Si jamais je l’avais à nouveau devant moi je lui dirais, Manu surtout ne change pas. Restes toujours joyeux, aimant et humble », dit Michel Letellier, qui a encore du mal à réaliser la disparition de son ami.

Hélas, Manu ne reviendra plus. Il joue désormais son sax au Paradis avec les anges. « Manu Dibango c’était un enfant de Saint-Calais. Sa disparition nous attriste. Nous attendons la fin de cette épidémie pour lui rendre un vibrant hommage », promet Léonard Gaschet, l’actuel maire de la ville.

Credit photo: Marlène Rioton, Maire adj de Saint-Calais, en charge de la culture

25mars
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