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© Mutations : Perrine Masso
- 15 Nov 2018 16:00:00
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Santé de reproduction : Le taux de fécondité toujours élevé en Afrique :: AFRICA
Des pratiques coutumières telles que le mariage forcé et l’analphabétisation de la jeune fille citées pour causes.
Le problème de la procréation est une question importante lorsqu’il faut planifier les ressources dont dispose un Etat (écoles, hôpitaux, emplois etc…). Un surplus de la population rend inadéquates les répartitions et contribue inéluctablement à appauvrir le pays. C’est dans cette logique que s’est inscrite la cérémonie de lancement du rapport sur l’état de la population 2018 au Cameroun le 13 novembre dernier. Publié sur le thème:
«le pouvoir du choix : les droits reproductifs et la transition démographique », ledit document, conçu par le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), est une autre invite au planning familiale. Il soutient que la composition d’une famille est intimement liée aux droits de la reproduction, lesquels dépendent en retour d’autres droits, notamment les droits à la santé, à l’éducation et à l’emploi.
Selon une étude réalisée par l’Unfpa, le taux de fécondité est en baisse dans les pays développés tandis qu’en Afrique elle stagne, avec plus de quatre enfants par foyer. Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) chargé de la planification ira plus loin en relevant qu’en zone rurale, le taux de fécondité va au-delà de six enfants par famille. Plusieurs facteurs en sont responsables à en croire le ministre. Certaines pratiques coutumières telles que le mariage forcé, l’analphabétisation de la jeune fille sont les principaux pointés du doigt.
D’après Siti Batoule Ousseim, représentante de l’Unfpa, seuls les partenaires ont le droit de choisir à quel moment ils souhaitent constituer leurs familles, le nombre d’enfants qu’ils souhaitent avoir et la fréquence de leurs procréations. Ils ne doivent selon elle, subir aucune pression venant de quiconque. « Il faudrait que ceux qui vont prendre la décision de procréer dorénavant le fasse en toute souveraineté. Mais avant, ils doivent s’assurer d’avoir les moyens nécessaires pour accompagner leur choix», ajoute Paul Tasong.
Au terme de cette cérémonie, plusieurs recommandations ont été formulées dans l’objectif d’élargir les choix de la population en matière de reproduction. Il s’agit notamment de privilégier l’accès universel à des soins de santé de reproduction de qualité, et à des contraceptifs modernes. A celles-ci s’ajoute l’amélioration de l’éducation en dispensant surtout une éducation à la sexualité adaptée à l’âge des élèves.
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