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Soudan : La Commission nationale des droits de l'homme accuse les membres du Gouvernement :: SUDAN
SOUDAN :: SOCIETE Soudan : La Commission nationale des droits de l'homme accuse les membres du Gouvernement :: SUDAN
  • Camer.be : Guy Nfondop
  • mercredi 17 octobre 2018 13:18:00
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Soudan : La Commission nationale des droits de l'homme accuse les membres du Gouvernement :: SUDAN

Le chef de la Commission nationale des droits de l’homme du Soudan (HCDH), a affirmé, samedi, que l’organisation faisait face aux violations des droits de l’homme commises par certains membres de l’équipe gouvernementale en charge de la sécurité et de l’armée. Iman Fatah al-Rahman Salem s’est exprimé plusieurs jours après une sortie des Forces d’appui rapide (RSF), réfusant toute implication de ses troupes dans une attaque contre les civiles.

Pour Iman Fatah al-Rahman Salem, Il y a eu des violations des droits de l’homme commises par certains membres des institutions en charge du respect de la loi dans le pays. Lors d’une interview accordée à l’agence nationale d’information du Soudan, le chef du HCDH affirme qu’il y a eu dans le pays des violations graves des droits de l’homme qui pourraient ternir l’image, et « saboter les efforts des institutions en charges du respect des droits comme le Ministère de l’Intérieur, la sûreté nationale et bien d’autres institutions », a-t-il ajouté. M. Salem précise que ces violations ont mis en lumière la nécessité d’une amélioration de la situation des droits de l’homme dans le pays.

Récemment, des jeunes hommes ont été attaqués par des éléments armés, présentés comme appartenant aux RSFs, dans l’Etat de Khartoum. Des activistes ont diffusé des photos et vidéos où des hommes en armes frappaient des jeunes et coupaient leurs cheveux. Mais lors d’un show télévisé le 9 octobre, Mohamed Hamdan Daglo (aka Hametti), le commandant des RSFs a accusé des circuits gouvernementaux d’avoir ciblé ses éléments.

Le chef du HCDH a souligné la nécessité d’une discussion avec les différentes agences en charge de sa sureté et du respect des lois, pour une amélioration du respect des droits de l’homme. « Ceci nécessite la mise en place d’un partenariat entre les agences en charge du respect des lois et les institutions internationales. Le but étant de former et sensibiliser aux droits de l’Homme, dans l’optique de mieux contrôler leurs personnels », a-t-il proposé.

Il est à noter que les membres de la Commission nationale des droits de l’homme ont du mal à voir leurs recommandations exécutées par le gouvernement, pourtant ils sont également nommés par le chef de l’Etat.

17oct.
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