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  • Le Jour : Charles Mahop
  • vendredi 07 septembre 2018 11:00:00
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CAMEROUN :: Les populations bloquent la route :: CAMEROON

Elles ont manifesté leur mécontentement hier pour exiger le retour de l’énergie électrique. Cela fait trois mois que La ville est dans le noir.

La route nationale N° 10 située sur le corridor Douala – Ndjamena est restée couper toute la journée du mercredi 05 septembre 2018 au niveau de Dimako. Il était pratiquement impossible d’entrer ni de sortir du chef-lieu de l’arrondissement de Dimako. Les populations sont descendues dans la rue et ont bloqué la route avec des arbres coupés, des pneus usés, des morceaux de bois et plusieurs autres objets encombrants.

Les manifestants exprimaient ainsi leur colère suite à l’absence de l’électricité : « Nous voulons seulement le courant électrique, nous n’avons pas d’autres revendications, donnez-nous le courant » martèle avec colère le jeune Philémon. En effet, depuis plus de dix ans la ville de Dimako baigne dans une obscurité totale, en 2015 un effort a été fait pour ravitailler cette localité en énergie, mais des multiples délestages enregistrés au quotidien ne permettent pas aux populations de mener leurs activités. Mais depuis plus de trois mois Dimako est à nouveau tombé dans l’obscurité totale : « On ne peut plus continuer à vivre dans ces conditions, il faut que les choses changent, nous voulons avoir de l’électricité comme toutes les autres villes du Cameroun » souhaite Martial Ndoubea.

Après plusieurs préavis de grève, les populations sont passées à l’action. Hier, les véhicules de tout calibre sont restés stationner sur la chaussée sur plus de 25 km entre Bertoua et Dimako. Et sur 54 km entre Dimako – Abong Mbang camer.be. Les boutiques sont restées fermées ainsi que tous les services publics et para publics. La circulation et autres activités ont été paralysées, la ville est restée sous le contrôle des populations malgré la présence d’un imposant dispositif des forces de sécurité qui sont restées inactifs face à la détermination des grévistes. « Nous n’allons pas quitter d’ici si l’énergie électriqsue n’est pas rétablie dans la ville de Dimako », déclare Claude Abate.

« Nous sommes là juste pour éviter qu’il y ait des débordements, mais il a fallu reconnaitre que ces populations souffrent énormément du fait qu’elles n’ont pas d’énergie, nous- même nous en sommes victimes, et c’est difficile de vivre ici » confesse un policier qui requiert l’anonymat. Du côté de l’entreprise en charge de la distribution et la commercialisation de l’énergie électrique, la responsabilité de cette situation est mise à l’actif de l’incivisme des populations riveraines : « C’est un individu qui a coupé un arbre, et au moment de sa chute l’arbre a détruit le câble d’alimentation de Dimako et de tout le Haut Nyong » explique séraphin Ngongang le directeur régional d’Eneo pour l’Est. L'information claire et nette. Le technicien ajoute par la suite : « nous avons un partenariat avec les chefs de villages pour qu’ils nous signalent toujours tout accident sur le réseau afin que nos équipes d’intervention puissent se déployer rapidement sur le terrain. Franchement on ne devait pas arriver à ce genre de scenario » déplore séraphin Ngongang.

Après diagnostic les techniciens d’Eneo se sont mis à l’oeuvre : « Nos équipes sont déjà à pieds d’oeuvre et dans une ou deux heures la situation sera remédiée » a rassuré le Directeur régional. Et au moment où le reporter quittait sur les lieux, la ville de Dimako était ravitaillée en courant électrique, et la voie a été libérée par les grévistes, synonyme de la reprise normale du trafic routier. Malgré le rétablissement de la lumière à Dimako, la région de l’Est est loin de sortir de l’auberge car plusieurs localités de cette région baignent encore dans le noir faute d’énergie électrique. En juillet dernier, les populations de la ville de Bertoua avaient également coupé la circulation pour exiger le retour de l’énergie électrique.

07sept.
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