Les « grands » coups fumants du PMUC  en 2015
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CAMEROUN :: Les « grands » coups fumants du PMUC en 2015 :: CAMEROON

50 millions comme effort de guerre aux forces de Défense, trois millions aux pensionnaires du pénitencier de New-Bell, 500 mille par-ci, par-là, la société nationale des courses avait une cagnotte sociale pleine à craquer en 2015. On se demande si ce n’est que pour si peu qu’on en met plein la vue aux Camerounais.

Pour l’année 2015, le PMUC  a simplement mis les petits plats dans les grands. En tout et calculette en main, ce sont un peu moins que 70 millions de dépensé cette année, pour ce qu’ils appellent là-bas la « carte sociale » de la compagnie. Qu’est-ce qu’on retrouve dans cette « carte sociale » ? On parle de 45 ou cinquante millions aboulés à la caisse de l’effort de guerre au ministre de l’administration territoriale et de la Décentralisation, René Emmanuel Sadi. Ministre pour ministre, on aurait plutôt pensé au ministre de la Défense de l’époque, qui n’était surtout pas homme à faire des déplacements pour des peccadilles. À l’arrivée, on ne saura pas si l’argent est vraiment arrivé à destination.

pour le reste, on a eu droit, en plus de ces cinquante millions, à quelques menus fretins reversés chichement à telle ou telle œuvre sociale et l’annonce d’un accord pour 1,8 million de francs annuels, des secours comme de bien entendu au tour du Cameroun ou encore à trois millions de francs versés aux prisonniers de new-Bell à Douala. Trois millions ? On sait par ailleurs que tout ce beau monde dans les multiples quartiers du « Ngata » à Douala avoisine plus de 4 mille hommes et femmes. Faites le rapport, chacun devra se contenter de moins de mille francs gracieusement offerts par la société des courses. Les mauvaises langues disent par ailleurs que la première dame est associée aux Corses dans l’aventure des courses hippiques, ce qui explique par ailleurs les prodigalités des patrons successifs corses envers les différentes fondations de Chantal Biya. Ce qui est faux selon de bonnes sources. Cette dame qui a un cœur à la main ne peut cautionner des dérives que l’on constate dans les redistributions chiches appliquées par cette société.

DEUX PLEINES  PAGES RIEN QUE POUR ça ?

Tout est ainsi bien fait. Pour l’annonce sous forme de publi-reportage dans les colonnes de Cameroon Tribune, on a fait appel à l’ingéniosité laborieuse des monteurs. Une mise en page verticale pour les deux pages, une carte du Cameroun au beau milieu, et une galerie de photos chocs qui ont rythmé l’année. Du beau travail. Et en quadrichromie, s’il vous plaît ! Le coût de la facture pour un tel travail ? Beaucoup plus que les trois millions qu’on donne à bouffer aux amis de new-Bell, quand on connaît la rigueur qu’on y met dans les prix dans le quotidien de la rue de l’aéroport.

Ne vous en faîtes surtout pas, ce sera à la santé de la société des courses de chevaux qui, depuis une saison, fait de plus en plus de millionnaires, qu’on n’a jamais vus au quartier. Tandis que les « malheureux gagnants », par contre, se comptent à tous les coins de rue. On a une pensé pour ce gagnant de Douala qui n’empochera jamais ses 70 millions annoncés, sous prétexte que « son » ticket est arrivé en retard. Par la faute de qui ? Pas par la sienne en tout cas. Il devra trouver ailleurs des billes pour payer avocats qui n’osent surtout pas prendre le dossier : en face, ils auront le bâtonnier Jackson Ngnié Kamga, qui est par ailleurs grassement payé pour faire la terreur pour le compte des Corses. N’allez surtout pas interroger les Corses du PMUC  ou même chercher à savoir ce qui est fait de l’argent ramassé au Cameroun. La moitié des cagnottes va dans les poches. Encore que, toutes proportions gardées, on ne parle que de la moitié de la cagnotte.

C’est entendu hors fonds de roulement. En un mot comme en cent, les frais de personnel et autres sont déjà payés par l’argent des paris, tandis que le PMUC  se sucre ailleurs sur les mêmes deniers pour lesquels les parieurs sont mis à contribution à la hussarde. Pour les saigner davantage, on a négocié en catimini un avenant au premier contrat. Moyennant quoi, la société des courses peut aussi organiser des paris sur des matchs de football. Ce n’est pas encore la grosse poussée de fièvre, mais ce n’est pas loin, même lorsque Samuel Eto’o n’est pas loin d’accrocher ses godasses. Mais le tour promet lorsqu’on est dans un pays de « footeux » droit dans ses godasses. Avec insistance, on tient à nous mettre plein la vue de tous ces fonds mis en place par le PMUC  et quoi vont aider les employés, soit à être plus solidaires, soit à accéder au logement en tant que propriétaires, soit alors à lancer au Cameroun un élevage de chevaux de course… a aucun moment, on ne nous dit le montant investi dans tous ces fonds.

Circulez, il n’y a rien à voir. la promesse d’un élevage pour chevaux de courses avait pourtant été faite il y a plus de quinze ans par André Giacomoni en personne, lequel avait usé d’astuces de derrière les fagots pour se faire recevoir en grandes pompes par le lamido de Garoua, en zone réputée musulmane, pour faire passer la pilule du jeu de hasard, au nez et à la barbe des Aqmi et de tous les croisé d’Allah dans le coin. On a compris pourquoi il aura fallu faire le geste qui sauve dans le septentrion. Élevage de chevaux de course ? Ce n’est en tout cas pas au Cameroun qu’on verra naître au Cameroun un élevage de pouliches ou de juments capable de tenir la dragée haute aux étalons qui prennent le départ d’une course à Vincennes ou à Longchamp.

38 MILLIONS PAR AN POUR UN IMMEUBLE flambant Neuf !

Si la convention de l’immeuble PMUC  avait été passée en 2015, on aurait eu droit une fois encore à deux ou quatre belles pages de publireportages dans les journaux. Qui a construit l’immeuble ? C’est sans aucun doute encore l’argent des Camerounais. pris à parti par des citoyens qui en étaient à ne pas comprendre qu’une entreprise de jeux de hasard en soit à cohabiter avec l’archevêché de Douala, la capitale économique, le Cardinal Christian Tumi s’est fendu d’une belle réponse, après avoir pris de longs jours d’inspiration : « l’une des clauses du contrat stipule que le PMUC  verse à l’archidiocèse chaque année la somme de 38 millions de francs. Au terme de soixante ans, le bâtiment revient à l’archidiocèse qui en disposera à sa convenance.

Est-ce que ce n’est pas ça une bonne affaire ? 1 » le deal est même inespéré quand on sait que ce terrain de l’archidiocèse a été acquis à titre gracieux des populations autochtones qui rêvaient encore de la vie au ciel. Comme on rêve de devenir riche avec le PMUC. Mais, au fond, que représentent 38 millions par an, même sur une période de 60 ans ? À peine 2,28 milliards. Une broutille, surtout qu’on sait qu’un terrain tout à côté avait été proposé à la vente à un million le mètre carré ! Les experts du PMUC  ont tout calculé. Les 38 millions sur l’année, soit 3,1 millions par mois, c’est une broutille. Pendant ce temps, le PMUC  engrange ses loyers mensuels, au moins cinq fois ce qu’on verse à l’église catholique. Dans ce même immeuble, on retrouve la Camair-Co, qui paye tous les mois 17 millions.

On retrouve dans le même immeuble des enseignes de banques comme Ecobank, et des adresses comme Bolloré Logistics, et quelques autres encore. A tout bien prendre, le PMUC  empoche au moins dix fois ce qu’elle reverse à l’église et continuera à le faire pour les prochaines soixante années. Parlez-nous d’une bonne affaire. Ce sera sans compter les loyers personnels que la société des courses ne paye plus. C’est l’art du gros malin qui ne se laisse jamais prendre au jeu : gagnant quel que soit le perdant. Du coup, on a compris. Si avec tout l’argent pris aux Camerounais, la société des courses hippiques et des paris footballistiques n’aboule que 70 petits millions aux prisons et aux orphelinats, on devrait se poser la  question : de qui on se moque ? On a refusé de donner les soixante-dix millions honnêtement gagnés à un parieur réglo, mais on va consentir à faire des dons chiches dans des manœuvres humanitaires. On sait de qui on se moque : du Camerounais dont l’argent permet le train de vie au PMUC.

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