Odza : deux hommes arrêtés pour le viol d'une fillette de 5 ans
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À Yaoundé, dans le quartier d'Odza, deux hommes ont été interpellés pour l'agression sexuelle d'une fillette de 5 ans, attirée avec des biscuits, du yaourt et des bonbons – un drame qui ravive la colère d'une société camerounaise exaspérée par la recrudescence des violences faites aux enfants.

L'INNOCENCE VOLÉE

Elle avait 5 ans. Elle jouait. Elle souriait. Elle faisait confiance.

Comme tous les enfants de son âge, elle croyait que les adultes étaient là pour la protéger.

Mais ce jour-là, deux hommes ont vu en elle une proie.

Des biscuits. Du yaourt. Des bonbons. Des friandises ordinaires. Des appâts.

Ils l'ont attirée. Ils l'ont emmenée dans une pièce. Ils ont brisé son innocence. Ils ont causé des blessures graves, physiques et psychologiques.

Aujourd'hui, l'enfant est à l'hôpital. Les deux suspects sont derrière les barreaux. Mais la question reste entière : comment un tel crime a-t-il pu se produire ?

L'affaire, qui s'est déroulée dans le quartier d'Odza à Yaoundé, a provoqué une onde de choc dans la capitale camerounaise. Elle s'ajoute à une longue liste de violences sexuelles commises sur des enfants, un fléau qui gangrène le pays.

Les faits : le stratagème des prédateurs

Selon des sources concordantes, deux hommes ont été arrêtés à Odza, un quartier de Yaoundé, pour l'agression sexuelle d'une fillette de 5 ans.

Le mode opératoire est glaçant de préparation et de perversité. Les suspects ont attiré l'enfant avec des biscuits, du yaourt et des bonbons – des friandises qui évoquent l'innocence de l'enfance, mais qui ont servi de piège.

Une fois l'enfant attirée, ils l'ont emmenée dans une pièce où ils l'ont agressée sexuellement.

L'agression a été d'une violence telle qu'elle a causé de graves blessures à l'enfant. Elle a dû être transportée d'urgence à l'hôpital, où elle reçoit actuellement des soins médicaux.

Une enquête en cours

Les deux suspects ont été interpellés par les forces de l'ordre. Ils sont actuellement en détention, en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Les autorités n'ont pas encore communiqué officiellement sur l'affaire. L'enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame et identifier d'éventuelles complicités.

Un contexte de violence endémique

L'affaire d'Odza n'est pas un cas isolé. Elle s'inscrit dans un contexte de violences sexuelles endémiques contre les enfants au Cameroun.

Des chiffres alarmants : selon une enquête MICS 5 réalisée en 2014, 31 % des femmes camerounaises subissent des violences physiques, et 14 % des violences sexuelles.

Des affaires récentes : en mai 2026, l'affaire « Joyce Nawal », une fillette de 3 ans violée dans une école d'Odza, a provoqué des manifestations et une onde de choc dans l'opinion publique. Des centaines de femmes ont manifesté pour réclamer justice. Le gouvernement a été contraint de réagir, avec des enquêtes administratives et des conférences de presse.

Une tragédie nationale : la recrudescence des cas de viols sur mineurs est qualifiée par certains observateurs de « tragédie nationale ».

La réaction de la société civile

Face à cette nouvelle affaire, la colère gronde. Les associations de défense des droits des enfants dénoncent l'impunité dont bénéficient trop souvent les auteurs de ces crimes.

« Ces crimes ne doivent pas rester impunis », martèlent les manifestants.

Des voix s'élèvent pour réclamer des peines plus sévères et une meilleure protection des enfants.

La réponse des autorités

Le gouvernement camerounais, sous la pression de l'opinion publique, a été contraint de réagir. Des conférences de presse conjointes ont été organisées pour faire face à la « montée vertigineuse » des féminicides, viols, infanticides et autres abus commis à l'encontre des enfants.

Le ministre de l'Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, a promis que « des responsables seront sévèrement punis selon les lois » et que des mesures allant jusqu'à la fermeture des établissements concernés pourraient être prises.

Mais pour beaucoup, les promesses ne suffisent plus. Il faut des actes.

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